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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

ABDELMAN 2Tchad / Cent jours pour Emmanuel Nadingar : C’est l’heure du bilan !       

Nommé Premier ministre, le 05 mars 2010, en remplacement de Youssouf Saleh Abbas, qualifié aussi d'étourdi et suranné, Emmanuel Nadingar sort de la période de grâce après ses cent premiers jours à la tête de la Primature avec un bilan plus que jamais mitigé, caractérisé par des débrayages dont l’insécurité et le manque du dialogue politique, ni son gouvernement encore moins son mentor qui snobe ses adversaires politiques.
Si dans la majorité présidentielle, en général, et dans son parti politique le MPS en particulier, son bilan est jugé positif, du côté de l’opposition, on soutient que l’action de Nadingar est loin d’avoir répondu aux attentes de la population Tchadienne. Car, au lieu de s’occuper pleinement de la crise sociopolitique qui mine le pays, il est réduit à   au diapason d’un Premier ministre de campagne pour sa formation politique devenue le parti État. 

Il convient de rappeler, rien que pour constituer son gouvernement, le Premier ministre a pris une semaine pour rendre publique une mauvaise équipe gouvernementale, sans cohésion avec des politiciens médiocres et discrédités. Et, pourtant, des accords ont été signés entre le régime et les mouvements d’opposition armée, mais aucun cadre de ces mouvements signataires n’a été retenu et n’y figure dans la liste de son gouvernement. Si on convient avec Deby dans son slogan, qu’il n’a pas des postes ni d’argent à distribuer aux ralliés, il est tout de même possible qu’il les associe au moins à la gestion des affaires du pays, car, ces derniers ont des compétences et qu’il faut exploiter pour l’essor socio-économique du pays.

 Une telle équipe médiocre avec une méthode si indécente et inefficace conduit directement à un échec politique. Surtout quand tout cela est animé par un Premier ministre figurant sans pouvoir.

De plus, comme son mentor Deby, Emmanuel Nadingar a opté pour l’arrogance et le mépris à l’égard de leurs adversaires politiques. Cette méthode illustre parfaitement le refus au dialogue politique dans le pays. Et, cela s’explique par le fait qu’ils ne sont pas disposés à aller rencontrer les politico-militaires pour deux raisons :  

-          Premièrement, son gouvernement n’est en aucun cas menacé par les « mercenaires » d’hier devenus nos frères aujourd’hui, selon le terme employé par le Premier-ministre, on salue au passage ce langage modéré de sa part, bien que d’autres membres de son gouvernement continuent à piailler au nom des « mercenaires »

-          Deuxièmement, tant qu’existe une petite rébellion quelque part, cela permettra à Idriss Deby de justifier son maintient au pouvoir, car, il apparaît comme une solution à la situation qui prévaut dans le pays.
Aussi, faut-il le rappeler que concernant, le front social, l’augmentation des salaires reste toujours sans solution, car, il ne semble pas y avoir d’effets escomptés.

Soulignons qu’à propos du ministère de la moralisation, depuis son rattachement à la présidence de la République, nous constatons que les vieilles méthodes telles que : les fraudes fiscales, les pots-de-vin, les détournements de fonds et de deniers publics continuent allégrement et ont conduit le pays à grimper dans le hit parades des pays les plus corrompus au monde.

Il y a lieu de souligner qu’une étude récente a démontré la cherté de vie au Tchad et que N’Djamena, la capitale tchadienne occupe la troisième place parmi les villes les plus chère de la planète. C’est vraiment triste, mais c’est la réalité.

Comment doivent alors faire les foyers à revenus maigres pour tenir dans ces conditions infernales ?

Pourtant, du côté des proches du pouvoir, on s’enrichit facilement et illicitement, en faisant pousser des villas comme des champignons.

Par ailleurs, le pays est menacé par une famine coriace qui fait déplacer des milliers de familles et tuer des bétails qui constituent l’élevage tchadien, une des mamelles de l’économie nationale. Tant dis que les ressources pétrolières sont dilapidées d’une manière injuste et illégale dans l’exclusion d’une proportion importante de nos populations.

Rien de positif ne justifiera le bilan des cents jours du 13ème Premier ministre Emmanuel Nadingar depuis l’avènement du MPS au pouvoir.  

Abdelmanane Khatab