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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

revocitoyen

 

L’appel à la grève générale lancé depuis le 17 juillet dernier par l’Union des Syndicats du Tchad (UST), se poursuit.

Selon des informations en provenance du Tchad, la grève est largement suivie par les travailleurs de tous les secteurs socioprofessionnels du pays, lassés par l’abus du pouvoir des autorités peu respectueuses de leurs engagements souscrits  avec les partenaires sociaux locaux.

Cette situation de grève a paralysé l’administration publique, les secteurs de santé et de l’éducation nationale du pays.

Face aux revendications légitimes des responsables syndicaux, le régime d’Idriss Deby fait preuve du mépris et de l’intolérance à la limite  inouïs à leur encontre.


Depuis 2003, date repère où le Tchad est entré dans le cercle prestigieux et  restreint des pays producteurs et exportateurs de l’or noir, il est à parier aujourd’hui, que le Gouvernement  est dans l’incapacité totale de respecter et d’honorer ses engagements vis-à-vis des travailleurs et des dignes fils du pays.


La crise sociale s’est véritablement installée  dans la durée avec son corollaire de vie chère, aucune famille tchadienne ne peut manger deux fois par jour faute des moyens.

Aujourd’hui, le bras de fer qui oppose les autorités tchadiennes aux organisations syndicales, est loin de trouver une  issue heureuse et consensuelle. Car, la méfiance a atteint son paroxysme !

A cette crise sociale, vient s’y greffer l’annulation de la session du Bac 2012 par les mêmes autorités de Ndjaména qui ont provoqué l’ire des candidats admis et recalés à ce titre universitaire.


Le 9 août dernier, des centaines d’élèves ont envahi le rectorat pour protester contre l’annulation du Bac 2012 et exprimer leur colère générale face aux décisions de plus en plus impopulaires que prennent les autorités tchadiennes désemparées et en perte de vitesse devant les nombreuses revendications sociales tous azimuts.


Pour disperser les manifestants, les forces de l’ordre  pardon du désordre ont recouru aux moyens de répressions. Le gaz lacrymogène a été utilisé abusivement  et sauvagement pour venir à bout des élèves décidés d’en découdre.

Le droit à la manifestation reconnu par la Constitution tchadienne,  la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) et la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) ; est considéré par les pays respectueux des Conventions internationales, comme un droit acquis inaliénable.

Le Tchad qui se réclame dans une ère démocratique viole et transgresse ce droit à la liberté d’expression qu’est la manifestation.

Pour les autorités tchadiennes, manifester sous le régime actuel est devenu une infraction répréhensible.

Ainsi,  au regard de la grogne sociale et scolaire en cours dans le pays, on est tenté de dire que le Tchad se dirige indubitablement vers une révolution citoyenne et populaire qui risquerait de basculer l’histoire politique de ce pays gouverné par un tyran.


C’est pourquoi, pour parer aux éventuelles répressions disproportionnées à l’aide du gaz lacrymogènes et autres moyens non conventionnels, notre blog propose de mettre à la disposition des activistes tchadiens des astuces pour faire face aux effets de gaz lacrymogène des forces de l’ordre.


Il suffit de télécharger ce document : Ici.


C'est pour éviter la prise du pouvoir par les armes et le maintien au pouvoir par les armes des groupes tribaux, qu'il nous faut impérativement une révolution citoyenne et populaire qui permettra aux Tchadiennes et Tchadiens d'en être fiers au moins.

Les forces vives tchadiennes en exil sont désormais mobilisées pour porter la lutte au cœur du  régime grâce à un élan patriotique salutaire pour  tous. Elles mettent en garde Idriss Deby et  les autorités de Ndjaména contre tout dérapage à l’encontre des manifestants.

 

La rédaction du blog de makaila