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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

Fédération  Action pour la République

(Parti/ Fédération)

Coordination Exécutive Fédérale

Le Coordinateur Exécutif Fédéral

                             

 

Communiqué de presse

Le poignard du MPS dans le dos de la démocratie tchadienne


La démocratie tchadienne est assassinée par le MPS qui prétend être son géniteur.

En effet, à l’arrivée du MPS, le 1er décembre 1990, Idriss Déby déclarait n’avoir apporté au Tchadiens «ni or, ni argent», mais «la liberté». Le prenant au mot, les Tchadiens les plus sceptiques même l’ont cru. Les anciens militants de l’UNIR, sortis de l’ombre et de nulle part, ont vite fait de se muer en militants MPS qu’ils diabolisaient à la fin du règne d’Hissein Habré. Aujourd’hui, le MPS est pris en main par eux pour le conduire à sa mort certaine comme ce fut le cas de l’UNIR. Ces charlatans font aujourd’hui du MPS leur gagne-pain.

En 2000, la loi n°15/PR/2000 du 18 août 2000 portant création de la CENI répartit, en son article 4, ses trente un (31) ses membres respectivement entre les partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale, les partis politiques non représentés à l’Assemblée Nationale et le Gouvernement.

En 2008, la loi n°020/PR/2008 du 19 décembre 2008 portant création de la CENI répartit ses trente un (31) membres comme suit :

-          «Un (1) président est choisi d’accord parties parmi les personnalités reconnues pour leurs compétences, leurs expériences, leur intégrité morale et leur hauteur de vue ;

-          quinze (15) membres issus des partis politiques de la majorité dont un (1)  par parti politique représenté à l’Assemblée Nationale ;

-          quinze  (15)  membres issus des partis politiques de la majorité dont un (1)  par parti politique représenté à l’Assemblée Nationale… ».

En 2008, sous la houlette de l’accord du 13 aout 2007, la loi n°022/PR/2010 du 19 décembre 2010 portant modification de la  loi n°020/PR/2008 portant création de la CENI est adoptée pour légiférer l’organisation des élections de 2011. Cette loi reprend mot à mot l’article 4 de la loi précédente.

Ainsi, cette «CENI est composée de trente un (31) membres dont :

-          président choisi d’accord parties parmi les personnalités reconnues pour leurs compétences, leurs expériences, leur intégrité morale et leur hauteur de vue ;

-          quinze (15) membres issus des partis politiques de la majorité dont un (1)  par parti politique représenté à l’Assemblée Nationale ;

-          quinze  (15)  membres issus des partis politiques de la majorité dont un (1)  par parti politique représenté à l’Assemblée Nationale… ».

Donc, l’accord du 13 août 2007 n’a pas innové la CENI comme certains acteurs politiques qui revendiquent la paternité de cet accord.

Après avoir tenté en vain le forcing au niveau du CNDP pour avoir trois ou quatre sièges à la CENI alors que la loi adoptée par l’Assemblée Nationale le 31 juillet 2013 et promulguée le 7 août 2013 par le Chef de l’Etat sous le n°16/PR/2003 ne lui attribue qu’un seul comme tous les autres partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale. Le MPS voulait avoir plus de sièges comme le Comité de Suivi les lui a attribués en violation de la loi en son temps à travers MM. Abakar Adoum Haggar, Abdelkérim Touka Aliki et Youssouf Abassalah tous MPS. Mais, le MPS se heurte à la résistance de l’ensemble des membres du CNDP y compris ceux du MPS et ses alliés.

C’est devant cette légitime résistance du CNDP que le  MPS soumet à l’Assemblée Nationale, le projet de loi portant modification de l’article 3 de la loi n°16 citée ci-dessus non pas pour être examiné par les Députés, mais pour être adopté les yeux fermés en procédure d’urgence qui empêche les députés de proposer leurs amendements. Rappelons que la dernière fois en juillet 2013, la procédure normale a permis aux Députés alliés au Mps tels que ceux du Groupe Parlementaire des Républicains, du Groupe Parlementaire des démocrates, du Groupe Parlementaire RDP et les Députés de l’opposition à savoir MM. Ngarlejy Yorongar Député de FAR/PARTI FEDERATION, Néatobeï Bidi Valentin du PAP/JS, Rakhis Ahmat Saleh du PUR et le Groupe UNDR de déposer leurs amendements relatifs aux partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale d’avoir un représentant d’office à la CENI. Ces amendements tous confondus ont été pris en compte par l’Assemblée Nationale.

C’est cette disposition adoptée à l’unanimité que le MPS remet en cause en forçant ses Députés et ses alliés de voter comme un seul homme pour lui permettre de frauder aux élections.

Habitué aux fraudes, le MPS met en place, à travers cette loi qui sera adopté demain, le mécanisme qui lui permettra de rempiler.

Oui, le MPS assassine sa démocratie en plantant son sabre en plein cœur.

N’Djaména, le 16 octobre 2013