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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Par Cheikh Ahmed-Tidjane Galmai

Les incessants ballets diplomatiques entre Khartoum et Ndjamena ont abouti sur le récent déplacement d’idriss deby à Tripoli. C’est ainsi que le 22 janvier dernier, le maitre du palais rose a effectué une brève visite chez le guide de la révolution libyenne pour s’informer des derniers développements des pourparlers tchado-soudanais. Pour certains commentateurs, ce voyage pourrait s’interpréter comme étant l’ultime phase des tractations entre le Tchad et le Soudan sous l’égide de la Libye. Les discutions engagées entre les délégations de deux pays seraient à un stade avancé et des compromis auraient été trouvés pour ficeler des accords en vue de remédier aux différents qui opposent les deux nations. Mais malheureusement, les représentants de deux partis continuent à jouer la montre, campent sur leurs positions et résistent à faire des concessions alors qu’une crise humanitaire majeure est entrain de se dérouler de part et d’autre de la frontière commune. D’ailleurs les dirigeants de ces pays précités n’ont manifesté en aucun instant de la sympathie à l’égard leurs compatriotes. Ils s’étaient plutôt obstinés à rester sourds muets face aux cris d’alarme de la population du Darfour. Cette situation de laisser-aller a été un terrain propice pour la prolifération des armes et du grand banditisme. Ce qui engendra une violence généralisée, créant ainsi une zone de non-droit: «un no man’s land». Les hommes, les femmes et les enfants qui vivent à cheval sur la frontière ont payé un lourd tribut en vie humaine, et continuent de souffrir pour un conflit dont ils ne connaissent pas les tenants et les aboutissants. Pourtant les prières de cette population composée de plusieurs ethnies (Four, Massalit, le zaghawa, Arabes) est le souhait de voir qu’au sortir de ces tractations, la paix reprendre son droit : résoudre de façon définitive « la crise de Darfour ». Or nul ne doute que la condition sine quo none reste et demeure sur les réelles intensions des acteurs engagés aussi bien directement (les rebelles) qu’indirectement (les États) dans ce conflit. Dans quel état d’esprit les frères-ennemis vont entamer et ensuite évoluer dans les discutions ? Enfin, faudrait-il encore rappeler au numéro un libyen de la nécessité impérative de se réserver à son strict rôle de facilitateur et le devoir de neutralité qui lui incombe. Il est devenu presque impossible de parler des problèmes inter-tchadiens sans que Mouammar Kadhafi n’ait de parti-pris. Ainsi, dans les lignes qui vont suivre, nous essayeront de présenter aux lecteurs un travail permettra sous peu d’apporter des réponses plausibles sur la crise du Darfour. Il s’appesantit sur quatre parties qui sont :

Par Cheickh Ahmed-Tidjane Galmai

www.tchachadi.com


Par Cheickh Ahmed-Tidjane Galmai

www.tchachadi.com

 

1 - L’exemplarité de bonnes relations entre les tchadiens et soudanais,

2 - Les tchadiens-soudanais et les soudanais-tchadiennisés,

3 - Deux pays deux dictateurs,

4 - Changement impératif au sein de la résistance armée tchadienne.

 

.L’exemplarité de bonnes relations entre tchadiens et soudanais.

La république islamique du Soudan et le Tchad sont deux pays frères. Ils sont liés par des relations historiques et séculaires. D’après les traditions, au 14eme siècle, ce sont des populations (Toundjours) qui occupèrent l’actuel espace géographique du Tchad, qui auraient introduit l’Islam et ensuite dominer le Darfour. Les contacts et les échanges étaient donc établis il ya bien longtemps. Sur certains aspects, tchadiens et soudanais sont presque identiques tant des nombreuses similitudes existent entre les peuples qui ont en commun les religions, les langues, les mœurs, les us, les dialectes, bref, le même mode de vie. Culturellement, il ya une nette ressemble. Il parait difficile, sinon impossible d’ôter du tchadien la « soudanité ». Les pratiques culinaires, la célébration de certaines cérémonies telle que la circoncision, l’excision, la naissance, le décès, le mariage, la musique ou la danse sont des « produits importés » de Khartoum. Au Tchad on y rencontre une très grande communauté d’origine soudanaise qui s’est installée de longue date. Les ancêtres de certaines familles étaient venus dans la caravane du conquérant Rabat Zaber Pacha qui fut tué le 22 avril 1900 par les français. Les soudano-tchadiens sont très actifs dans la vie économique du pays : la pédicure, la bijouterie, la buanderie, la biscuiterie, les « Ici- kabab » (restaurants locaux) et d’autres activités que nous préférons omettre ici, sont des métiers dont seuls les compatriotes de Hassane El-tourabi sont passés pour maitres dans l’art. Il ya lieu de mentionner aussi le lycée franco-arabe Elnimeri : fruit de coopération entre les deux pays. Pour les sujets du défunt sultan chérif Kasser, la ville jumelle d’Omdourman était et reste le sujet de tous leurs rêves, Une Venise sans l’être : « voir Khartoum et mourir».

 

· Les tchado-soudanais et les soudanais-tchadiennisés

A noter aussi, qu’il y a la présence d’un nombre exorbitant des « Alassane Ouattara » soudanais dans l’inexistant ou, le meilleur des cas, la pagaille qu’est l’administration tchadienne. Nous pouvons énumérer quelques uns. Le 27 eme petit-fils du prophète et de surcroit le fiston du grand et tout puissant sultan Bangouarang de Baguirmi : Aderaman Koulamallah est originaire soudan et ce n’est pas nous qui écrivons cela juste pour le plaisir d’écrire, mais c’est la loi suprême de la république qui lui refuse la citoyenneté. En effet, selon la constitution que deby a taillée sur mesure, monsieur Koulamallah ne peut pas se présenter à la magistrature suprême. Voila une belle façon de remercier et sinon de l’ingratitude à l’égard du défunt Ahmed Koulamallah : un homme qui avait consacré toute sa vie pour le Tchad : un apport inestimable dans la vie politique du pays à travers ses combats, ses idées, son courage. Malgré des jours et nuits passés sous les tortures et les humiliations dans les geôles de Tombal baye, son pays n’a pas trouvé de mieux que de faire de ses progénitures, des apatrides. Bien que cette loi raciste s’applique aussi pour d’autres compatriotes tel que le représentant du Tchad aux Nations unies : Ahmed Alami qui continue pourtant à l’acclamer et la défendre corps et âme. L’iman de la grande mosquée roi Fayçal de Ndjamena : Hassane Hisseine, alias «château » qui était venu en décembre 1990 dans une vague particulière des soudanais composés des barbares et des pillards qui ne tardèrent pas de mettre à sac et à sang tout le Tchad. Le pays garde toujours les séquelles de cette période. En ce qui concerne le gendre de deby : l’ambassadeur du Tchad aux États-Unis d’Amérique, Mahmoud Adam Béchir qui est un Tchadien de fraiche date, il n’a pas encore maitrisé « l’arabe de chez nous », ce qui fait qu’il ya un sérieux problème de communication au 2401 Massachusetts NW Washington, DC, ou certains fonctionnaires se sont vus assigner sans le vouloir, le rôle d’interprétariat.

 

(La suite est à venir)

Par Cheickh Ahmed-Tidjane Galmai

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