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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Selon des sources proches des affaires politiques et militaires du Front Populaire pour le Redressement (FRP) Forces positives du Général Baba Laddé, exilé au Cameroun, ce dernier serait injoignable depuis 48heures.

Le mouvement armé basé aux confins RCA/Tchad,  a contacté plusieurs personnes au Cameroun pour localiser le Général Baba Laddé, mais en vain.

Pour rappel, le Général Baba Laddé, a été enlevé en octobre 2009 à Bangui puis extradé vers Ndjaména où il a été détenu au secret pendant une année dans les locaux de l’Agence Nationale de la Sécurité (ANS), machine policière et lourdement répressive du régime tchadien.

En août dernier, en plein Ramadan, le Général Baba Laddé, a réussi à s’échapper pour trouver refuge dans une ville camerounaise où il vivait dans la clandestinité.

Pour sa sécurité et protection, il a introduit une requête d’asile  auprès du Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) basé au Cameroun, son dossier est en cours d’instruction.

Il faut ajouter que le Général Baba Laddé a renoncé à l’option militaire puis entrepris quelques démarches des négociations politiques avec Ndjaména.

Une délégation tchadienne comprenant Abbas Mansour, ancien représentant de l’UFDD en France, avait ébauché initiatives pacifiques pour l’emmener à déposer les armes.

C’est donc en pleine phase d’études et de traitement  de son cas, que nous venons d’apprendre qu’il aurait de nouveau disparu  là où il devrait jouir de la moindre protection et de sécurité.

Cette nouvelle disparition du leader du Front Populaire pour le Redressement (FPR), nous fait rappeler, la vague d’’extraditions vers le Tchad dans   les années 1990, de plusieurs opposants et réfugiés tchadiens qui étaient au Nigéria avec la complicité des autorités locales.

Le cas du Général  Baba Laddé, pose l’épineuse question de sécurité des opposants, exilés et réfugiés tchadiens qui se trouvent en Afrique centrale et dans un certain nombre des pays limitrophes du Tchad, connus pour leur déni  des règles  élémentaires des droits de l’homme.

La faute revient également au bureau du Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) du Cameroun, pour n’avoir pas pris à bras le corps, toutes les craintes et inquiétudes exprimées par le Général Baba Laddé qui aspire à  une quiétude et sécurité pour sa personne.

Le respect de la Convention de Genève par les Etats africains, doit faire l’objet d’une réflexion  profonde par les acteurs de la société civile du continent qui interviennent dans ce domaine pour  une transversalité de la question,  afin d’assurer et de garantir la sécurité, la quiétude et la protection effectives de tous ceux qui en font  la demande.

 

La rédaction du blog de makaila