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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak


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                                   IDRISS DEBY ITNO HUE A NEW YORK


 
Les images d’une impressionnante foule de noirs – et même de blancs - brandissant des pancartes sur la 1ère Avenue de la ville de New York, devant le siège des Nations Unies, ont fait le tour du monde et des blogs au cours de la dernière semaine du mois de Septembre. Comme on a pu le lire sur les pancartes, ce mouvement d’humeur et de protestation était dirigé contre le dictateur Tchadien Idriss Deby Itno qui, la veille, avait été reçu par Ban Ki Moon en personne. En réalité, cette manif devait se faire pendant l’audience, malheureusement, le sultan Tchadien – informé de ce qu’une marche était programmée - avait pris la poudre d’escampette plusieurs heures plus tôt.
 
Il faut dire que la nouvelle de l’arrivée à New York du potentat Tchadien n’était parvenue aux oreilles de la diaspora tchadienne et Africaine installée aux États unis que vers le 16 Septembre 2011, soit une semaine avant l’audience.
En fait, au moment où cette information faisait le tour des États Unis comme une trainée de poudre, une source sûre en poste à l’ambassade du Tchad auprès de l’ONU, apporta la précision que le tête à tête entre le No 1 des Nations Unies et le Sultan-Président des tropiques était programmé pour le 23 Septembre 2011.
C’est ainsi que germa, au sein de l’intelligentsia Africaine, la décision d’organiser une manifestation populaire destinée à étaler la détresse du peuple Tchadien sur la rue américaine, aux yeux du monde entier.
Pour ce faire, une demande d’autorisation à manifester fut déposée le 17 Septembre dans les services de la Police par un comité d’organisation monté à la hâte.
Selon la loi Américaine, une requête de cette nature doit être déposée au moins un mois avant le jour de la manifestation. Mais il faut dire que le comité d’organisation se montra tellement persuasif quant à l’urgence et la nécessité de la manifestation pendant que le dictateur nègre était à l’intérieur des Nations Unies, que les autorités Américaines l’autorisèrent finalement pour le 23 Septembre à 13h (heure locale).
L’autorisation à manifester obtenue, les organisateurs en expédièrent le communiqué, ipso facto, à tous les sites et blogs d’informations.
Malheureusement DEBY fut informé. Paniqué par la nouvelle, il s’arrangea à précipiter son entrevue et sa communication.
Conséquence : Tout son programme fut avancé de 24 heures, et sa rencontre avec Ban Ki Moon se déroula le 22 Septembre à la sauvette. Après quoi, le dictateur s’enfuit littéralement par la petite fenêtre, sans rencontrer un seul compatriote – comme il est d’usage – et s’en retourna au Tchad en ricanant certainement, convaincu d’avoir joué un sacré tour à tous ceux qui projetaient de faire du boucan sur la rue pendant son séjour américain.
Ignorant que leur plan avait été éventé, les organisateurs de la manifestation se réunirent au domicile de l’un des leurs, et consacrèrent toute la nuit du 22 au 23 Septembre – et jusqu’au matin - à confectionner et imprimer messages des pancartes et images.
 
Le 23 Septembre conformément à la stratégie arrêtée, dès 9h30, les manifestants commencèrent à affluer sur la 2ème avenue où deux brigades de la police New Yorkaise les attendaient avec pour consigne de les escorter jusqu’à la 1ère avenue au siège des Nations Unies.
De 10h à 11h30, le nombre de manifestants se mit à gonfler au vu des posters éloquents, des slogans scandés, des pancartes brandies et des banderoles portées à bout de bras ; car bon nombre d’autres frères africains – et même des hommes à la peau blanche - soucieux de la démocratie dans le monde, ont rejoint volontairement les rangs.
Mais dès 11h30, comme par magie, une forte pluie s’est abattue sur la ville ; malgré ce travers, les manifestants ne se sont pas découragés, déterminés à aller jusqu’au bout de la protestation et de l’indignation.
Selon l’un des manifestants, vers 12h20 Jean Ping serait arrivé au niveau de la foule où il a été reconnu.
L’occasion aura été trop belle pour certains des marcheurs de lui poser des questions à propos des conditions et de la suite de la disparition du Dr Ibni Oumar Saleh au Tchad. Il aurait pris la tangente sans tarder.
Idriss DEBY avait déjà quitté la ville et même les Etats Unis, mais les manifestants avaient marqué leur point. Autre consolation, et non des moindres : Plusieurs journalistes de la diaspora anglaise, américaine et arabe ont eu l’occasion d’interviewer les manifestants.
Cette manifestation d’envergure a pris fin vers 17h, comme prévu, et ses participants s’en sont retournés à leurs occupations avec le sentiment du devoir accompli, et bien accompli.
 
Gouyebbi Ezartou