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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

Nabila Hamdani/ Regards d'Africains de France

Reporters Sans Frontières attire l’attention de l’opinion internationale à travers son communiqué sur  l’interpellation de Didier Ledoux devant le Palais de Justice de Lomé au Togo.

 

Selon Reporters Sans Frontières, Didier Ledoux a été violemment interpellé le 25 août 2010 alors que se déroulait dans le palais de justice de Lomé le procès de plusieurs médias. RSF déplore la brutalité de cette interpellation qui vient s’ajouter à des menaces proférées à son égard par un lieutenant-colonel français, quinze jours plus tôt. « Les journalistes ne doivent plus être considérés comme des ennemis par les représentants de l’Etat. En prenant la photo d’un bâtiment public, Didier Ledoux ne fait que son travail, » s’est interrogé Reporters Sans Frontières. Alors que les gendarmes croient avoir été photographiés, le photojournaliste se fait traîner manu militari vers une Toyota 4X4 de la gendarmerie où il est roué de coups avant d’être embarqué à destination de leur camp. Durant le trajet, il sera frappé au cou et aux côtes avant d’être injurié « je  constitue une merde pour eux depuis 2007 »,  a déclaré Didier Ledoux. L’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT) et un Comité des patrons de presse se sont mobilisés très rapidement pour obtenir la libération de Didier Ledoux qui réapparaissait une demi-heure plus tard. Le photojournaliste victime de blessures  par les agents, confie avoir consulté un médecin et attend les résultats de l’analyse en cours.

 

Le nez plongé dans la blanche et de la poudre dans les yeux

Accusé par « Tribune d’Afrique » de trafics de drogue, Mey Gnassingbé, qui n’est autre que le demi-frère du chef de l'Etat togolais, dépose plainte contre le bimensuel régional. Le journal a été condamné à plus de 60 millions de francs CFA soit une bagatelle de 90 000 euros de dommages. Et comme si cela ne suffisait pas, le journal est également interdit de distribution au Togo et   se voit contraint de verser trois millions de francs CFA pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles. Démesuré dites-vous ? Il s’agit tout de même d’une grave affaire impliquant Mey Gnassingbé. On aimerait tant nous faire croire à une simple méprise. Mais le lecteur est en mesure de se demander si le Gouvernement béninois a le nez plongé dans la blanche ou s’il a de la poudre dans les yeux. Ce qui apparaît comme indiscutable c’est le penchant des Gnassingbé pour les situations embarrassantes parce qu’après la blanche, on a Miss Togo 2004 qui se retrouve au milieu d’un combat de coqs. D’un côté l’actuel président Faure Gnassingbé et de l’autre l’ancien capitaine de l’équipe nationale de football, Emmanuel Adebayor. Le grand perdant ? Ni Faure, ni Emmanuel mais bel et bien l’hebdomadaire privé l’Indépendant-Express contraint à qui, Faure réclame 100 millions de francs CFA (150 000 €)  "au titre de dédommagement pour avoir cité son nom dans des articles évoquant une affaire de mœurs", dans un procès reporté pour le 29 septembre 2010.