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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak


Hassana Ngardoum

 

Pour fêter ses cent jours (3 août - 13 novembre 2012) à la tête du ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et Technique, le Pr MAKAYE HASSANE TAISSO vient d’imprimer sa propre marque au ministère en publiant la première série des décrets de son émanation. On note de prime abord que ces nominations sont plus ou moins bien dosées. Le ministre joue à l’équilibriste mais difficilement. Il faut reconnaître qu’il n’est pas chose aisée de redresser des torts, des injustices et des incongruités accumulés depuis des décennies par ALFAROUKH et DJIDDA en passant par TABOYE et qui ont anéanti le ministère. Ce qui se passe dans nos institutions universitaires de nos jours n’a rien d’universitaire. Les enseignants désertent les amphithéâtres pour faire le tour des instituts privés de la place oubliant leur engagement primordial. Cela tient au fait qu’on nomme des responsables qui ne sont pas à la hauteur de la tâche et qui se comportent comme leurs subalternes d’où impunité et absence de sanctions disciplinaires. Il ya également une catégorie d'enseignants qui ne viennent à l’université qu’à cause des primes de sorte que certains départements sont plus que saturés avec des enseignants n’ayant aucune matière à enseigner. Est-ce que c’est normal Monsieur le Ministre ? Cette tâche ardue vous attend.


Notons également que le ministre a ménagé ses amis du Réseau qui reviennent, pas en force mais en catimini. Ça ne pouvait en être autrement, car ses amis frétillent d’impatience devant son bureau au ministère, à la maison et le suivent même au jardin. Si on ne reproche pas grand-chose à MALLOUM SOULTAN, les autres ont causé trop de mal à leurs collègues et partant au ministère tout entier. SOULTAN était zélé tout simplement mais le zèle n’est pas loin du fanatisme. Il est un fait indéniable que quand on appartient à un réseau on doit respecter les règles du jeu. C’est le dilemme du ministre. On voit que ses amis supportent très mal la traversée du désert qu’ils ont imposée aux autres en les confinant au Secrétariat Général du ministère. Plus jamais ça Monsieur le Ministre ! Le Ministre doit prendre garde de ne pas repêcher des gens que Dieu a punis tel que MAHAMAT ALI MOUSTAPHA et MAHMOUT YOUSSOUF. Qu’il ne mêle pas son destin à ce ux de ces derniers sinon il paiera un prix lourd.


Le ministre a tenté d’introduire une petite mesure de brassage. C’est mieux que rien. Ce n’est qu’un début. C’est une manière de se démarquer de ses prédécesseurs. Mais ce n’est toujours pas l’homme qu’il faut à la place qu’il faut si on regarde du côté de l’Université de N’Djaména. On est curieux de connaître la stratégie du Ministre ou du Gouvernement en propulsant ALI ABDERAMANE HAGGAR à la tête de cette université non inscrit au CAMES supplantant un Maître de Conférences et un Maître-assistant inscrits au CAMES. Il n’a également aucune expérience en matière de gestion universitaire. Tout le monde connaît ce que c’est que le HEC et ce qui s’y passe. On se souvient de son passage en tant que SGP où il s’est querellé avec Amine Abba Siddick l’ex-directeur du Cabinet civil du PR. Son passage à la SONASUT l’a mené tout droit en prison pour indélicatesse, n’est-ce pas ? Il ne faut pas que l'Université de N'Djamén a devienne un HEC II. La nouvelle équipe rappelle curieusement l’équipe sortante avec un Recteur affaibli entouré de collaborateurs plus puissants. On n’a pas bougé d’un iota.


Le courage du Ministre dans ces nominations s’est manifesté dans le débarquement du Dr ZAKARIA FADOUL KHIDIR, le Vice-recteur inamovible qui a pratiquement instauré une dynastie au rectorat. Ses allées et venues remontent depuis 1995 jusqu’en 2012. Comme MAHMOUT YOUSSOUF, il a fait du Vice-rectorat « sa chose ». Il était le faiseur et le défaiseur des recteurs. Nous espérons que ce départ soit définitif.


Redresser des torts, des injustices et des incongruités causés par une espèce de ministres médiocres les uns que les autres n’est pas une mince affaire. Toutefois le Ministre a réussi à son premier examen de passage. Il peut mieux faire.