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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

OPINION
                                                            DE SUPER FLIC  AU  SUPER VOYOU


      Monsieur le ministre de la sécurité publique actuelle est une insulte vivante à l’intelligence humaine. Ce triste handicap est certes une pathologie commune au gouvernement de notre cher pays, voire du régime sous lequel nous croupissons, mais, monsieur le ministre de sécurité constitue la crème de cette vilenie.


      En politique, il est nécessaire de distinguer deux dimensions de l’exercice de la démocratie : la démocratie politique et la démocratie sociale. La démocratie politique est celle mécanique qui n’a que la supériorité numérique pour seul baromètre. Elle est celle grâce à laquelle les députés du parti au pouvoir peuvent s’offrir le luxe de voter tout et n’importe quoi à l’Assemblée nationale tchadienne.
Au-delà de cette démocratie politique qui ne vaut dans notre pays rien de plus qu’une piètre promotion de l’élan moutonnier, il y’a la démocratie sociale, bien plus précieuse.
    La démocratie sociale est dans un Etat, le droit absolu reconnu aux citoyens de vivre en sécurité  , de circuler librement dans leur pays,  et, surtout, de vivre  selon leurs talents, leurs capacités diverses à créer, à produire. Nul ne peut, s’agisse-t-il d’un ministre se croyant sorti de la cuisse de Jupiter, porter atteinte à ce principe qui constitue le socle de tout Etat aspirant à la dignité.


Et, c’est ici tout le caillou dans notre commune chaussure. Le Tchad, sous l’actuel  régime, n’aspire aucunement à la dignité. Sinon, comment comprendre qu’un responsable public, en toute idiotie, brandisse l’argutie de la protection de l’environnement (sauvegarde des berges du fleuve Chari) pour interdire des activités humaines qui font vivre des familles entières ? Je ne suis pas certain que cette brute en rogne sache lire un article de presse ; mais, que ces lamentables collaborateurs lui fassent comprendre ceci : en faisant brûler des pirogues, interdisant le maraichage, bref, en interdisant toutes formes d’activités humaines sur et autour du fleuve Chari, ce sont des milliers de personnes que l’on asphyxie économiquement, socialement. Que l’arrogant ministre aux aboiements lugubres apprenne que l’environnement n’est pas une valeur en soi, il n’est utile que lorsqu’il est au service de l’Homme. Nous, tchadiens, ne sommes pas tous nés du bon côté : nous ne sommes pas tous obligés de vivre sans mérite aux crochets  de l’Etat… Nous sommes quelques-uns encore à préférer vivre de la sueur de nos fronts. Que le ministre veuille vivre du voyoutisme public, c’est son choix, puisque son régime le lui permet. Cependant, nous refusons l’ineptie qui veut ériger en système de gestion publique le cynisme d’Etat.


    Je ne suis aucunement étonné qu’un ministre barbare souhaite tuer des Hommes pour faire vivre poissons, hippopotames, lamantins ,crocodiles et autres algues et nénuphars ; car, les barbares n’aiment que la faune. Mais, j’élève une protestation contre un imbécile qui se croit tout permis. Nous n’avons point de cours de science à donner à quiconque. Mais réitérons que l’écologie se vaut que lorsqu’elle fait vivre l’Homme, il n’y a pas de protection d’environnement qui vaille sans protection humaine. Les fanfaronnades sont légitimes pour ceux qui n’ont jamais rêvé de devenir ministre par ce qu’ils n’en ont ni le mérite ni la capacité. Mais l’arrogance bête, l’imbécilité érigée en réflexion politique ne passerons pas…


Que ceux qui savent lire un article de presse autour du petit fanfaron du ministre de l’insécurité publique lui expliquent cette assertion d’Alfred Vigny ‘’ A voir ce que fut l’Homme et qu’il est, seul le silence est grand.’’




BERAL MBAIKOUBOU