Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

Les ménages ont de plus en plus de mal à se procurer du gaz domestique qui devient rare, à cause de nombreux facteurs : spéculation, manque de bonbonnes (emballages)…

Depuis la décision prise au départ par les autorités, d’interdire la consommation des sources d’énergie traditionnelles comme le charbon et le bois de chauffe, la situation de l’énergie domestique constitue avec la vie chère, une épine dans le pied des populations. Le chef de l’Etat lui-même, avait pourtant fait une promesse sur les antennes de la Radio nationale : des mesures de substitution allaient être trouvées pour remplacer le charbon de bois et le bois de chauffe. Certains contrats ont été passés avec des entreprises étrangères, notamment nigérianes. Depuis plus rien. On attend toujours le gaz. Les toutes premières bouteilles livrées par le groupe nigérian Dangoté, n’ont constitué qu’une goutte d’eau dans la mer : la demande était supérieure à l’offre. C’est vrai que ces bouteilles sont subventionnées mais le problème reste celui de l’accessibilité du grand nombre à cette nouvelle source d’énergie.
 
Encore que son utilisation requiert un minimum de dispositif et de culture à la chose. Il faut rappeler que la petite bouteille de 6 kg coûte les yeux de la tête pour le plus grand nombre qui éprouve déjà de réelles difficultés à se faire assurer la ration alimentaire quotidienne. « Je suis venu acheter la petite bouteille avec l’argent qu’on m’a donné depuis la maison. Mais quand je demande le prix de la bouteille de gaz, on me parle de 42 000 FCFA, y compris le brûleur ; je suis obligée de rentrer avec l’argent à la maison et le rendre à mes parents », s’indigne Gloria, une jeune fille rencontrée chez un marchand de gaz dans le centre ville qui n’avait en tout, que 19 000 FCFA.
 
Un tour dans les stations-service cette semaine, met en évidence la rareté du produit. Dès qu’on s’approche d’une station avec une bonbonne, un hochement de tête ou un geste de la main des agents, font comprendre à l’immédiat que le gaz est inexistant.
 
Et lorsqu’il est un peu disponible, il est souvent sujet à la spéculation de la part de certains commerçants véreux qui ne tardent pas à majorer les prix à la tête du client. Ainsi, de 9 000 FCFA, on passe rapidement à 12 000, voire 15000 pour la recharge de la bonbonne de 12 kg. Les spéculateurs justifient leurs pratiques. « Il arrive que nous soyons en rupture de stock. Il faut parfois attendre deux à trois semaines avant d’être à nouveau ravitaillés. Pendant ce temps, pour maintenir la clientèle, nous prenons parfois du gaz chez des petits livreurs qui vont l’acheter à moto à Kousseri, pour nous le revendre à 12000 ou 13000 frs », s’explique Allamine, tenancier d’une boutique à l’Avenue Kondol. 

Par Boussarna Moudaï,
journaliste de la Voix.