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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Selon nos informations, le marché à mil de Ndjaména a été le théâtre , mercredi et jeudi des émeutes  violentes qui ont opposé des vendeurs des médicaments  connus sous l’appellation légendaire des « Docteurs Choukou » aux forces de l’ordre.

Tout est parti de la décision des autorités tchadiennes de ramasser puis  d’incinérer les médicaments de ces vendeurs qui ont protesté énergiquement.

 Les forces de l’ordre équipées des matraques, du  gaz lacrymogène, ont usé d’ autres moyens militaires de répression  pour disperser violemment les manifestants munis de jet des pierres.

Les  émeutes ont fait de nombreux dégâts matériels, des victimes et des personnes blessées aussi bien du côté des manifestants que des forces de l’ordre.

Si on tombe d’accord qu’il est strictement  prohiber  de vendre des médicaments dans les rues de Ndjaména, il va sans dire que la responsabilité incombe entièrement aussi aux services publics d’un Etat défaillant comme le Tchad. Car, les  populations tchadiennes sont confrontées à de nombreuses maladies au point  que les hôpitaux publics ne sont  à mesure d’assurer la prise en charge médicale, ce qui oblige certains citoyens  nantis généralement proches du pouvoir à s’expatrier  sous d’autres cieux pour recevoir des soins.

Par contre, les pauvres quant à eux, se contentent de se procurer des médicaments à vil prix pour se guérir. A qui la faute ?

Autres reproches à mentionner est qu’au Tchad, l’Etat a démissionné à tous les niveaux, ce qui explique le foisonnement de l’informel et les conséquences qui s’en suivent.

Les vendeurs des médicaments sont donc  victimes d’une politique gouvernementale totalement déstructurée socialement parlant.

 

Nos sources pensent que la révolte des vendeurs des médicaments peut être le point de départ d’une revendication sociopolitique dans le pays, si la classe politique et la société civile en font une priorité pour embêter le régime Deby.

Une série de manifestations seraient encours au Tchad.

 

Makaila Nguebla