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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Je viens par la présente, apporter un démenti catégorique et ferme au communiqué de presse diffusé  ce vendredi 24 mai 2013, par le Gouvernement du Sénégal, relatif à l’échec d’une tentative d’extradition  vers le Tchad, dont j’ai été victime le 07 mai 2013 à Dakar.

Selon le communiqué de presse signé par M.Seydou Gueye,  Secrétaire Général du Gouvernement sénégalais dans lequel, il tente d’apporter d’éléments d’éclairage à mon sujet, je m’insurge contre ces  allégations mensongères et dénouées de tout fondement.

En effet, je relève, des déclarations contradictoires des illustres voix autorisées dans le rang du Gouvernement Sénégalais. A Savoir : celle de M.Latif Coulibaly, ministre de la communication, qui, déclara sur les ondes de Rfi en ces termes : « Sa présence était simplement tolérée. Mais sous certaines conditions : qu'il s'abstienne de faire un certain nombre de choses et de déclarations que le gouvernement sénégalais estime contraires à sa volonté de vivre chez nous. » 

Et celle de M.Seydou Gueye qui affirme dans un communiqué de presse: « M. Nguebla a alors reconnu être dans une situation irrégulière avant de solliciter la bienveillance des autorités sénégalaises, afin qu'il lui soit accordé la possibilité de choisir un pays d'accueil où sa sécurité serait garantie. »

Contrairement à ces propos fallacieux de M.Seydou, je n’ai jamais  sollicité  la « bienveillance » des autorités sénégalaises en vue de négocier mon expulsion du territoire sénégalais.

Je  déplore les incohérences  avec lesquelles, les deux ministres argumentent le motif de mon expulsion :

Comment  peut-on expliquer cette « situation irrégulière tolérée » selon, M.Coulibaly et qui devient un motif d’expulsion pour M.Seydou Gueye, Secrétaire Général du Gouvernement ?

Par ailleurs, il convient de souligner que depuis mon arrivée au Sénégal, je n’ai signé aucun engagement quelconque avec les autorités sénégalaises sur la question d’obligation de réserve.

Dans les deux cas, je tiens à préciser à l’opinion publique sénégalaise, à la communauté africaine et internationale que la motivation réelle de mon expulsion du Sénégal, résulte bel et bien d’une conspiration entre les deux chefs d’Etats.

Comment le Gouvernement sénégalais peut-il justifier mon interpellation, 72 heures, après la visite au Sénégal, de Me Jean Bernard Padaré, ministre tchadien de la justice ?

Je mets à la connaissance de l’opinion publique en général, que lors de sa visite à Dakar, le ministre tchadien de la Justice, avait déjà, à l’idée de venir solliciter auprès du Président Macky Sall, mon extradition vers le Tchad, à la demande de son homologue tchadien Idriss Deby.

La Preuve : il  a demandé au Consulat du Tchad à Dakar : « Si Makaila se trouve actuellement sur le territoire sénégalais. » Voilà  une des pistes de  conspiration contre ma modeste personne.

En dépit des efforts entrepris pour obtenir le statut de réfugié politique au Sénégal, signataire de la Convention de Genève de 1951  relative aux  réfugiés et personnes  apatrides, mes demandes d’asile adressées auprès de la Commission Nationale d’Eligibilité (CNE), ont été déboutées sans motif valable par la même instance gouvernementale. Celle-ci  reste la 1ère voie de recours et l’ultime  voie  de recours à tous les demandeurs d’asile.  Ce qui explique  le  dysfonctionnement qui caractérise le dispositif d’asile sénégalais.

Contrairement au Sénégal, d’autres pays disposent d’une Commission des Recours pour les Réfugiés (CRR) qui permet à tout requérant d’asile débouté de saisir afin d’obtenir gain de cause.

Si  les autorités sénégalaises reconnaissent que je suis entré légalement dans le pays, muni d’un visa, rien ne peut justifier : mon arrestation arbitraire, ma séquestration et mon expulsion du territoire de surcroît menotté.  

Situation irrégulière au Sénégal 

Combien d’étrangers vivent-ils au Sénégal dans une situation irrégulière sans être expulsés ?

Pour mettre terme à  cette polémique, je demande au Gouvernement sénégalais de publier toutes les preuves disponibles attestant :

-        Mon engagement d’observer une obligation de réserve

-        Ma demande de négociation un « pays d’accueil qui garantirait ma sécurité »

Pour finir, je remercie l’élan de solidarité manifesté à mon égard, par le peuple Sénégalais, les médias en général, les organisations de la société civile d’Afrique et du monde entier.

En principe, le Sénégal, grande démocratie, ne devrait pas se plier aux exigences d’un régime impopulaire, prédateur de la liberté d’expression et auteur des violations massives des droits de l’homme depuis 23 ans, sans aucune forme d’alternance politique.

Le peuple tchadien opprimé par Idriss Deby et les siens, a besoin d’une solidarité africaine et internationale pour que sa cause soit entendue et défendue !

                                                              Fait à Conakry, le 25 mai 2013


Par Makaila Nguebla, journaliste-blogueur et militant des droits de l’homme

nmakaila@yahoo.fr