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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

GALMAI-CHEIKH.jpgLa crise du Darfour ou la résurgence de la malédiction de Toutankhamon (suite). La réincarnation du pharaon.

 

· Les tchado-soudanais et les soudanais-tchadiennisés

A noter aussi, qu’il y a la présence d’un nombre exorbitant des «Alassane Ouattara» soudanais dans l’inexistant ou, le meilleur des cas, la pagaille qu’est l’administration tchadienne. Nous pouvons énumérer quelques uns. Le 27 eme petit-fils du prophète et de surcroit le fiston du grand et tout puissant sultan Bangouarang de Baguirmi : Aderaman Koulamallah est originaire soudan et ce n’est pas nous qui écrivons cela juste pour le plaisir d’écrire, mais c’est la loi suprême de la république qui lui refuse la citoyenneté. En effet, selon la constitution que deby a taillée sur mesure, monsieur Koulamallah ne peut pas se présenter à la magistrature suprême. Voila une belle façon de remercier et sinon de l’ingratitude à l’égard du défunt Ahmed Koulamallah : un homme qui avait consacré toute sa vie pour le Tchad : un apport inestimable dans la vie politique du pays à travers ses combats, ses idées, son courage. Malgré des jours et nuits passés sous les tortures et les humiliations dans les geôles de Tombal baye, son pays n’a pas trouvé de mieux que de faire de ses progénitures, des apatrides. Bien que cette loi raciste s’applique aussi pour d’autres compatriotes tel que le représentant du Tchad aux Nations unies : Ahmed Alami qui continue pourtant à l’acclamer et la défendre corps et âme. L’iman de la grande mosquée roi Fayçal de Ndjamena : Hassane Hisseine, alias «château» qui était venu en décembre 1990 dans une vague particulière des soudanais composés des barbares et des pillards qui ne tardèrent pas de mettre à sac et à sang tout le Tchad. Le pays garde toujours les séquelles de cette période. En ce qui concerne le gendre de deby : l’ambassadeur du Tchad aux États-Unis d’Amérique, Mahmoud Adam Béchir qui est un Tchadien de fraiche date, il n’a pas encore maitrisé «l’arabe de chez nous», ce qui fait qu’il ya un sérieux problème de communication au 2401 Massachusetts NW Washington, DC, ou certains fonctionnaires se sont vus assigner sans le vouloir, le rôle d’interprétariat.

En fin il ya aussi des stars de la politique comme le gringalet représentant de l’UFR en Europe, monsieur «Échec et mât » Oumar ou la réincarnation de Toutankhamon. Comme ce fameux pharaon, Acheick traine derrière lui toutes les malédictions que vous pouvez imaginer de ce monde. Il n’ya pas un seul endroit ou l’ex-président du CDR, de surcroit ex-coordinateur du conseil suprême de la révolution (CSR), ex-conseillé de deby, ex-ministre des affaires étrangères, ex-ambassadeur-représentant de Tchad à l’ONU, ex-vice président de l’Ufdd, ouf! ouf! ex-soudanais et Peut-être ex-mari, avait posé son culot de révolutionnaire, sans qu’il n’ensuive ruine, famine, désolation, sécheresse, tremblement de terre, tsunami, ect. Les exemples sont là, ô nombreux, connus de tous et de par le monde. Nous pouvons citer ne ce reste quelques uns: sa présence dans le conseil démocratique et révolutinnaire avait occasionné le décès accidentel de l’un de plus grand révolutionnaire du Tchad. En effet monsieur Acyl Ahmat Akbach avait trouvé la mort dans des circonstances douteuses : au fait comment des hélices d’un hélicoptère peuvent heurter (atteindre) la petite gabarie de M. Acyl? En tout ca c'est la version officielle. Or d'après un proche parent (un cousin ) de monsieur Akbach, le defunt avait l’habitude de porter tout le temps et ce depuis le lycée, des chaussures bottes. Or il parait que le cadavre du président du Comité démocratique et révolutionnaire portait des sandales? C'est ce qui nous poussent à savoir comment quelqu’un qui au moment des faits, s’apprêtait à faire un voyage puisse chausser de la sorte? Faut-il être un spécialiste de la criminologie pour comprendre cela ? Acyl a-t-il été assassiné par les libyens avec la complicité des siens parce que, dit-on, il aurait compris le jeu de Sirte et voulut rallier à monsieur Habré? Qui sait ? En tout cas c’est un autre sujet très intéressant d’investigation.

Le pharaon continua à offrir ses services au guide de la révolution libyenne. Comme beaucoup des tchadiens, «l’égyptien»s’était mis à propager la bonne parole de la «troisième théorie universelle»: le Livre vert de Kadhafi. C’est ainsi qu’il contribua à empoisonner des puits, à semer des mines, à bruler des villages, à couper les palmiers dattiers, à tuer les chameaux, violer des filles, à enlever les enfants, à éventrer les femmes, bombarder les populations civiles tchadiennes par des bombes non-conventionnelles et notamment chimiques comme le napalm. Voila que c’est au Tchad et seulement au Tchad que ces traitres continuent de vivre des beaux jours comme si rien ne s’était passé. C’est scandaleux ! C’est scandaleux ! En Algérie du Front de libération nationale, des crapules de ce genre seraient placés sans autre forme de procès sur du bucher ou guillotiner.

Grace à la politique de la réconciliation nationale, cheval de bataille du ex-Président Habré, et qu’il faut le mentionner ici de son succès, Acheik Ibni Oumar et plusieurs des ses compagnons d’infortune décidèrent de déposer les armes puis rentrèrent au pays. C’est ainsi que lors d’une séance de la deuxième Congres extraordinaire de l’UNIR en 1988, l’héritier politique du feu Ahmat Acyl Akbach fut «exhibé» à l’audience. L’année qui suivit, c'est-à-dire le 3 mars 1989, il était nommé à la tête de la diplomatie. Moins de deux ans après son ralliement, le régime de la 3eme république s’écroula. Après un court exil à Maroua au Cameroun, Acheick Ibni Oumar entreprit de retourner au bercail. Devant la masse qui s’était agglutinée chez lui pour s’enquérir de la nouvelle, le ministre des affaires étrangères d’alors a été clair. Il avait laissé entendre un message tel que: «le pays est mis sur des bonnes voies par le président Habré et il est donc de mon devoir de retourner travailler dans ce sens » (pas vraiment ce qu’il a dit mais quelque chose de semblable).

Ainsi de suite, la vie mène son petit bonhomme de chemin. «Échec et mat» se mit aux services du Mps et de la soldatesque criminelle de Baminda. Il fut successivement nommé conseiller-spécial de «deby de boisson», ambassadeur aux nations unies (ONU). La lune de miel a été de courte durée: Quelques années passèrent puis le divorce (ou répudiation) avec deby fut annoncer avec grand fracas. Notre ami se rappela alors que son épouse est de nationalité nigérienne. Il décida alors de s’exiler, de prendre une retraite anticipée (forcée) à Niamey qui était un havre de paix. Son départ de Ndjamena n’a pas été du tout facile car sa personne a été l’objet de toute sorte d’humiliation et il aurait reçu des coups de crosse mais avait fini qu’en bien même par prendre l’avion. Dès l’annonce de sa présence dans la capitale nigérienne, les choses ne se sont pas fait attendre: Une vague d’arrestations a été opérée à l’endroit des refugiés tchadiens (parmi les deux Brahim: l’intraitable colonel Dirdimi et le défunt djidda) et conduits mani militari en prison. D’autres avaient eu moins de chance et déportés, au vu et au su des organisations humanitaires telles que le HCR, le PNUD, la croix rouge nigérienne, au Tchad (Mahamat Fadoul, Alhadj Wilada Nouri, …), ou tout simplement exécutés sur place comme le cas des défunts Djiddi Hisseine, Hassane Ali, etc. quant à Toutankhamon, en vrai «égyptien» miraculeux, s’en est tiré, comme toujours, indemne, sain et sauf. Sachant bien que les services des renseignements nigériens et l’ANS (la superbe machine à tuer des itnos) seraient à ses trousses, Acheick fomenta un plan d’évasion digne d’un film d’action pour fuir la patrie de sa femme, partir très loin, aller sous d’autres cieux plus cléments. Le jour de son départ de ladite ville, le concerné était habillé de manière simple, juste un pantalon et une chemise (body) qui lui ont donné l’allure d’un parfait marchand de charbon, mais il s’agit en réalité d’un bon camouflage pour mieux se fondre et se dissoudre dans les foules. Dans la voiture qui l’amenait à l’auto-gare, Acheick était dans tous ses états : un tout petit peu trop bavard et très agité comme il ne l’a jamais été. Mais en bon politicien qu’il est, son excellence Ibni Oumar avait su résister à toutes ses émotions et tentations. Il s’en est pris aux autorités nigériennes, au chargé des affaires Ali Abbo et enfin au dictateur deby. Arrivé sur lieu, l’ex ambassadeur n’a pas perdu le moindre de son temps avant de sauter dans une «Taxi-brousse sept-places». Une vieille « pijo » (Peugeot) 504 familiale dans la quelle notre héros : le grand et riche diplomate, s’entassa sur les autres passagers comme des sardines dans une boite de conserve (le luxe et le confort n’étaient pas, vraiment et encore vraiment à l’ordre du jour). Aussitôt que le moteur du «tombeau-roulant» commença à ronronner, Acheick arbora un grand sourire comme on y voit dans les publicités des dentifrices et fit avec deux doigts de sa main, un signe V. Le véhicule s’ébranla et avala des kilomètres vers la capitale du « pays des hommes intègres ».

C’est ainsi que monsieur Acheik sauva encore sa peau . Il était parti et depuis nous l’avions plus revu. De temps à autre nous apprenons de ses nouvelles à travers les interviews qu’il donne sur les ondes ou les télévisions internationales. Si jamais monsieur Acheik arrive à nous lire, alors nous profitons pour lui adresser toutes nos félicitations.

Plus tard, le «Toutankhamon» est réapparu à l’Est dans ce qui fut la Nubie, les terres des « pharaons noirs » au bord du fleuve sacré : Nil blanc. Il s’engagea dans des différents mouvements armés. Mais son retour dans la rébellion a été un échec. Il fut continuellement demi de ses fonctions du vice-président de l’Ufdd puis chassé par son supérieur hiérarchique direct : le général Nouri, ensuite radié par le sieur About Mackaye. Tout dernièrement Acheck est récupéré par monsieur Timan Erdimi lors de la création de l’Union des forces de la Resistance (UFR). Les malheurs ont commencé alors à frapper tout azimut, à tomber de plus belle sur la Résistance armée : le 4 mai 2009, l’UFR a enregistré une défaite cuisante sans précédent à Gozbeida. L’un des chefs d’état-major a été capturé, et suivi par les scandales des faux passeports et de Tibesti Airways ("koulamallagate"). Un autre seigneur de guerre en occurrence le colonel Djibrine Dassert est tombé le 8 janvier 2010, on ne sait comment, dans les filets de l’Ant. Qui sera la prochaine proie. Mais pourquoi et toujours ce sont les personnes de bonne volonté qui finissent par payer les errements des autres ?

Le Tchad n’a plus besoin des personnes comme monsieur Acheik Ibni Oumar qui nous a montré toutes ses limites. Il ne doit pas avoir la conscience tranquille pour avoir fait beaucoup du mal à ce pays. C’est pourquoi il est encore temps que monsieur Acheick quitte la scène politique par la petite porte pour laisser de l’espace aux hommes et femmes nouveaux. La jeune génération doit se ressaisir pour prendre en main le destin du pays.

Enfin nous tenons à faire comprendre aux partisans et sympathisants de la rébellion qu’ils ont le droit de répliquer à chaque fois qu’ils sentent que l’un des leaders est attaqué. Qu’ils sachent aussi que nous n’avons rien contre la personne de monsieur Acheick et nous ne sommes non plus contre la vérité.

Aussi, ce n’est un secret pour personne que dès l’instant qu’un homme s’engage dans la vie politique, il s’expose à tous les critiques et parfois les plus virulents. Or vous prétendez lutter pour la mise en place d’une société démocratique au Tchad. Mais lorsqu’un citoyen use de son droit pour appliquer sur vous, les règles du jeu démocratique, comme ce que ce texte fait cas, alors vous criez au scandale et à l’arnaque. Comment se fait il que : et vous messieurs les démocrates, et vos supérieurs ne sont même pas capables de supporter et d’accepter des petits critiques venant de vos compatriotes ? Et ce que vous êtes sérieux ? Ou de qui vous moquez vous ?

 

(La suite est à venir)

 

Par Cheickh Ahmed-Tidjane Galmai

www.tchachadi.com