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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

hassu

Hassan Sylla, ministre de la communication et porte-parole du régime Deby

 

Bonjour Makaila

Comme tout tchadien averti, je suis indigné des menaces et persécutions que sont victimes nombre de journalistes tchadien. Le dernier gouvernement du Sultan-président, que dis-je empereur Idriss Deby Itno 1er est typiquement composé de petits larcins ingrats et de jeunes griots interprétant à tout va et de manière assez maladroite des chansons à la gloire du despote tchadien.

En effet, Deby étant futé,  a entamé depuis quelques années la récupération de jeunes talents journalistiques tchadiens. C’est à cet effet que des jeunes comme Betel Miarom, Nouredine Alyo, Halimé Assadiya, Ibrahim Mahamat, Nahim… et Hassan Sylla, bien évidement, ont été copté et placé à des postes stratégiques dans différentes institutions médiatiques de la République dés leur sorti de l’école. Il y en qui sont nantis de faux diplômes ou encore n’ont que des BTS. Cela pour leur clouer le bec et rajeunir son répertoire. Mais c’est sans compter qu’il y a derrière, de jeunes talents bien plus dynamiques mais très coriaces et qui sont purement animés par la passion de la plume et du micro. J’y reviendrais.

Il faut dire que la liberté de la presse au Tchad est passée au feu rouge. Hassan Sylla dont la nomination à la tète du département de la communication a réjouis nombre de ces jeunes va vite briller par son griotisme excessif et n’hésitera pas à montrer sa face B. Il commence d’abord avec un pseudo-chantier de la rénovation du media d’Etat en débauchant systématiquement des jeunes talents des radios privées, histoire clouer définitivement certaines d’entre elles. Il ne reste plus qu’à composer des chansons à la gloire de Deby 1er et les faire chanter par ces jeunes. Mais il se trouve que certains d’entre eux sont plus malins et n’aspirent qu’à faire leur métier tout en suivant les règles et éthiques du journalisme.  Cela ne suffit pas, Sylla va lancer une autre opération qui consistera à doter tous les ministères d’attaché de presse. Ces derniers seront nommés par décret. Là encore, il débauche bon nombre de journalistes de la presse écrite pour, en réalité faire d’eux des garçons de courses des ministres larcins. Beaucoup d’entre eux le comprendront avec retard et regretterons d’avoir accepté ces postes.

Ils sont effectivement menacés

Qu’ils soient des medias publiques ou privés, il y a réel menace et percussions sur certains journalistes au Tchad à nos jours. Le blog de Makaila est menacé de fermeture. Eric Topona a frôlé la mort. Moussaye Avenir, le Directeur de publication du très satirique jeune journal Abba Gardi a échappé il y a quelques jours à un attentat alors qu’il rentrait chez lui. Son journal a été saisi il y a quelques mois par des individus jusque là non identifiés à Ngueli. Yanne Mouhiebé a vu le contrat être résilié.  Louis Deubalbe Wawey a été littéralement séquestré pendant de bonnes heures par des hommes inconnus  il y a quelques semaines.  Comme par hasard, cela est intervenu après une émission critique qu’il a faite sur la décision du fou du roi nommé Ahmat Bachir, le ministre de l’insécurité et un article sur le bar de Mme Kabadi Amadou Bouba Gong Daba a échappé à la mort et s’est vu dépouillé tout ce qu’il avait sur lui. Nestor Deli continue encore de recevoir des menaces à ce jour.  Les cas précités ne sont que des exemples parmi tant d’autres.  Est-ce parce qu’ils ont refusé de servir de garçon de course du système ou dérangent-ils réellement au point d’attenter à leurs vies ?

Hassan Sylla, Jean Bernard Padaré, Ahmat Bachir…les détracteurs

Il ne faut pas avoir peur de designer le chat par son nom. Tout ceci est orchestré par Jean Bernard Padaré qui d’ailleurs a eu des problèmes avec tous ces jeunes et n’a jamais hésité de les menacer ouvertement. Imaginez qu’il ait dit à Eric Topona que « toi et tes amis là vous allez voir de quoi je suis capable ». N’est-ce pas bizarre qu’ils soient tout le temps victimes de simulacres d’accidents de circulations ou des cibles de soit disant brigands comme s’ils sont les seuls à circuler dans N’djamena. L’affectation du fils d’Eric, bien que le père Topona soit le conseiller du ministre Sylla est une œuvre de Padaré. Je le dit haut et fort que si quelque chose arrive à ces jeunes, c’est Padaré qui devra répondre car ils le maitrisent tous. Un individu de l’acabit de Padaré, aigri par son bannissement de sa propre communauté ne peut que s’en prendre à des journalistes qui connaissent ses combines. J’ai eu un entretien avec ce dernier et il a promis d’en finir avec les journalistes intrépides.

 Il ne s’agit donc tout simplement pas de faire des tapages autour de ces menaces et persécutions mais il faut agir. A ce niveau, je suis déçu par la passivité de la jeunesse tchadienne. Il est temps que tout cela cesse et qu’on laisse les journalistes faire leur travail.

Pour ma propre sécurité, je souhaite que tu publie cette lettre sous anonymat car je tiens à ma vie mais aussi à celle de mes enfants. Tel que c’est parti, il n’y a plus de doute que le système, bourré de psychopathes ministres, est prêt à réduire au silence quiconque ose parler à haute voix.

auroali2003@yahoo.fr