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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

deby o

 

République du Tchad

Front pour le Salut de la République (FSR)

Dignité- justice- développement

 

                Communiqué N°0007/FSR/BE/2013.

 

Les aventures de Deby ont banalisé le sang des tchadiens

Une fois encore le Tchad se trouve mêlé à une guerre qui ne peut trouver une explication que dans les velléités aventuristes de Deby. En effet, comme hier au Rwanda et en République Démocratique du Congo (RDC), des soldats tchadiens ont été envoyés pour participer à des guerres qui ne concernent ni de près ni de loin le Tchad. Dans le premier cas, c’était juste pour montrer un zèle de fidélité à la France qui se trouvait à l’époque embourbée dans une guerre dont la justification s’avère jusqu’à présent problématique. Il s’agit de l’opération Turquoise qui fut lancée en 1994.

Le second cas était motivé par le pétrodollar que le leader libyen de l’époque Mouammar Kadhafi n’hésitait pas à mettre à la disposition de ceux, qui veulent bien se porter au secours de ses amis un peu partout dans le monde et au rang desquels feu Laurent Désiré Kabila dont le régime se trouvait menacé par une rébellion appuyée par le Ruanda pendant la seconde guerre du Congo(RDC).

Comme vous le constatez, dans les deux cas précités l’intérêt national du Tchad est totalement absent des motivations qui avaient justifiées la décision de l’engagement dans ses foyers de tension. Pire, aucun respect n’est affiché vis-à-vis du soldat tchadien. La considération vouée à celui-ci n’est ni plus ni moins qu’il ne doit servir que de chair à canon.

Des centaines des soldats tchadiens ont péris dans les deux guerres sans que le pays ne sache jusqu’à présent pour quelle cause. Plus grave, les familles endeuillées et meurtries n’ont perçu la moindre indemnisation de réconfort.

Comme disait l’autre, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Pour amener les nouvelles autorités françaises à lui reconduire le soutien de la France ; sachant surtout que celui-ci n’est pas acquis d’avance, compte tenu de l’état pervers du régime de Ndjamena qui n’a aucun souci du respect des droits humains et moins encore des règles démocratiques ; il s’est arrangé à rencontré le Chef de l’Etat français qui fut au départ réticent pour la rencontre. On peut aisément imaginer que l’intervention du Tchad a été décidée au cours de cette rencontre. Car, la France a besoin d’un soutien pour une éventuelle opération terrestre. L’expérience turquoise et le côtoiement de l’armée tchadienne par les éléments de l’opération Epervier ont suffit pour dissiper la réticence et retenir l’option de faire appel à l’armée tchadienne pour une intervention au sol.

Le reste vous le savez. L’armée tchadienne est aujourd’hui engluée dans une aventure sans perspective. Alors que, le Tchad étant pays hors zone, serait mieux inspiré à soutenir plutôt la démarche de la sagesse prônée et initiée par le Burkina Faso. La lourde perte subie par les troupes tchadiennes n’augure pas hélas un lendemain meilleur.

Le Front pour le salut de la République(FSR) récuse en bloc la démarche de Deby, déplore la perte enregistrée par les troupes tchadiennes envoyées une fois de plus dans une aventure dont le seul bénéficiaire n’est autre que Deby. Le FSR présente par ailleurs, ses condoléances les plus attristées aux familles et parents des victimes et implore le Tout Puissant afin qu’il console leurs cœurs meurtris. Qu’ils sachent en outre, que le FSR sera à leur coté dans toute démarche qu’ils auront à entreprendre pour la suite qui sera réservée aux ayant droits des victimes.

Le FSR invite enfin le peuple tchadien à cesser de jouer à l’observateur et à accorder de la sorte un chèque en blanc à Deby. Il est grand temps d’opposer un refus catégorique d’être roulé dans la farine.

Fait à Djimézé-Hamra le23 février 2013.

Pour le Bureau Exécutif du Front pour le Salut de la République(FSR).

 

Docteur Ali Gaddaye Adoukhour.