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Publié par Mak

Sénégal : l'espoir ou le regret

 

S'il est une chose que les Sénégalais n'accepteront plus jamais, c'est la déception. Le wax waxeet (« dire et se dédire », en wolof), c'est fini. Il faut se souvenir de l'espoir qu'incarnait le sopi (« changement ») d'Abdoulaye Wade en 2000. Se remémorer la ferveur populaire au lendemain d'une victoire qui constituait, déjà, une leçon de démocratie si rare sur le continent. Les fruits n'ont cependant jamais passé la promesse des fleurs. Et le style Wade, savant mélange de détermination, de vision mais aussi de morgue et de gouvernance erratique où tous les coups étaient permis, a fini par convaincre les Sénégalais qu'il était grand temps de tourner une page qui aurait dû l'être cinq ans plus tôt.

Macky Sall, qui connaît parfaitement son pays, sa classe politique, son administration et les écueils qui ne manqueront pas de se dresser sur son chemin, sait bien qu'il n'a pas droit à l'erreur et que la patience de ses compatriotes s'est réduite comme peau de chagrin. Mais savoir et pouvoir sont deux choses différentes. Il a besoin de temps, de moyens et, aussi, d'hommes et de femmes autour de lui qui sauront privilégier l'intérêt général. Autant de denrées rares de nos jours...

Contre-pied

Au cours de ses six premiers mois à la tête de l'État, "Macky" a essentiellement installé le socle de son pouvoir.

Une fois encore, il a pris le contre-pied de son prédécesseur et ex-mentor, érigeant la concertation et le partage des responsabilités avec ses alliés en mode de gouvernance, souvent au détriment de sa propre formation politique. Wade, lui, avait brisé une à une les chaînes de ses alliances, cet insupportable carcan pour un homme persuadé de sa supériorité et peu enclin aux concessions.

 

S'il est une chose que les Sénégalais n'accepteront plus jamais, c'est la déception. Le wax waxeet (« dire et se dédire », en wolof), c'est fini. Il faut se souvenir de l'espoir qu'incarnait le sopi (« changement ») d'Abdoulaye Wade en 2000. Se remémorer la ferveur populaire au lendemain d'une victoire qui constituait, déjà, une leçon de démocratie si rare sur le continent. Les fruits n'ont cependant jamais passé la promesse des fleurs. Et le style Wade, savant mélange de détermination, de vision mais aussi de morgue et de gouvernance erratique où tous les coups étaient permis, a fini par convaincre les Sénégalais qu'il était grand temps de tourner une page qui aurait dû l'être cinq ans plus tôt.

Macky Sall, qui connaît parfaitement son pays, sa classe politique, son administration et les écueils qui ne manqueront pas de se dresser sur son chemin, sait bien qu'il n'a pas droit à l'erreur et que la patience de ses compatriotes s'est réduite comme peau de chagrin. Mais savoir et pouvoir sont deux choses différentes. Il a besoin de temps, de moyens et, aussi, d'hommes et de femmes autour de lui qui sauront privilégier l'intérêt général. Autant de denrées rares de nos jours...

Contre-pied

Au cours de ses six premiers mois à la tête de l'État, "Macky" a essentiellement installé le socle de son pouvoir.

Une fois encore, il a pris le contre-pied de son prédécesseur et ex-mentor, érigeant la concertation et le partage des responsabilités avec ses alliés en mode de gouvernance, souvent au détriment de sa propre formation politique. Wade, lui, avait brisé une à une les chaînes de ses alliances, cet insupportable carcan pour un homme persuadé de sa supériorité et peu enclin aux concessions.

source: J.A