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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Le Tchad inaugurera le 13 février 2011 prochain une série d’élections.

Le coup d’envoie sera donné par les élections législatives ensuite les présidentielles qui seront organisées au mois d’avril de la même année et enfin la série sera clôturée par des élections locales qui seront tenues au mois de juin.

L’issue de toutes ces élections est connue d’avance. Toutes vont être raflées par les candidats du parti au pouvoir (MPS). Retenez votre souffle ; il ne réalisera pas ces scores grâce à une popularité dont il jouit, loin de là. Il raflera la mise grâce à la fraude, à l’absence de la transparence et à l’intimidation.

Toutes ces évidences sont connues d’avance par tous. Dans ce cas pourquoi les partis politiques de l’opposition ont décidé malgré tout à prendre part à ces différents scrutins ? S’agit-il de se contenter de jouer juste le rôle d’accompagnateur ou disposent-ils d’une carte secrète qu’ils peuvent abattre pour créer la surprise ?

La première hypothèse semble plus probable car, elle est facile à accomplir et n’exige pas beaucoup d’efforts d’imagination. Il suffit de faire un peu de protestation comme d’habitude et on avale enfin de compte la pilule si amère soit-elle.

La deuxième hypothèse qui relève pour le moment beaucoup plus de l’imaginaire que du réel exige :

 

·        une opposition qui engage la compétition avec une farouche détermination à créer la surprise ;

·        armée d’une témérité et d’une ténacité inflexible ;

·        elle doit enfourcher le cheval de l’unité et

·        s’assurer que toute action qu’elle cherche à entreprendre doit reposer sur un programme d’action qui constitue le plus petit dénominateur commun dont la transgression est interdite à tout partenaire.

 

Pour se convaincre que la partie est jouable, l’opposition politique doit avoir en mémoire deux événements qui ont révélé que Deby ne jouit d’aucune popularité auprès des tchadiens. Il est vomi par ces derniers.

 

·        Le referendum populaire de 2005 imposé par le pouvoir pour adopter la constitution tripatouillée et modifiée. Il vous souvient que le taux de participation pour ce scrutin tournait autour de 5% et la majorité des votants a dit non au projet soumis ;

·        L’attaque de N’djamena du 2 Février 2008 par l’opposition armée. Deby a reconnu lui-même lors de sa réapparition au lendemain de l’attaque qu’il n’avait pas mesuré auparavant combien il est honni par les tchadiens.

 

Ces deux repères sont un facteur qui est susceptible de doper l’opposition et la décomplexer. Elle doit en conséquence engager la compétition avec un moral d’acier et un esprit triomphateur.

Elle doit se dire une chose, l’époque de gagner des élections grâce à la fraude, à l’intimidation et à l’absence de la transparence est révolue. Toutes les opérations électorales se déroulent désormais sous le regard vigilant de la communauté internationale grâce aux observateurs qu’elle envoie sur le terrain. Ces derniers sont censés certifier avec objectivité la transparence et la liberté de chaque scrutin.

Si l’opposition a su faire preuve de crédibilité en proposant aux tchadiens une véritable alternative (programme politique) et a engagé la bataille dans l’unité rien ne s’opposera à sa victoire.

Nos opposants politiques sont-ils prêts à parier sur cette seconde hypothèse ?

Nous rappelons tout simplement que les tractions politiques peuvent être menées jusqu’aux dernières minutes en vue de créer les conditions objectives d’une possible victoire.

 

Fait le 09/02/2011

                                                   

                                                                 Dr Ali Gadaye