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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Mahamat Michel nous a présenté son point de vue sur le CAMES. Du déjà vu et déjà entendu. Selon lui, c’est comme si certains enseignants de l’Université de N’Djaména ont peur de se mesurer à leurs collègues de l’étranger. En tant qu’étudiants nous nous posons la question de savoir comment nos enseignants ont-ils obtenu leurs doctorats, car après plus de 30 ans ils n’ont même pas publié ne serait-ce qu’une page. Maintenant qu’ils sont grisonnants et que les cellules grises ont du carrément blanchir, je me demande s’ils seront capables de publier quoi que ce soit. En tout cas, eux-mêmes nous ont enseigné en Biologie que les cellules meurent comme tout autre élément.

Nous ne pensons pas qu’ils aient pu obtenir leurs doctorats par des témoignages de satisfaction comme c’est la mode de nos jours. Ne pouvant plus écrire, ils se mettent à réfléchir comment éviter le CAMES. Et comme d’habitude, ils tournent en rond pour s’arrêter sur leur propre personne. C’est la réflexion circulaire, égocentrique. Ils souhaitent ardemment la mise en place d’un organe national de promotion des enseignants du supérieur pour faire de l’autopromotion.

Mais Mahamat Michel a (bêtement) résolu le problème lui-même dans son plaidoyer pour la création de cet organe. Excusez-moi du peu. Il a soigneusement dressé une liste des enseignants-chercheurs inscrits sur les différentes listes d’aptitude du CA MES : Maîtres-assistants (MA), Maîtres de Conférences (MC) et Professeurs titulaires (PT). N’est-ce pas là une preuve suffisante qui montre quand même qu’il y a des enseignants qui réfléchissent, qui écrivent et qui trouvent des résultats qui convainquent leurs collègues des universités étrangères ! Je vois les noms des condisciples avec qui nous avions étudié qui sont déjà inscrits sur ces listes. Il y a même des Maîtres de Conférences et des Professeurs Titulaires ! Des jeunes qu’ils ont enseignés eux-mêmes !

Par quel miracle ceux-là se sont-ils fait inscrire sur les listes du CAMES. Sûrement pas par facilité comme le préconise notre enseignant Monsieur Mahamat Michel. Nous lui conseillons donc de se mettre au travail et d’écrire avant qu’il n’aille à la retraite. Nous nous rappelons encore l’embarras dans lequel le ministre sortant avait mis le Secrétaire général du CAMES en décernant des Palmes à des gens qui ne sont même pas reconnus par le CAMES tel que Mahamat Ahmad Alhabo par qui tout le réseau jure.

Evidemment on comprend tout de suite que c’est l’œuvre du réseau : la politisation à outrance du ministère pour écarter ceux qu’on ne veut pas sentir. Le ministre sortant n’était qu’une pirouette entre ses mains. Au CAMES on respecte les choix des ministres car on pense qu’ils sont respectables, car ailleurs on prend toujours le soin de nommer à l’Enseignement Supérieur un enseignant-chercheur de rang A qui est respecté par ses collègues. Au Tchad ce n’est pas le cas. On nomme n’importe quel énergumène qui, à court d’idées se met à traiter ses collègues des « nains de jardins ».

De grâce arrêtons le ridicule. Le débat sur le CAMES est clos. Mahamat Michel l’a bien démontré. L’ancien recteur de l’Université de N’Djaména, le Professeur Koina Rodoumta a clairement fait savoir qu’au Tchad il n’y a pas encore la masse critique. Qui va évaluer qui ? Si dans certains départements cette masse existe, ailleurs elle n’y est pas.

S’agissant de la langue arabe, les raisons avancées par les arabophones ne tient pas débout. Qu’on ne nous fasse pas croie que l’arabe c’est la facilité. Le CAMES traite valablement des dossiers des collègues arabophones. Il existe des intellectuels arabophones respectables qui refusent la facilité. Après les Babyloniens et les Egyptiens Pharaoniques ce sont les arabes qui se sont approprié la Science. Alors que vous soyez arabophones ou autres mettez-vous au travail et écrivez. La victoire est au bout de la plume pas de la magouille dont sont devenus maîtres les membres du réseau.

MAHAMAT BERNARD