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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Makaila-copie-1 

Depuis belle lurette, nul n’ignore que  si Idriss Deby est  actuellement au pouvoir, c’est par la conspiration sans doute du Guide libyen, de l’actuel régime de  Khartoum et de la France, qui ont sérieusement appuyé  sa rébellion depuis l’est du Tchad en 1990, pour l’aider à chasser  Hissein Habré, aujourd’hui en exil au Sénégal.

 

Après Vingt un (21) ans écoulés, cette page euphorique du Mouvement Patriotique du Salut (MPS), parti-Etat d’Idriss Deby au Tchad, fait partie de l’histoire et devient anodine, la géopolitique oblige, la donne a changé.

 

Aujourd’hui, revenons-en à l’actualité libyenne qui occupe la « UNE » des médias africains, étrangers et internationaux.

 

Dans une interview qui paraîtra lundi 28 mars 2011, accordée à l’hebdomadaire Jeune Afrique, basé en France, Idriss Deby qui cache péniblement son soutien au colonel Khadafi, n’est pas allé par le dos de la cuillère pour dénoncer et qualifier de « décision hâtive » l’intervention des forces coalisées en Libye, affichant et étalant  largement  son hostilité et son opposition au camp occidental.

 

Erreur d’appréciation ou nanisme politique disharmonieux du dirigeant tchadien complètement  ignorant  de l’évolution graduelle des rapports internationaux en perpétuelle fluctuation dans ce monde qui roule à une vitesse accélérée qui lui échappe de tous points de vue.

Ceci étant, dans cet entretien à Jeune Afrique, Idriss Deby a fait part de son inquiétude que  l’insurrection populaire libyenne a profité à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) de  s'emparer de missiles sol-air.

ces propos sont lourds de conséquences pour Idriss Deby dans la mesure où comment-peut-il s’inscrire dans la droite ligne de propagande politique et médiatique véhiculée par Khadafi et son fils pour  détourner et dissuader la communauté internationale d’avoir une approche biaisée de la lutte des insurgés. Ces derniers,  étaient au départ pacifiques, n’eut été la répression féroce et disproportionnée des forces libyennes à leur encontre, ce qui a contraint certains militaires, les  hautes autorités politiques et les diplomates libyens à l’étranger et aux nations unies à faire défection pour  rejoindre les manifestants afin de protester contre cette politique répressive de  Khadafi, un  véritable bourreau et pyromane  de son propre peuple.

Idriss Deby en plaidant en faveur du guide libyen, pense convaincre  la communauté internationale et l’occident qu’Aqmi est une menace constante et s’est fortifiée avec l’acquisition des missiles sol –air.

 

En indexant officiellement les insurgés libyens d’être proches d’Aqmi, Idriss Deby donne libre cour à toutes les spéculations et  révélations à son encontre.

 

La preuve : Un site d’information tchadien, proche de l’opposition en exil qui tire ses sources directement du palais présidentiel à Ndjaména, a révélé hier dans son éditorial, je cite : « Les missiles partaient et partent de N’djaména, de la "Réserve Stratégique". Les marabouts "Al chourafa" mauritaniens, avec qui Deby entretient des longues relations, servent d’intermédiaires, apportent de l'argent d'Aqmi. Daoussa Deby et Oumar Deby se chargent ensuite de transporter les armes. Donc Deby parle en connaissance de cause mais en même temps fait de la diversion »

 

 Pour Idriss Deby, mal lui en a pris, il s’est trompé de cibles. Car, aujourd’hui, le camp occidental est suffisamment imprégné de ses relations mafieuses et nébuleuses avec Khadafi qu’il soutienne aveuglement au nom d’un pseudo-syndicat de Chefs d’Etats de l’Union Africaine, créé et financée par le colonel libyen, à défaut d’être président de cette institution panafricaine, s’est intronisé le roi des rois. 

 

Aujourd’hui, plus que jamais, Idriss Deby court des risques pernicieux, il  donne l’opportunité à l’opinion publique internationale méfiante déjà à son égard,  de scruter profondément les insuffisances démocratiques de son régime qui regorge dangereusement les caractéristiques anti-démocratiques similaires au pouvoir de son inspirateur et chef spirituel Khadafi.

 

Au Tchad et à l’étranger,  nous appelons la communauté internationale à ne pas considérer les affirmations fallacieuses et dénuées de tout fondement d’Idriss Deby qui cherche désespérément à sauver Khadafi,  par ricochet, sauver son propre pouvoir contesté à une échelle importante des populations tchadiennes désabusées.

 

Makaila Nguebla

Blogueur et militant des droits de l’homme tchadien

Dakar-Sénégal.