Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

Le 19 Mai 2010

 

Mémorandum des Arabes Awlad Khider

De la Sous-préfecture de Ndjamena Fara

A

Monsieur le  Secrétaire Général du MPS

 

Monsieur le President,

Nous venons par le présent  mémorandum vous formuler en quelque pages les problèmes et humiliations que nous sommes entrain de vivre depuis le recensement général de la population et actuellement celui de la  CENI.

A Hadjer Lamis, dénoncé un abus administrative est toujours considérer comme un délit mais nous, en tant que Tchadien, libre et démocrates, nous vous exposons les troubles et délinquances administratives qui s’evit dans notre sous-préfecture depuis le recensement général de la Population jusqu'à nos jours.

Ces troubles sont causé par des responsables locaux, des esprits avides des grandeurs et des politiciens qui s’érigent en leader dans le Hadjer Lamis grâce a leurs argents et qui malgré nos appels envers les autorités locales , continuent a jouer leurs jeux de division et de déstabilisation contre nos communautés qui vivaient récemment dans la paix , l’harmonie  et la bonne voisinage.

En effet Monsieur le president, nos deux chefferies, a savoir la chefferie Arabe Awlad khider de Faya Al Goz, Dirigé par le Chekh Ali Seid  et celle de Ndjobdi , du Chekh Mahamat Bagacha  appartiennent  au jeune poste Administratif de Ndjamena-Fara depuis sa création jusqu'à son érection comme sous préfecture.

Trois sous-préfet se sont succédés a la tète de cette sous préfecture et nous somme administrés par eux, sans aucune problème de frontière, ni conflits. Les pièces administratives (anciennes carte d’électeurs, les actes de naissances …. Nous sont délivré par Ndjamena-Fara) attestent notre appartenance a la sous préfecture de Ndjamena-Fara.

Curieusement âpres la nomination de l’actuel sous-préfet de Ndjamena-Fara, Monsieur Yacoub Outhmane, nous constatons que les services administratives de la sous préfecture de Ndjamena-Fara ne s’occupe pas de l’encadrement administrative des villages de ces deux chefferies.

Nous sommes allez voir le sous-préfet et son staff administratif pour leurs demandé ce qui se passait on nous a répondu que dorénavant, nous allons être administré par la sous –préfecture de Mani qui es a 100 km de distance alors que Ndjamena-Fara n’est qu’a 25 km de nos villages.

En tant que citoyens et responsables traditionnelles, Nous ne sommes même pas consultés pour le rattachement de nos teroirs a la sous-préfecture de Mani.

Nous avions rejeté catégoriquement cette nouvelle et avions demandé au sous préfet de Ndjamena-Fara de nous montrer si sa décision faisait l’objet d’un décret présidentiel, d’un  arrêté du Ministère de  l’intérieure ou d’une décision du Gouvernorat de Hadjer Lamis.

Monsieur le President, permettez nous de vous dire qu’a ce jour aucun document (arrêté, décision ou décret) ne rattache nos villages et chefferies a la sous préfecture de Mani.

La dernière argument avancé par le sous – préfet est que nos chefferies, nos villages et nous même appartenons  dans le passé aux deux cantons , celle de Ndjobdi Hamadiyé de Allawane Doungous Atime et celle de Bout el fil de Ahmed Abdel Hadi. Apres la création  du Poste Administrative de Ndjamena-Fara, nos deux chefferies se sont retrouvés a l’autre coté des cantons cités c'est-à-dire la poste administrative de Ndjamena-Fara, jusqu'à l’érection de celui-ci en sous préfecture.

 

 

Monsieur le president,

 Ces actes sont animés et encouragé par des leaders et chefs  de canton suivant :  (Ahmed Abdelhadi du Canton Boutelfil, Djibrine Doungous Atime  du Canton Ndjobdi et Filédjé Mahamat Filédjé du Canton Hammadiyé).

Par la complicité de l’administration qui ferme ses oreilles a notre refus catégorique de faire partis de la sous – préfecture de Mani, ces chefs de cantons sont entrains de mobiliser et corrompre pour nous déstabiliser en semant des zizanies et conflits entre villages et de faire partie intégrante de leurs cantons, même par la force.

Nous croyons vivre dans un Etat de droit, de liberté et de démocratie totale. Notre communauté vie dans ses propres terres, hérité de nos aïeux, avec nos chefferies traditionnels.

Du Recensement Général de la Population

Monsieur le president, lors du recensement des habitants, nous avions demandé a nous faire recenser dans notre sous-préfecture, a Ndjamena-Fara, et ceci es mal tourné et une partie de la population n’a même pas vu un agent recenseur se présenter. Plusieurs de nos villages ne sont pas recenser. Les chefs de cantons cités ci hauts et leurs valets qui ont sillonnés nos villages pour interdire aux agents de la sous préfecture de Ndjamena Fara de nous recenser.

Beaucoups n’ont pas accepté de se faire recenser quand ils ont vu la campagne de déstabilisation et de division menée par ces derniers et quelques leaders de hadjer lamis sillonnant nos villages et fericks.

Actuellement, nous avions écrit noir sur blanc et remis a qui de droit notre volonté farouche volonté de se faire recenser a Ndjamena-Fara qui est sur nos terres et  a proximité de nos villages.

 

Du Recensement électorale

Monsieur le president, lors de la visite du nouveau préfet de Hadjer lamis, nous avions exposé le problème de notre appartenance a la sous préfecture de Ndjamena-Fara et le rejet d’une appartenance quelconque a la sous préfecture de Mani.

Le préfet nous a notifié devant toute les personnalités présentes que dorénavant chaque personne est libre de voir Ndjamena Fara ou Mani et que les autorités sous-préfectorales doivent respecter les anciennes limites de deux sous préfectures, limites administré par les trois anciens sous-préfets.

 Malgré cela, lors du début de recensement électorale, a notre grande surprise, les chefs de cantons (Allawane Filédjé, Allawane Ahmat Abdelhadi et Allawane Djibrine Doungous) ont sillonné nos villages avec leurs agents recenseurs pour obliger ou corrompre la population de se faire recenser dans leurs districts cantonale (de Mani). Nous avions rejeté leurs appels et avions demandé a la CENI de Ndjamena-Fara de nous faire recenser (cf.- spécimen de souche de recensement) en annexe.

Monsieur le president,

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) est la seule autorité responsable de l'ensemble des opérations de recensement électoral et des opérations relatives aux élections présidentielle, législatives, locales et au référendum. A ce titre, dans l'exercice des compétences que lui confèrent la Loi portant code électoral et la Loi qui l'institue, elle prend des décisions générales et individuelles. Ses décisions s'imposent à tous.

Curieusement, le Mardi 18 Mai 2010, dans l’après midi, le préfet de département de Hadjer Lamis à débarqué avec les responsables de la CENI de la sous préfecture de Mani dans notre localité, Faya Al Goz. Il nous a immédiatement  exiger ( a travers le Chekh Ali Seid ) de nous faire recenser et a donner l’ordre aux agents recenseurs de la sous-préfecture de Ndjamena-Fara de cesser leurs recensement.  Chekh Ali Seid lui  déclaré que si la liberté et la démocratie existe, nous seront recenser a Ndjamena-Fara mais pas a Mani. Nous lui avions rappelé ses propos tenus a Ndjamena Fara lors de sa visite disant qu’il n’existe pas des frontières propres et chaque sous préfecture doit travaillez et respecter son ancienne délimitation administrative. Dire que dans cette ancienne délimitation et jusqu’aujourd’hui nous appartenons a Ndjamena-Fara.

Le préfet de Hadjer Lamis, en voyant notre determination de se faire recenser a Ndjamena-Fara, nous a demander de choisir, d’un ton menaçante de se faire recenser a Mani ou pas du tout. Le refus de Mani est considérer selon lui comme un acte contre l’Etat, disait il a notre chekh traditionnel, Chekh Ali Seid.

Monsieur le President, à l’ère de la démocratie, notre citoyenneté, notre intégrité même est mis en cause puisque c’est le préfet qui nous donne l’ordre de se faire recenser  a Mani sans notre choix et opinion.

Nous avions déploré cette attitude très barbare et dictatoriale qui se vit dans notre département. Nous sommes toujours soumis aux humeurs des administrateurs et nous avions sentis ce jour que le recensement que l’on nous impose n’a rien de démocratique.

Nous pensons que Tout citoyen qui relève de l'autorité et de la protection d'un Etat jouit de certains droits appelés droits civiques.

Monsieur le President, selon l’article 17 de la constitution nationale,  La personne humaine est sacrée et inviolable. Tout individu a droit à la vie, à l’intégrité de sa personne, à la sécurité, à la liberté, à la protection de sa vie privée et de ses biens.

 

Si on nous force même dans nos propres opinions de devoir civique, nous pensons que nous ne sommes plus citoyens mais esclaves de ce pays car nous ne jouissons jamais de liberté d’exprimer librement notre  appartenances a  la sous-préfecture de Ndjamena-Fara, ni la liberté de vivre dans ce pays.

A Hadjer Lamis nos revendications des libertés et droit de vivre ont été toujours considérés comme des délits selon nos autorités administratives.

 Nous ne refusons pas ce droit civique, de se faire recenser, ni rebeller contre les institutions de l’Etat mais nous voulons la transparence et la liberté pour cet acte mais jamais dicté par une autorité administrative pour de raison inconnu.

Des documents telques  actes de naissances, récépissé de recensement en cours, les anciennes cartes électeurs et le résultat de l’ancienne élection présidentielle attestent que nos villages appartiennent a la sous- préfecture de  Ndjamena-Fara. Ces spécimens des documents sont joints en annexe du mémorandum.

Monsieur le President,

Nous refusons catégoriquement cette délinquance administrative contre notre personnalité, contre nos villages pour nous forcer a appartenir a la sous préfecture de Mani.

Nous sommes catégorique, et nous regrettons hauts et fort cette esclavages et dictatures des chefs locaux en complicités avec nos autorités administratives qui ne soucient guère de notre liberté.

Nous voulons être libre et vivre libre et souverain dans notre sous-préfecture, celle de Ndjamena-Fara.

Dépêcher une équipe sur le terrain et vous allez constater vous-même Monsieur le president le refus de la population de se faire recenser à Mani et le cri de la population pour son appartenance a Ndjamena-Fara.

Quand on a demandé au délégué régionale (Mr Adam Koulbou)  de nous recevoir, il nous a simplement répondu d’allez voir ailleurs. Nous déplorons cette attitude grotesque des agents de la CENI qui sont en complicité avec les semeurs de troubles afin d’atteindre leurs objectifs.

Nous voulons des agents sains d’esprits afin de remplir a bien nos devoirs de citoyens.

Veuillez agréer Monsieur le president, notre sincère et noble distinction.

 

Par le collectif des habitants de deux Chefferies Awlad Khider (Village de Dibindi Faya Algoz et Ndjobdi Awlad Khider)

 

Copie :

·         Ministère de la Bonne Gouvernance

·         Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique

·         Conseille Constitutionnelle

·         Cours Suprême

·         Gouvernorat de Hadjer-Lamis

·         Sous-préfecture de Ndjamenafara

 

MAHAMAT OGOUZAMI TERAP

EMAIL OGOUZAMI@HOTMAIL.COM

TORONTO ONTARIO