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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Depuis l’avènement du MPS au pouvoir, le peuple est passivement pris en otage. Les tchadiens croyaient à la fin de la dictature sanguinaire d’Hissein Habré, or la dictature n’a fait que changer de couleur. Au lieu d’une DDS, il a plutôt créé une ANS qui joue le même rôle et réalise la même mission que sa grande sœur la destructrice du peuple tchadien.

 

Au moment où Deby s’oblige apparemment à faire la paix avec son voisin soudanais, il recommande diaboliquement à ses gourous de traquer les arabes dans la zone Est du Tchad. A quelle fin on ne sait rien. Ces pauvres éleveurs sont devenus des boucs émissaires du régime ce dernier temps, bien que leurs soit disant représentants jouissent du luxe en faisant semblant d’ignorer ce qui se passe réellement dans ce coin du Tchad. Je me demande si ceux-ci sont sensibles aux problèmes que rencontrent ces paisibles citoyens traqués çà et là par le pouvoir depuis un temps.

 

Pour la petite histoire, suite aux conflits communautaires (de 2005-2006) dans la zone Est du Tchad, conflit dont l’origine est basée sur la gestion de l’espace entre agriculteurs et éleveurs, le dictateur Deby cherche à régler ses comptes.  Ces conflits mal gérés par l’administration territoriale et les services sécuritaires, ou bien l’on peut même dire qu’ils seraient fort probables les investigateurs. Cinq ans après, le  pouvoir trouve des alibis pour venir envers ces éleveurs afin de les torturer et les déstabiliser davantage pour des fins stratégiquement diaboliques.

 

Le chef de canton de Haraz Mangueigne a été arrêté, torturé et il a succombé certainement suite de mauvais traitement. Pour aggraver la situation, Deby envoie son «the Killer» numéro un, Abdramane Moussa, connu sous le sobriquet «Monsieur Rapide» pour cette sale et horrible mission, je voudrais dire que c’est un génocide social. Ce dernier, je voudrais dire Abdramane Moussa, procède à l’arrestation de plus de cinquante notables tous de la communauté arabe basée à l’Est du Tchad.

 

La mission du gouvernement de la République bananière du Tchad, impose à la communauté arabe de payer la Dia fixée à plus de 7 milliards de francs CFA. Devant une telle situation, cette communauté serait obligée de se révolter (comme se fut la révolte de la communauté Moubi en 1966). Ainsi, nous pouvons confirmer que la chasse aux vaillants fils du Tchad a commencé. Avec des telles pratiques, où est la paix que Deby cherche, et de sur quoi, le transhument politique sans repère (comme d’aucun le surnomme) Monsieur Djasnabaye, moi je dirais plutôt le vagabond politique,  n’a même pas honte de lui décerner «le prix de paix et des droits de l’Homme». Cette communauté est comme la termitière, quand tu ne la touche pas, elle est stable, mais une fois que tu décides de la concasser, elle bouge et extrêmement.

 

Les éleveurs tchadiens sont naturellement indomptables aux dictatures, et le Président défunt Tombalbaye en savait quelque chose. Cette pratique fut aussi l'œuvre du tyran Hissein Habré. Nous voudrions ici rappeler que par la main sale, d'Ives de la Croix, Habré a eu à faire la même stratégie qui a finalement obligé les éleveurs arabes de migrer au Niger, ils sont plus de 100 000 habitants dans ce bled. On retrouve aujourd'hui l'héréditaire d'Ives, en la personne d'Abdrahamane Moussa, élève assidu d'Hissein Habré, qui a toujours accompli ces genres de missions. Ce phénomène est de plus en plus accentué ces dernières années, ainsi on note la présence des éleveurs au Soudan par des centaines de milliers, en RCA et au Nigeria.

 

Partant de ces faits inhumains et tractations ourdies dont fait l'objet les paisibles de cette zone, nous nous sommes permis de décrire ces violations des droits de l'Homme pour que solution soit trouvée dans un meilleur délai. Nous lançons cependant un vibrant appel à la communauté internationale de pouvoir contribuer à l'éradication de ce mal et doubler d'effort afin que ce dictateur cesse avec ses pratiques désagréables.

 

Dans des pareilles circonstances, je me pose la question suivante, pourquoi la CPI, la CEND SAD, l'Union Européenne, la France et l’Union Africaine restent muettes devant de telles situations? La responsabilité de notre gouvernement n’exclut pas la coresponsabilité des organismes internationaux devant ce drame.

 

Notre pays a connu un nouveau type d’agression, qui jour après jour, en silence, produit chaque année plus de victimes que celles du terrorisme d’État et de la guerre civile que nous avons déjà connu dans les années 1979. Pour finir, je voudrais noter que maintenant le monde a changé. La cause de la justice, de la liberté, de la paix, du progrès nous concerne tous. C’est une leçon pour le monde entier.

 

Ahmat Mahamat Djabora