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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Les autres Tchadiens ont-ils le droit de vivre au Tchad?


Djafna Masana


LES EVENEMENTS DE FARCHA COQ-VILLE

Les faits :

Samedi 17 mars 2012 aux environs de 19 h, M. Ngarga Gadam Gaston, Ex-Député (dernière législature pour la circonscription de Rigaza/Mayo-Boneye, donc Massa) habitant le quartier Farcha Coq-Ville (voisin Nord-Ouest de l’Ecole Amoul) envoie son fils Fawa Ngarga (20 ans) à Moto pour lui acheter du pain au rond-point de Farcha. Juste à sa sortie de la maison (environ 50-60 m), dans la cours de ladite Ecole, trois jeunes garçons assis à côté de deux motos (sans plaques d’immatriculation) essaient de lui faire signe de s’arrêter. N’ayant pas comprise cela, il continue son chemin. Ils démarrent les motos et le poursuivent. Aux environs de la grande Mosquée Abdelmadjib (1 km au Nord du rond-point de Farcha), ils le rattrapent et lui reprochent d’avoir braqué le phare sur eux, lui demandent de descendre de la moto tout en voulant arracher la clé. Il refuse et s’en suit une bagarre. La clé tombe, un véhicule de la Police arrive, les malfaiteurs fuient. Les policiers lui demandent si c’était un accident. Il leur répond non, mais que c’étaient des malfaiteurs qui voulaient lui arracher la moto. Au moyen de leur phare, les policiers l’aident à retrouver la clé de sa moto, foncent à leur poursuite mais ne les retrouvent pas. Entre temps, Fawa téléphone à la maison pour annoncer ce qui lui est arrivé.

Les malfaiteurs repartent l’attendre sur le chemin de son retour (le connaissant certainement). Effectivement, quand il arrive au lieu de leur embuscade, ils l’attaquent de nouveau. Et chose que le Tout-Puissant ne veut pas, c’est également l’arrivée de gens de la maison qu’il a alertés. Il faut préciser ici qu’à côté du Député (juste la maison voisine de l’Est), il y avait une cérémonie de retrait de deuil où il y avait un monde fou. C’est tout ce monde qui a accouru et participé à la bagarre. L’un de trois malfaiteurs fuit, les deux autres ont pu être attrapés. L’un de deux était vraiment battu. Le Député arrive, s’impose à séparer les gens, prend les deux malfaiteurs pour les conduire au CA1. Abordant le goudron, il rencontre une patrouille mixe qu’il intercepte pour lui demander s’il doit lui remettre les malfaiteurs, on lui dit de les amener au CA1. A ce niveau, les parents des malfrats (d’ethnie zagawa) arrivent très nom breux et les affaires se retournent contre M. Ngarga. Il est question qu’il prenne les charges médicales pour les soins du jeune homme blessé. Il n’est pas superflu de relever que les malfaiteurs et le Commissaire du CA1 sont de même ethnie. Plus de six heures de tractation sur cette question, M. Ngarga cède, accepte les soins et ils quittent le CA1 aux environs de 01 h.

Dimanche 18, il n’y a rien. Lundi 19, le Commissaire demande à Ngarga de venir au CA1 rembourser les frais de soins qui s’élèvent à 392 500 F CFA. Ils prennent rendez-vous pour le mardi 20 matin. Chose faite. Dans l’après-midi, on lui dit que le malade est dans le comma et transféré à l’Hôpital Général de Références Nationales. Un instant après, on annonce son décès. Le Commissaire arrive chez le Député et procède à son arrestation et de son fils, place des policiers devant sa maison pour mesure de sécurité. Tout se passe aux environs de 15 h 30 – 16 h. Vers 17 h – 17 h 30 mn, les Zagawa (parents des malfaiteurs) arrivent et incendient toute la maison de Ngarga avec tout ce qui s’y trouve ainsi que celle de son voisin Kampété Vetna, tabassent une femme moundang en grossesse, procède à la chasse systématique de tous les Massa du quartier.

Aujourd’hui,
1) Ngarga, son Fils et un policier massa sont en prison. Le policier était arrêté le lendemain et se trouve être l’un de ceux qui ont assisté à la bagarre ;
2) Les patrouilles et autres menaces des Zagawa continuent dans le quartier Coq-Ville en vue d’autres représailles ;
3) Toute la communauté massa vivant dans le quartier Coq-Ville est dans la nature, pourchassée, sans habitations, sans biens matériels ;
4) Etc.

Deux petites interrogations :

1) Comment se fait-il que des maisons protégées par les forces de l’ordre soient brûlées par les Zagawa au vu et au su de ces forces de l’ordre ?
2) Comment les autres malfaiteurs (les deux garçons) ne sont pas arrêtés et se retrouvent en position de force ?