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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

FSR A Les combattants du CDR sur la ligne du front.

 

Message du Conseil Démocratique et Révolutionnaire (CDR)

 

Mes chers compatriotes,

 

Depuis quelques mois des d’événements se succèdent et interpellent le fondement de notre combat contre le régime du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) conduit par Idriss Deby Itno. Ces derniers temps, la résistance nationale et particulièrement l’Union des Forces de la Résistance (UFR) dont nous sommes membre est au cœur d’une forte critique de nos combattants, militants et sympathisants. Certains mouvements membres ont même décidé de proposer un autre cadre de lutte. C’est la preuve qu’il existe un malaise, et il ne sert à rien de nous cacher derrière le fait avéré selon lequel, le régime d’Idriss Deby continue par nous infiltrer pour mieux nous diviser et désorienter les objectifs de notre combat. La dernière tentative de ses émissaires à Khartoum est éloquente. En tant que responsables de la résistance, et à cause de notre manque de vigilance face aux manœuvres du régime en notre sein, nous avons dans une certaine mesure déçu par nos agissements la confiance que notre peuple à mis en nous. Nos tergiversations et les coups bas téléguidés depuis N’djamena que les uns et les autres se faisaient lorsque nous avons besoin d’avantage de cohésion, doivent cesser pour faire place à un examen critique de notre parcours commun. Tous nous interpellent à refaire notre unité, condition sine qua none pour imposer rapidement une démocratie véritable et un état de droit conformément au serment qui a présidé notre rapprochement.

Il faut souligner au passage que l’UFR dont la création a suscité tant d’enthousiasme, renfermait en son sein dès sa naissance, les germes de l’incompréhension actuelle. Nous portons chacun à divers degrés une responsabilité en tant que représentants des mouvements signataires. C’est pourquoi s’il ya un échec ou une réussite de l’UFR, ils nous incombent tous. Aujourd’hui plus que jamais, la responsabilité du retard dans la délivrance de notre pays ne peut être attribuée aux combattants qui ont toujours marqué leurs disponibilités aux sacrifices suprêmes. Mais elle est imputable à nos ambitions souvent démesurées, provenant de fois des proches parents et certains conseillers de nos mouvements qui sont en réalité au service d’Idriss Deby. Hier à Khartoum, beaucoup d’entre eux voulaient rentrer dans les bagages des émissaires de Deby s’ils n’avaient pas promis revenir les chercher. La seule vieille leçon que nous avons refusé d’admettre dans notre démarche est, et demeure l’unité.

Il est impossible de croire qu’une réconciliation avec le régime d’Idriss Deby sans la caution internationale (Lybie, France, Soudan, USA, CEN-SAD, L’UA, l’UE, l’ONU) puisse apporter une amélioration à la situation du pays tant sur le plan démocratique, que celui de la gouvernance. C’est heureusement le même constat que font comme nous les grandes institutions mondiales et régionales. En vingt année de règne MPS, et malgré les ressources du pays, des Tchadiens crient encore famine, comme s’il n’y avait pas des terre pour mécaniser notre agriculture. Des milliers de jeunes Tchadiens s’expatrient pour parfaire leurs études par ce qu’on décrète des universités virtuelles sans locaux, ni enseignements. Nombreux sont les tchadiens qui meurent pour des maladies bénignes alors que pour ses mêmes maladies les membres du clan au pouvoir sont évacués à coups des millions payés par le trésor public etc... Les fruits de la corruption, de la gabegie et des pillages des fonds de l’Etat atterrissent de façons ostentatoires dans les comptes des banques connues, ou sont employés à construire des villas et immeubles aux Tchad et dans les états réputés friands de ce type d’investissement.

Au lieu de consacrer leurs temps pour dénoncer ces faits, certains intellectuels Tchadiens pistonnés par le régime et certaines officines mafieuses se confondent dans des verbiages et démonstrations qui trahissent leur vocation première.

Personne ne croit qu’une élection digne et transparente n’est possible dans les conditions actuelles dans notre pays. L’accord du 13 aout dont beaucoup ont cru à tort qu’il donnera un nouveau souffle démocratique à notre pays, n’a servi qu’a identifier les intentions des opposants des vrais partis politiques, attisant ainsi la rancœur du régime contre eux, et finissant par occasionner arbitrairement leur arrestation et pour certains leurs disparitions sous couvert de l’attaque rebelle de février 2008. Le cas du professeur Ibni oumar qui est aujourd’hui au cœur de l’actualité reste toujours non élucidé malgré la présence de certains de ses compagnons de la CPDC dans le gouvernement de Deby. La matérialisation de l’article 4 de l’accord du 13 Aout relatif aux conditions à remplir avant d’enclencher le processus électoral n’a même pas connu un début d’exécution. Quant aux restes des points, ils alimentent depuis quelques semaines un dialogue de sourd entre les parties signataires. Et comme pour briser le silence d’impuissance de l’Union européenne parrain du dit accord, son ambassadeur au Tchad rivalise les bouffons du MPS en félicitations gratuites en faveur du gouvernement d’Idriss Deby pour un processus électoral fortement dénoncé.

Loin de nous ériger en spectateur de notre histoire, et contrairement à l’opposition politique interne que le régime d’Idriss drible avec la complicité de l’ambassadeur chef de délégation de l’union européenne au Tchad, l’opposition politico militaire, malgré ses problèmes internes, reste l’autre interlocuteur à même d’amener le régime à accepter un changement de méthode dans la gouvernance de notre pays, mais aussi dans le mode d’alternance aux plus hautes fonctions de l’Etat.

Depuis l’avènement de la démocratie dans notre pays, malgré leurs combats nobles, mais ne disposant pas des véritables moyens de pression face à la milice clanique qu’utilise le régime pour intimider, l’opposition politique interne et la société civile Tchadienne butent toujours contre la mauvaise foi du MPS. Comme pour narguer tous ce beau monde face à l’impuissance de l’opinion nationale et la complicité sournoise de la communauté internationale, Idriss Deby continue par taxer injurieusement ceux qui ne partagent pas sa gouvernance du pays des « ennemies de la république », « des fonctionnaires des droits de l’homme », « des mercenaires » etc... .

C’est pourquoi, nous estimons qu’une réconciliation dans le schéma que nous ont proposé les émissaires d’Idriss Deby à Khartoum, ne s’apparente qu’à une tentative flagrante de débauchage pour des intérêts personnels et individuels. Pour cette raison, il nous semble important d’appeler les différents acteurs et responsables de l’opposition politico militaire à redoubler d’ardeur et de hauteur, pour qu’on converge dans les plus brefs délais, au delà de nos différentes appellations, sur le manifeste politique commun qui a précédé la création de l’UFR, afin d’entamer unis et cohérents le dialogue politique inclusif que nous avons toujours exigé comme véritable porte de sortie à la crise que traverse notre pays.

Aussi, nous invitons solennellement le Guide Libyen Mouammar Kadhafi, le gouvernement Français, le gouvernement Soudanais, la CEN-SAD, les nations unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine et les Etats unies d’Amérique de faciliter dans les plus brefs délais une conférence inclusive de paix en Lybie à l’instar de celui parrainé par la communauté internationale au Qatar. C'est avec les amis du Tchad que nous etablirons une paix durable au pays, contrairement à la demarche unilateraliste d'Idriss Deby.

Notre mouvement reste disposé d’examiner avec toutes les parties, les différentes voies qui nous conduiront vers la matérialisation d’un dialogue politique inclusif, gage d’une paix durable au Tchad. Au cas contraire il sera illusoire d’éviter la guerre quelque soit l’accalmie constatée.

 

Albadour Acyl

Secrétaire général du CDR

cdrtchad@yahoo.fr