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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

  idriss-deby

Chers frères et sœurs

 

Le Tchad notre pays est-il gouverné ?

Existe-il un Président de la République au Tchad ?

Existe-il un Gouvernement ?

Autrement comment comprendre que  des individus s'arrogent des prérogatives leur permettre d'agir dans les domaines d'intervention de l'état et surtout  dans des secteurs prioritaires essentiels comme la santé, l'éducation, les infrastructures, le commerce, l'habitat etc .

Les initiatives privées existent partout dans le monde mais ne sont-elles pas régies ou règlementées par des lois et des textes, ne sont-elles  pas structurées voire canalisées dans un cadre bien défini par ces lois qui les régissent.

Et dire qu’au Tchad, sous le couvert des initiatives privées, des individus décident en lieu et place du Président de la République et du Gouvernement ou imposent  leur désir ou rêve à des millions des tchadiens .

Qui sont ces individus qui prennent des initiatives à leur bon vouloir, pour leurs intérêts égoïstes et les imposent à l'état ? .

Les exemples, des exemples à vous couper le souffle.

 

·         Un individu a construit un pont privée entre Gozator et Angabo et impose aux citoyens de payer pour emprunter le pont qui lui aurait couté dix millions de francs CFA.  Question : l’état tchadien est-il à dix millions de francs près ?

 

·         Un sac de Ciment coute aujourd'hui sur les marchés de Ndjamena 12 à 14 000 francs cfa, prix imposé par un conglomérat de commerçants qui a pris en otage tout un peuple au nom des initiatives privées. Question : Où est le ciment de Baoré ? .Le ciment de Baore n’est-il  pas recyclé dans des sacs made in Dangote et cimencam.

 

·         Ndjamena Nadif , ce projet de la mairie de N’djamena qui a englouti plusieurs milliards de nos francs  et qui continue de fonctionner timidement avec l’argent du contribuable tchadien , est aujourd’hui exploité comme une propriété privée. Les habitants de N’djamena qui ont la chance de voir passer devant leurs concessions les véhicules de N’djamena Nadif doivent payer cash pour voir leurs ordures ramassés. Question : qui empoche l’argent collecté par les éboueurs ?

 

·         Les stations d’essence sont concentrées dans certains quartiers sans aucune études préalables du marché, des  risques et avantages pour la population (voir sortie nord N’djamena, avenue 10 octobre etc ) Question : Comment ont elles obtenu l’autorisation ?’

 

·         Des entrepôts de diverses marchandises construits au centre-ville de N’djamena  dans les quartiers  Ambassatna , blabline, sénégalais ou installés dans des habitats .Certains de ces quartiers sont en voie de disparution au profit des entrepôts. Question : qui a autorisé la transformation de ces quartiers en centre d’entrepôts.  

 

·         Le prix de  loyer au Tchad varie selon les quartiers et l’habitation certes mais ce qui est frappant .Une simple chambre en poto poto dans un quartier périphérique de Ndjamena est louée par mois à plus 25 000 FCFA.

La location mensuelle d’une concession en matériaux durables ou villa varie de cinq cent mille (250 000)  à trente millions de franc CFA (30 000 0000)..L’exemple, le plus frappant est celui des villas louées à des particuliers pour abriter les bureaux de certains ministères et de l’assemblée nationale qui coutent  mensuellement dans les trente millions. Question, pourquoi le loyer est-il si cher au Tchad ?.

 

·         Un terrain non viabilisé de 500 mètres carrés est vendu  cinq à dix millions (10 000 000) selon la zone et une concession en poto poto  dans certains quartiers de N’Djamena comme Sabangali, Mardjandafag, Ardep djoumal et Blabline  coute  cinquante à cent cinquante millions (150 000 000)  francs CFA. Question :  qui attribue le terrain et qui fixe le prix du mètre carré.

 

·         Au Tchad, une seule personne a tout un carré de logement à lui seule dans un quartier habitable et une centaine de titres fonciers ou de bornages dans les quartiers périphériques ou suburbains. Question à qui appartient la terre et qui attribue le terrain.

 

·           Des chômeurs, des simples fonctionnaires ou soit disant commerçants, ont  des villas dont le cout de construction avoisine les trois cent millions Question où ont-il trouvé cet argent et combien payent ils d’impôt à l’Etat.

 

·         Prolifération des cliniques, laboratoires d’analyse médicale et infirmeries  privés ne respectant aucune norme de propreté ou d’exercice du métier Question : qui délivre l’autorisation ?

 

·         Prolifération des écoles et instituts d’enseignement dits privés où enseignent des gens pouvant à peine  construire une phrase correcte. Question : qui délivre l’autorisation

 

·         Des instituts de formation au métier de la santé avec un corps enseignants inexpérimentés. Question : qui délivre l’autorisation.

 

·         Des écoles, collèges et autres établissements  publics ou privés où s’entassent de centaine d’élèves par classe assis  quelque fois à même le sol. Question pourquoi ce délabrement de nos établissements

 

  • Des gros camions ou autres véhicules dont  la charge et le poids dépassant les normes empruntent et détruisent quotidiennement les quelques rares rues, les câbles et poteaux électriques et téléphoniques construits à cout des milliards de francs CFA avec l’argent du peuple.

Ces gros porteurs font également d’énorme dégât  dans certains quartiers rendant les rues  impraticables et obstruant le passage. Aujourd’hui à N’Djamena aucune rue praticable d’un bout à l’autre. Question : qui autorise ces véhicules à circuler dans le centre-ville ?pourquoi les propriétaires de ces camions ne sont-ils jamais  inquiétés ?

 

  • Des produits avariées et périmées sont vendus dans nos marchés .Comment ces produits sont t- ils introduits au Tchad ?

 

  • La drogue et autres stupéfiants circulent librement au Tchad .Question : comment ces produits sont-ils introduits au Tchad ?

 

 

  • Effritement du tissu social par les conflits de toute sorte  (quelque fois au sein d’une même famille, entre frères et sœurs) provoqués ou mal gérés ou encore mal jugés par les commissaires de police, des juges et autres comandants de brigade obstinés par le gain facile . Question : Qui nomme ces commandants, juges et commissaires ? .

 

  • Inégalité sociale flagrante, les tchadiens sont catégorisés. Question : qui encourage et cautionne ces inégalités ?

 Toutes ces questions démontrent clairement que l’autorité de l’état n’existe pas au Tchad. Et par ricochet le président de la République et le Gouvernement dont le rôle essentiel est de faire régner cette autorité n’existent que de nom. La preuve, la plus flagrante , quand il arrive que le gouvernement ou le président  prenne une décision, celle-ci ne dure que le temps que sèche l’encre utilisé pour écrire la décision ………...Et pendant ce temps, imaginons  la vie que nous, la majorité écrasante menons.

 

NASSRA MASS