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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak


abakar assileck
M.Abakar Assileck,
lors d'une manif à Paris

Le profit de l’un est le dommage de l’autre, nous ne pouvons jamais cacher le soleil avec la main    longtemps. Oui tous ensembles, tous ensembles pour le bonheur et la paix ou bien tous ensembles, tous ensembles pour le malheur et le chaos. 


Nous ne pouvons entretenir cet état de ni paix ni guerre, avec une vie toute rose pour une poignée des personnes et une vie sombre pour l’écrasante majorité. Les godillots vous diront que le pays va bien et que le pays et en chantier. Il est indéniable de voir ça et là des constructions. Mais ce qu’on ne nous dit pas c’est que certaines de ces constructions sont l’œuvre des ONG dans la capitale. Pire, la plupart des villas qui poussent de terre comme des champignons sont pour les intouchables au pouvoir.

 

Puisque  60% de la construction des routes bitumées va au zélé Frère du  président, Daoussa Deby, 60% des routes construites ne respectent pas les normes internationales !


Daoussa, c’est le conteur national, le petit fils du TARZAN tchadien qui a tué le monstre géant dans les grottes de l’Ennedi; mais c’est surtout le patron de SNER et l’Ambassadeur du Tchad en Libye. Bien que fanfaronnant le régime dépense des millions d’euros pour soigner son image à l’international, faire croire que le pays va bien et le développement relancé. Les plus habiles sont dubitatifs  et les complices de la dictature relaient les désinformations. Ça  ne nous surprend point puisqu’ils perçoivent leurs dividendes sur la manne pétrolière du Tchad, ( ils) ce sont les zélés de la France-Afrique.  


Avec  le même élan, on nous fait oublier le côté obscur du régime improductif et anti national de Deby.  Les marionnettes du tyran font croire que Deby est devenu un tardif monsieur propre, assainissant les finances publiques. Mais comme disait l’autre « Chassez le naturel, il revient au galop ». Deby, toujours injuste, il gracie le 09 décembre 2009, Abdelkerim Issakha Diar et Oumar Bahar membres du clan, donc des intouchables et continue à séquestrer Kabadi et consorts tous coupables sans jugement, c’est comme si les principes de  la présomption d’innocence n’existe pas au Tchad.  Nous leur disons que personne ne sera à l’abri, même pas Deby, car ce qui est à César revient à César et les biens du peuple, au peuple. Après le changement il faudra un mécanisme d’audit, pour rendre justice et restaurer la confiance entre le peuple et ses élites. 


Ce régime a modifié la constitution  en 2005 pour s’imposer au pouvoir et c’est le nœud du problème tchadien. Beaucoup on cru à l’alternance en douceur car il était légitime que Deby quitte le pouvoir après son mandat. Il a préféré le coup de force pour se faire réélire et à jamais. Au-delàs de la politique il y va de la dignité et l’honneur de l’homme, beaucoup de Tchadiens ont été blessés par l’attitude et l’arrogance de Deby. Certains ont préféré la lutte armée et ses risques, d’autres la voie pacifique. Hélas les deux voix sont semées d’embûches et ici nous rendons hommage à nos martyrs  tués sur le champ d’honneur ou morts dans les geôles du tyran Deby. Puisque Deby se maintient par la force des armes, les deux solutions sont possibles et acceptables. 


Nous avons toujours dénoncé l’accord de 13 août 2007  pour ses nombreux manquements et notamment parce qu’il ne traite et bien mal, que le coté « technique » électorale du problème tchadien. Et comme chez les leaders de l’opposition politique, l’oreille n’est pas le chemin du cœur, ils ont préféré encore et encore croire à la France-Afrique et à sa complice Union Européenne, pourtant incompétents pour résoudre le problème du Tchad. Le 14 août 2007 la France et l’UE ont salué la signature du 13 août 2007 dixit : accord global visant à renforcer le processus démocratique au Tchad. Selon le communiqué cet accord représente une avancée majeure dans la restauration de la confiance politique et  la consolidation du processus démocratique tchadien. Cette déclaration est le signe d’un mépris total pour le peuple tchadien et le signe d’une absence totale de sens moral.


Plus grave au lieu de poser le problème de fond, ce qui intéresse nos chefs de parti, c’est comment truquer les élections.


Le problème du fond c’est celui de cette assemblée qui a fini son mandat et qui ne cesse de s’auto prolonger 3 ans. Le problème c’est la confiscation des pouvoirs ; exécutif, législatif et judicaire entre la main de fer de Deby. Pensez-vous que la haute cour de justice, organe habilité, pourra juger le président de la république  et le gouvernement ? Tout le système juridique est en panne, le citoyen n’a plus confiance dans la justice.

L’autre difficulté majeure, c’est celle de la réorganisation de l’armée, comment la rendre nationale et disciplinée.  


Supposons  que votre accord marche et que l’opposition politique prend le pouvoir, pensez- vous être  à l’abri de l’armée du clan Deby ?


Pour eux, le Tchad c’est leur butin, ils s’accrocheront et vous ne me direz pas le contraire.

Et voilà, avant même d’aller aux élections l’opposition politique  dénonce  la mauvaise foi de Deby quand à l’accord du 13 août 2007.Par la voix de son porte parole adjoint elle s’interroge sur la volonté réelle de Deby d’organiser les élections libres et transparentes, elle dénonce le manque d’indépendance et la neutralité des CENI locales qui sont violées avec la complicité patente de la CENI nationale. Mais à quelles élections peut on s’attendre, sinon à une mascarade !


Notre question à Mr Kebzabo : depuis quand Deby a organisé des élections libres et transparentes ? 


D’abord vous avez passé un marché des dupes avec Deby et vous croyez beaucoup plus à la France-Afrique qu’à vous-même. Le cœur du problème tchadien c’est l’article 61 de la constitution. Les tchadiens ont boycotté le referendum de 2005, ceci n’a pas empêché le pouvoir d’annoncer  un score favorable de 77,2%. Voilà donc Deby Président à vie, alors que la nouvelle constitution dans son article 62, exige que le candidat ait entre 35 et 70 ans et qu’il soit …de bonne moralité… !


Si nous auscultons l’âge de presque 3 ou 4 leaders de l’opposition les plus influents et représentatifs on voit qu’ils  sont disqualifiés pour la course à la présidentielle.

La question que nous nous posons : est ce que c’est un deal passé entre Deby et ces 3 leaders  ou c’était juste l’ignorance ?

 

La démocratie, c’est qu’en face d’un pouvoir fort, existe une opposition forte, pour l’équilibre politique et empêcher les dérives des tenants du pouvoir. Hélas, la  voix est libre pour que Deby se fasse encore réélire, comme l’a bien confirmé Mr Desesquelle le représentant de L’UE à Ndjamena.


On nous a parlé « …de ni or ni argent…. » Mais au fait, qui a libéré qui, est ce le peuple qui a libéré Deby et son clan ou bien c’est Deby et son clan qui ont libéré le peuple tchadien ?

Chers Compatriotes l’indifférence et la lâcheté tuent la conscience, soyons l’antidote de ces politiques opportunistes et des maux dont souffre notre peuple. 


Le pays à des potentiels, conjuguons nos efforts, brisons les tabous, exigeons la perfection et la rigueur pour la gestion de la chose publique, oui une autre façon de faire la politique est possible .Ils nous revient à nous tchadiens de trouver les formules pour résoudre nos équations, transcendons nos clivages, pansons nos plaies, extirpons la haine et la méfiance .On ne peut laver le sang avec du sang et pour l’intérêt du Tchad  et pour notre vivre ensemble nous devons ces sacrifices. Pour un Tchad meilleur il faudra en finir avec ce système et mettre fin à ces cycles de violences et de mépris.  


Nul ne peut faire le bonheur du Tchad en lieu et place des tchadiens, chers compatriotes plus que jamais le pays a besoin de ses fils  et cette mutation exige davantage une dynamique endogène qu’une impulsion exogène.  Nous ne devrons ni capituler ni nous résigner. Le pays va mal et il faudra mettre fin à ce régime oligarchique et despotique, nous ne pouvons pas nous greffer à ce système c’est comme si on greffe un manguier sur l’eucalyptus et vouloir récolter des mangues.  


Les querelles ne dureraient pas si longtemps, si le tort n’était que d’un seul côté ?

Il faudra aussi rappeler à  nos camarades de lutte armée que le choix de Timan Erdimi à la tête de l’UFR était une erreur, et nous l’avons contesté en son temps et nous réitérons notre refus. Il  est plus un problème qu’une solution à ce que nous vivons à l’est. Il a montré ces limites, il est logique qu’il cède sa place ou que l’organe habilité prenne les mesures coercitives pour l’écarter .On nous dit souvent  qu’on doit le déposer légalement mais était-il élu légalement ?


Nous devons prendre nos responsabilités celles de s’organiser et reprendre la lutte, puisque les organes de l’UFR fonctionnent .Résister c’est noble, mais il faudra un comportement  et un but éthique en harmonie. Si le but de nos détracteurs était de nous décourager et de nous démobiliser, ils ont échoué, car une année d’immobilisme nous a beaucoup appris. Nous avons le moyen de parvenir au bout de ce régime, le moral est au beau fixe, nous sommes motivés et résolus à en découdre.


Quand le peuple ne craint plus le pouvoir, c’est qu’il espère déjà un autre pouvoir. 

Les mots nous manquent pour condamner  ces séquestrations arbitraires  dont sont victimes les prisonniers pris sur les champs des batailles. L’arrogance  et le mépris du ministre de l’intérieur face à ces prisonniers qui sont ses propres compatriotes. Même  au temps de la guerre avec la Libye, les prisonniers n’étaient pas traités de la sorte. Imaginez que c’est les chefs qui sont menottés, quel mépris !


Hommage au colonel Djibrine Dassert !


Hommage au colonel Hamouda Mahamat Béchir !


Hommage au colonel Sougour Djitou Kouwa !


Hommage  au commandant Bahar Hassan Guerro !


Et hommage aussi à tous les anonymes qui croupissent dans les geôles du tyran Deby. Plus
que jamais nous vous somment redevables, et plus que jamais nos sorts sont liés, vos douleurs sont les nôtres, comme vos malheurs les sont. Jamais les mots ne suffiront, nous sommes de tout cœur avec vous et à jamais fidèles à nos engagements pour poursuivre le chemin que vous avez emprunté, tant qu’il y’a de la vie, il y a de l’espoir.


To be or not to be!


« A Cœur vaillant rien d’impossible » 
 

Abakar ASSILECK HALATA.