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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Assileck.jpgLa nature a horreur du vide, et d’ailleurs c’est sous ce chapitre que l’on veut ensevelir la lutte armée et les idéaux qui ont germé face à l’obscurantisme et la démagogie.

Le 20 juillet 2010, les leaders de la rébellion ont été priés de partir du territoire soudanais. L’objectif et le but principal de cette donne sont de fragiliser au maximum le cœur de la dynamique qui engendre la lutte armée.

 

Dans l’élan de la visite du président soudanais au Tchad, il fallait dégager l’horizon afin de permettre aux autorités soudanaises d’aller à la conférence du CEN-SAD avec autant d’atouts, rendre la réciproque à Idriss Deby en chassant les personnalités politico-militaires comme ce fut le cas avec Dr Khalil Ibrahim et sa suite.

 

Les Soudanais sont bien ancrés dans le processus de la paix et de la réconciliation avec N'Djamèna et plusieurs facteurs d’observations. Primo, ils savent avec véhémence que l’aide au MJE à travers le régime débyfole n’a pas changée. Deuxio, épousant la culture anglicane qui leur sied, ils manœuvrent avec diligence tous les scripts des faits. Ils attendront avec sang froid la comptabilité des butins ramassés à chaque accrochage avec la rébellion soudanaise, et le feront savoir au moment opportun. Tertio, ils attendront les 6 mois qui puissent les amener jusqu’au referendum avec le sud Soudan avant de retenir une position claire. D’ici là, tous les faits du régime despotique de N'Djamèna envers une insurrection au Darfour passeront à la loupe.

 

Parallèlement, la disposition du pouvoir tchadien à vouloir sauver son régime en entretenant une synergie avec le soudan gène le lobby néo conservateur qui veut coûte que coûte la tête d’Al-Béchir. Un groupe constitué des ONG, des personnalités politiques et autres hommes d’influences agissent à travers des canaux bien huilés tels que le quai d’Orsay pour faire entendre leurs désapprobations sur l’embellie des relations Tchado-Soudanaises, et le sacrifice fait sur les populations de la région du Darfour.

 

La donne actuelle s’explique par la stratégie voulue par le régime tchadien et précisée aux autorités politiques soudanaises. Il faut faire partir les leaders politico-militaires qui constituent un handicap à la paix façon Deby. Celle de ne point constituer une adversité quelconque et ne rien prétendre au partage du pouvoir. Le reste peut être rétribué à la pelle afin de rallier le despotisme organisé.

 

En faisant sauter ce verrou, le pouvoir tchadien veut avoir des hommes à sa merci. L’expédition Abderaman Moussa viendra ramasser tout démobilisé, et se fera le plaisir d’affaiblir tout leader en manque d’effectif militaire.

 

À Doha, les chefs de la rébellion ont été reçus avec tous les honneurs par l’exécutif du Qatar. Des assurances leur ont été données pour assoir la paix. Mais aussi noble que soit cette entité, la paix ne peut se faire avec cette optique à vouloir jauger son adversaire dans la faiblesse des positions. Une fois les hommes en armes démobilisés, la négociation avec quiconque se fera aux rabais.

 

Reste à faire comprendre à l’aspect gadget, l’homme à la vue étroite que la somme d’une lutte ne s’arrête point aux facteurs du moment tant l’injustice est présente, tant que le moteur des entités ayant conduit la révolte au sommet de l’oppression physique, économique et sociale reste béante.

 

Il ne faut rien attendre du pouvoir en place si ce n’est l’arrogance, l’humiliation et la décadence. Il faut partir et quitter les territoires du Soudan pour porter la lutte à l’intérieur du pays, là où le peuple pose ses revendications ultimes, là où ses souffrances effrayent chaque jour. Mais par delà tout aspect le refrain d’aujourd’hui n’est que passade et l’horizon est autre.

 

Pour toi et moi,

 

La lutte continuera quelque soit la forme des revendications…

 

Assileck Halata Mahamat