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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

NGUEBMKAILe Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et le Tchad ont convenu du départ des forces de paix et de sécurité de La Mission des Nations Unis en RCA et au Tchad (MINURCAT) dont l’apport multiforme en matière humanitaire aux côtés des réfugiés et  déplacés de guerre du Darfour et dans le territoire tchadien, a été  jugé inefficace et dévalué  par les autorités  tchadiennes de plus en plus arrogantes à l’égard de la communauté internationale.

 

Il  sied de noter dans ce contentieux, que  l’institution suprême à l’échelle mondiale qu’est l’ONU, censée prévenir  les conflits à travers une gestion saine,  a fait preuve d’un laxisme  excessif vis-à-vis du pouvoir de Deby, connu pour ses dénégations absolues des droits de l’homme les plus élémentaires  violés quotidiennement  et pour son  manque du respect aux  règles de jeu  qui régissent le  Droit International Humanitaire.

 

Si à travers sa résolution 1923, le Conseil de sécurité de l’ONU, s’est autorisé à décider du retrait des forces de la MINURCAT dans la sous-région, c’est accepter le diktat d’un pouvoir dont la légitimité au niveau national et international est  gravement affectée par  de nombreuses entorses.

 

Le régime tchadien se barricade sous le manteau de la souveraineté nationale, pour dissuader  les membres de la communauté internationale à ne pas s’impliquer activement, intensivement et massivement dans la situation dramatique que traverse le peuple tchadien, victime permanente de l’arbitraire et de l’impunité inqualifiable et indescriptible qui se commettent régulièrement dans le pays.

 

Nous estimons donc que le retrait des contingents militaires et la réduction à minima  du personnel humanitaire de la MINURCAT au Tchad, va créer  inéluctablement un vide difficile à combler par la partie tchadienne qui ne propose rien et totalement incapable d’assurer  la sécurité des déplacés et réfugiés du Darfour installés dans des camps d’infortune dans ce pays vaste et pratiquement incontrôlable.

 

Il ne relève pas du devoir de l’ONU de jeter en pâture des milliers de réfugiés, des déplacés et d’abandonner à leurs tristes sorts les agents humanitaires étrangers qui œuvrent dans le sens d’aide aux civiles tchadiens et darfouris.

 

Dans ce cas, nous considérons que la décision de l’ONU s’apparente à la non-assistance à peuple en danger, car, nul n’est sans savoir que la crise alimentaire ravage les pays du sahel et que plusieurs localités du Tchad, connaissent déjà la disette, nombreuses sont les populations qui ont quitté leurs domiciles pour trouver refuge dans  les grandes agglomérations urbaines à la recherche d’emploi ou de survie.

 

Comment-peut-on interpréter et expliquer  cette prise de décision de l’ONU  au Tchad dans un contexte aussi risqué ?

 

Peut-on accuser l’ONU de complice du régime tchadien ?

 

Autant d’interrogations poussent à la révolte les citoyens libres de pensée.

 

Aujourd’hui, il urge de revisiter  les missions assignées à l’ONU au Tchad.

 

Makaila Nguebla