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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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par Mak

 

A l'avenir, Berlin veut réagir plus rapidement et de manière plus efficace en cas de crise dans des Etats dits « fragiles ». A cet effet, le gouvernement allemand a adopté des directives concernant ces pays.

Un Etat est qualifié de fragile quand ses institutions publiques ne fonctionnent pas ou mal, quand la sécurité, les affaires sociales et l'Etat de droit ne sont plus garantis. Un tel délabrement des institutions étatiques entraîne généralement des tensions politiques, la pauvreté, l'injustice et des conflits violents. Et une instabilité pour le pays concerné, mais aussi pour la région toute entière ou même la communauté internationale.

Aujourd'hui, la liste des Etats « fragiles » est longue : de l'Afghanistan au Zimbabwe en passant par Haïti, l'Irak , le Congo, le Mali, la Somalie, le Soudan, le Tchad, ou bien le Yemen. Les ministres allemands des Affaires étrangères, de la Coopération et de la Défense veulent ensemble constituer une « équipe de compétence » pour appliquer la politique allemande vis-à-vis de ces Etats.

Cette nouvelle ligne de conduite ne signifie pas une réorientation de la politique extérieure de Berlin. Elle est plutôt l'aveu qu'à l'avenir les trois ministères doivent coopérer de manière plus étroite. L'exemple négatif de l'Afghanistan illustre cette nécessité. Après onze années d'engagement international dans ce pays auquel participe aussi l'Allemagne, les talibans et autres extrémistes restent toujours une menace pour la sécurité publique. Dirk Niebel, le ministre de la Coopération et du Développement à propos de cette coopération renforcée entre les trois ministères :

« L'Afghanistan est un cas de pays sinistré et pas un exemple de pays sécurisé. Le but de cette coopération renforcée est la prévention de crises dans les pays concernés pour que l'on n'en arrive pas là où l'on en est aujourd'hui en Afghanistan. »

Dirk Niebel, s'inquiète notamment de ce qu'il appelle une « ceinture de la fragilité » , qui va de la Guinée-Bissau jusqu'en Somalie en passant par la zone du Sahel, une ceinture qui s'élargit vers le sud et offre un terrain de prédilection pour des groupes terroristes et extrémistes. Ce qui ne facilite pas la réalisation des projets d'aide au développement et de reconstruction économique.

 

Par ailleurs, une meilleure connaissance des pays partenaires, de leurs particularités culturelles, religieuses et ethniques, est une nécessité sine qua non lors d'un engagement à l'étranger. Thomas de Maizière, ministre allemand de la Défense :

« Nous voulons faire cela de manière ciblée et systématique, c'est à dire que l'on doit mieux se préparer, prendre davantage conscience des traditions culturelles d'un pays. C'est une approche plus large que nous voulons appliquer aussi pour d'autres Etats sur la base des expériences que nous avons faites jusqu'ici. »

Mais les ministres ont aussi souligné un aspect important selon eux : que les attentes placées dans les performances et les progrès réalisables dans de tels Etats fragiles soient réalistes et qu'elles ne surpassent pas ce qui est concrètement faisable sur le terrain. L'Afghanistan est là aussi un exemple à ne pas suivre.

 

SOURCE:  http://www.dw.de