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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

Les 10 contre-vérités de Mahamat Ali Moustapha 

 

Ceci est une réaction suite à la publication sur ce blog (ici) du droit de réponse sur l'affaire de l'UNABA intitulé "Droit de réponse des enseignants-chercheurs et laborantins l'UNABA".

 

 Croyant avoir à un vrai droit de réponse de la part de Mht Ali Moustapha où il  lèvera tous les soupçons à son encontre, j'ai trouvé, comme l'a commenté un internaute, une tentative désespérer pour voiler sa face et sauver sa peau.  Je suis resté sur ma faim. 

 

Apres vérification, aucuns enseignants et/ou laborantins de l'université d'abéché n'ont écrit ce droit de  réponse comme le laisse présager ce texte (l'absence d'une liste ou signatures confirme cela). Ainsi l'article a été écrit par  Mahamat Ali Moustapha himself (qui, dans son imaginaire, croit peut-être représenter tous les enseignants.).

 

De plus, il y a plein de contre-vérités dans le texte. Sans être exhaustif voici celles qui sont les plus flagrantes:

 

1) L'auteur de cet article dit que la bibliothèque de l'UNABA (université Adam Barka d'Abéché) est équipée en ouvrages essentiels. C'est absolument ridicule comme affirmation. En effet, la bibliothèque de toute l'université est en faite une salle de classe d'une superficie de 20 mètres carré cloisonnée en face du bureau du recteur. Les rares ouvrages qui s'y trouvent sont d'une autre époque. Il n'y a aucun livre de base en droit par exemple. C'est pareil pour les autres disciplines en sciences humaines et sciences pures. De plus les étudiants n'ont pas le droit d'emprunter les livres de la bibliothèque. Ils doivent les consulter sur place.

 

Parlant de laboratoires, il n'y a même pas l'ombre d'un laboratoire à l'UNABA. Dans une université où il n'y a pas un oscilloscope, j'aurais honte de parlé de laboratoire. Les étudiants de la faculté des sciences ne font aucuns TP de la première année à la 3e année. Pour l'informatique n'en parlons même pas, c'est un rêve pour un étudiant de l'UNABA de touché à un ordinateur.

 

2) Pour ce qui en est de la restructuration administrative, Mahamat Ali Moustapha a créé et continue de créer des postes "fantômes"  d'aucunes utilités pour calmer toutes personnes sensibles et capable d'une fronde. La plupart de ces enseignants nommés ne se rappellent même plus de la nomination de leur poste. Ils auront une prime de 60.000 fcfa par mois et c'est tout ce qui compte. Ceci n'est pas un bon exemple d'une bonne gestion d'une institution académique.

 

3) L'auteur de l'article dit aussi que 3 des 4 signataires de l'article précèdent ont occupé des postes à l'UNABA. C'est du pur mensonge. Un seul d'entre eux (Mahamat Moukhtar Khayar) a été chef de service de scolarité à la faculté des sciences et il a été remplacer par le cousin du recteur Mahamat Ali Moustapha, en la personne de Souleyman Adoum Ady.

 

4) Les paies du mois de septembre et d'octobre n'ont pas été retardées à cause de la grève de l'UST. C'est le recteur Mahamat Ali Moustapha, alors fraichement accusé de détournements de 400.000.00 fcfa par COBRA, qui a expressément retardé les paies en espérant que son problème soit régler. Il a ainsi ordonné son intérimaire, une vraie marionnette parait-il, de ne pas signer les états de salaires pour le trésor. 

Il faut peut-être utile de rappeler que le syndicat des enseignants ne fait pas partie de l'UST. Je ne vois donc aucune relation entre la grève d'une union syndicale indépendante et le retard de paiement d'un corps dépendant d'une autre organisation syndicale.

 

5) Il dit que son cousin Souleyman a été élu par les enseignants pour présider la SYNECS/Abéché. Et il se pose la question où est le problème? Ahhh l'hypocrisie, quand tu me tiens!

 

C'est une technique assez classique de placer ses pions dans le syndicat afin de museler les enseignants et d'écarter ainsi tout contre-pouvoir et/ou contre-poids. De plus ton cousin était en même temps président du syndicat SYNECS et Chef de service de la scolarité. Là aussi il y a un vice de forme car la scolarité est une sous-organe du rectorat.

 

Les ennuis de enseignants frondeurs  ont commencés lorsque ces derniers ont demander le renouvellement du bureau du syndicat d'Abéché. En effet, le cousin du recteur, Souleyman Adoum Ady, a été absent pour longue durée (parti pour étudier au Maroc) et que son mandat était à terme.

 

6) Le recteur fait malicieusement semblant d'ignorer que les enseignants frondeurs parlent du comptable à Abéché (un certain Hadnane, cousin du recteur) et non du comptable Ehba abraham du ministère des finances. Ce Hadnane a été recruté comme comptable à abéché alors qu'il avait seulement le bac comme diplôme. Ce Hadnane,  après avoir mis à sac  les frais d'inscriptions (25.000 fcfa par étudiant et 100.000 fcfa pour les régimes spéciaux) est partir s'inscrire dans un institut privé de N'djamena (ISCAM ou ISG) pour avoir un BTS … juste pour la forme parait-il.

 

7) Le recteur Mahamat Ali Moustapha met très fièrement l'accent sur le nombre actuel des enseignants. Il n'avoue pas que la plupart des nouvelles recrues sont des laborantins. Ces soi-disant laborantins sont recrutés avec le niveau Bac+2 ou 3 sortis de nulle part, venus pour augmenter le nombre du personnel acquis à la cause du recteur. D'ailleurs, pourquoi, certains se demandent avec amusement, recruter des laborantins dans une université sans laboratoire?

 

8) Il est  vrai qu'une épée de damoclès est constamment suspendue sur les enseignants qui n'adhèrent pas à la cause du recteur. Les exemples sont légions:  deux enseignants de droit, Nestor Bebam et Ndar, ont été renvoyés et mis à la disposition du ministère. De même, un enseignant d'économie (Bertrand Gouataine) et un autre de sciences (Mahamat Tahir) ont été aussi renvoyés. Je n'ai pas encore parlé des "bande de quatre" pour reprendre l'expression du recteur  Mahamat Ali Moustapha. Ces quatre enseignants sont tous sur le point d'être renvoyés tout simplement par ce qu'ils ont eu une différence d'appréciation et d'opinion avec le  recteur.

 

9) L'auteur dit aussi que le climat qui à l'unaba est de confiance. C'est faux. Rappelons que le recteur Mahamat Ali Moustapha a été suspendu par l'opération COBRA pour détournement de 400.000.000 de francs cfa. Cependant comme le ministre de l'enseignement supérieur actuel est son ami, il n'est pas encore remplacer par quelqu'un d'autre et veut tous faire pour rester recteur. A l'heure actuel, il est suspendu mais pas remplacer. Il donc mi-recteur, mi-nonrecteur. Il y a quasiment un vide institutionnel à l'unaba où le moindre commentaire critique à l'égard de l'administration te collera l'étiquette d'anti-recteur et écopera ainsi un avertissement qui conduira à un renvoi.

 

Cette situation de  mi-recteur, mi-nonrecteur l'a rendu complètement délirant. Comme les agents de l'opération cobra sont trop forts, trop couillus pour les bousculés, le recteur Mht Ali Moustapha décide donc de verser son venin sur les pauvres enseignants de l'unaba. Mais comme il est "mi-recteur", il renvoie les enseignants par l'interposition de son intérimaire. Parlant de son intérimaire, c'est un vétérinaire obscur propulsé au poste de secrétaire général. Il est une marionnette et  un vrai nègre de service chargé de basses besognes. Une prochaine liste de 10 enseignants à renvoyer est déjà sur la table pour signature. De quel climat de confiance le recteur fait allusion?

 

10) Enfin Mahamat Ali Moustapha donne une maxime de Gustave Thibon sur laquelle il demande aux lecteurs de méditer. Mais il doit commencer à méditer sur son propre sort et sur ses ennuis avec la justice.

 

Depuis la parution dans journal "le temps" et dans ce blog (ici) du réquisitoire des quatre enseignants, le souvent calme Mahamat Ali Moustapha est devenu un vrai paranoïaque, accusant les uns de nostalgiques tombalbayistes et d'autres de sympathisants de l'ancienne administration. Il saute par ci, sautille par là, criant au complot. Il veut tous détruire sur son passage.

 

Il y a deux jours, dans ses délires habituelles, Mahamat Ali Moustapha confiait  à un de ses proches, que l'équipe rectorale est aussi complice avec les enseignants frondeurs. La guère entre les différents responsables  rectoraux s'annonce donc imminente. Dans tous cela, ce sont les enseignants, sommés de choisir un camps, et accessoirement les étudiants qui vont souffrir.

 

Je veux terminer sur un conseil à Mahamat Ali Moustapha. Quitte l'unaba pendant qu'il est encore temps. Fait cela pour l'université, pour toi, pour tes amis (ils t'ont déjà trop aidés). Récemment tu as fait la fine bouche à une proposition de l'actuel ministre pour un autre poste. L'arrogance peut mener à la désillusion.

 Si tu veux absolument rester, alors change ton fusil d'épaule mais aussi de cibles. Les enseignants de l'unaba ne t'ont rien fait. En tout cas, ils ne t'ont pas forcer la main pour détourner 400.000.000 de fcfa, source de tes ennuis. Tu es entrain de payer le prix de tes propres forfaitures. Il faut avoir le courage de les assumées. Le vin est tiré et il faut le boire!

 

Ahmat Ngarambaye