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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

gadaye2-1-.jpgDr Ali Gadaye, ancien ministre, il est  en exil.Chroniqueur politique sur le Tchad

Les régimes totalitaires de l’Afrique au sud du Sahara peuvent-ils continuer à résister face au tsunami qui s’abat contre les dictatures ?

 

 

L’Europe de l’Est au lendemain de la dislocation de l’Empire Soviétique a donné le coup d’envoi. Une dynamique engagée avec détermination pour recouvrer :

 

-         une dignité bafouée ;

 

-         une liberté confisquée et

 

-         une justice reniée par les tenants du pouvoir.

 

Bref, les mêmes causes qui ont eu raison de l’Empire Soviétique, ont été à la base d’une volonté inébranlable des populations de l’Europe de l’Est à s’affranchir des vestiges dudit empire. Autrement dit, les populations de nouveaux Etats issus de l’ensemble soviétique, ont décidé de se réhabiliter. Le désir de cette réhabilitation a mis en avant les valeurs universelles suivantes :

 

-         la reconnaissance de la noblesse du sentiment que chaque peuple a de sa valeur ;

 

-         la volonté de se déterminer en dehors de toute pression extérieure ou de tout préjugé ;

 

-         le principe moral qui exige le respect de droit et de l’équité.

 

Ce désir de changer le destin s’est très vite transformé en virus de révolte populaire qui a pris la forme de tsunami. La suite de ces événements est la connue dans le continent européen.

L’obstacle naturel de la mer qui sépare l’Europe du continent africain s’est dressé face à un déferlement immédiat de la vague de ce tsunami sur l’Afrique.

Comme vous vous en doutez le temps mort observé par le tsunami de l’Europe n’a pas étouffé le virus mais il l’a permis en revanche de se développer. Et le voilà réapparaître au Nord du continent africain. Peut-on encore être habité du moindre doute que le mal se transformera cette fois-ci en une espèce d’épidémie qui se déferlera sur l’ensemble du continent à l’exception de quelques rares îlots de démocratie que compte l’Afrique ?

Le doute n’est plus permis. En effet, ce nouveau type de révolution est le fait de la conjugaison de deux phénomènes :

 

-         d’une part il y a le poids de l’élite qui, grâce à la révolution technologique, a su affiner et développer ses méthodes pour conduire leur pays vers l’affranchissement. La mondialisation qui a transformé le monde en un gros village grâce aux moyens performants de la communication et à l’efficace action des medias internationaux, a pu réduire l’effet de l’intimidation et la peur qu’elle peut engendrer à presque néant.

-         D’autre part les affamés et les laissés pour compte constituent les forces déferlantes qui défient toute action classique de répression.

La conjugaison de ces deux forces qui aspirent toutes, sans aucune autre considération ou calcul à :

 

·        la dignité

·        la liberté

·        la justice et

·        la réhabilitation

 

finit par venir à bout de tout régime qui s’appuie sur la répression et la terreur pour se maintenir au pouvoir.

L’Afrique du Nord est aujourd’hui le théâtre de l’expérimentation. Nonobstant la contagion est imminente. Deux sous régions se trouvent fortement exposées à cause de la présence des régimes répressifs et l’extrême précarité des populations dont l’éloquente expression est la famine.

Ces deux régions sont :

       L’Afrique centrale dont les dirigeants sont insensibles à toute logique d’ouverture et de réforme qui doit conduire à l’instauration d’un Etat de droit.

       La rigidité des dirigeants de l’Afrique centrale a pour une fois inspirée ceux de l’Afrique de l’Ouest qui d’habitude jouent plutôt le rôle de locomotive.

La balle est aujourd’hui dans le camp de l’élite et les troupes des laissés pour compte. Il leur revient à eux et à eux seuls de décider du moment opportun pour la renvoyer dans l’autre camp.

Wait and see !!

 

Fait le 06 janvier 2011

 

Dr. Ali Gaddaye