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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

Les N’Djaménois constatent un changement ces derniers temps aux grandes artères de la capitale : des feux de signalisation qui produisent eux-mêmes leur propre énergie. Des lampadaires équipés d’un système de panneau solaire sont installés à quelques endroits ; c’est également le cas avec les feux tricolores sur certains axes. Pour s’en rendre compte, un petit détour à la Place de l’Indépendance ou sur le site de la Ceinture Verte de Gaoui. Pour ce qui est des feux tricolores, l’Avenue Gaourang et d’autres grands axes, sont équipés de ce système à fonctionnement autonome. C’est une solution de rechange à l’heure actuelle pour pallier la crise énergétique à laquelle les populations sont confrontées. Par Yves Daniel, journaliste de la Voix.

 
Les experts s’accordent sur le fait que l’énergie solaire est propre et ne dégage pas de gaz à effet de serre ; elle ne produit pas non plus de déchets toxiques. C’est donc l’idéal à l’heure du réchauffement climatique. De plus, avec l’énergie solaire, plus besoin de carburant pour avoir de la lumière et alimenter les groupes électrogènes dont le vrombissement dérange parfois. Le soleil se charge de tout et du soleil nous en avons à profusion. En journée, ces panneaux ont la capacité de stocker de l’énergie pour assurer le fonctionnement des lampes.
 
L’énergie solaire est particulièrement bien adaptée pour les pays sahéliens. Le Mali et le Burkina Faso s’y intéressent depuis. Plusieurs projets ont permis d’installer le système solaire qui fournit de l’électricité dans les localités les plus reculées de ces pays. On pourrait faire la même chose au Tchad où beaucoup de localités ne sont toujours pas desservies par la STEE. Il faut toutefois souligner que les investissements dans ce domaine sont coûteux : avant de procéder aux installations, il y a tout un réseau de distribution à mettre en place, un personnel local à former pour l’installation et la réparation et l’entretien du matériel. A N’Djaména, ce sont surtout des ingénieurs chinois qu’on a vus à l’œuvre au moment des différentes installations. Ces obstacles sont surmontables, si les moyens conséquents sont mis à la disposition ; les populations qui sont lassées des délestages pour celles qui ont la chance d’être desservies, seraient soulagées de leurs souffrances.
 
Yves Daniel A.