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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 Gaya Ple

Gaya Ple Seid, ancienne gloire de l'athèlitisme

tchadien, contraint à l'exil par le régime

 tchadien.

Au cours du siècle passé des juridictions pénales ont été installées pour punir ceux qui se sont rendus coupables de crimes avilissant profondément l’être humain. Il s’agit des tribunes de Nuremberg, de Tokyo, des tribunaux ad’hoc pour le Rwanda et de l’ex Yougoslavie.

 

Cinquante deux Etats ayant ratifié le statut de Rome, alors qu’il en faut soixante, l’on est encliné à se réjouir de ce que la Cour Pénale Internationale devient effective sous peu. Mais, sur les cinquante deux, neuf seulement ont effectué la mise en conformité. Cela n’est pas sans inquiéter. Face à cet état de chose, les organisations de défense des droits de l’être humain et autres de la société civile ont le devoir sacré d’amener les gouvernements à faire en sorte que le statut ne soit pas une lettre morte.

Il est urgent que les dispositions de cet instrument juridique soient incorporées dans les législations nationales afin de faire de la cour une juridiction efficace fondée sur la complémentarité et la coopération.

Il appartient fondamentalement à tout Etat partie dans l’exercice de sa compétence de punir de manière adéquate les auteurs d’actes contraires à l’ordre international et aux considérations élémentaires d’humanité. La cour dispose pour l‘avenir. Elle a une compétence à la fois rationne tempori et ratione loci. Les infractions commises avant son entrée en fonction et en dehors des Etats parties ne seront pas pris en compte. De plus, étant donné qu’elle est une juridiction complémentaire des juridictions nationales, elle n’interviendra que lorsqu’un Etat partie ne sera pas en mesure de remplir ses obligations aux termes du droit international.

Il est impérieux que chaque Etat se dote d’une législation adéquate et de ressources suffisantes pour être à la hauteur de ce que l’on attend de lui. Chaque individu, quelle que soit sa qualité officielle est tenu de répondre de ses actes. La responsabilité pénale est individuelle. A la culture de l’impunité doit succéder la culture de la responsabilité.

 

Le monde de la politique nous a tellement rebattu les oreilles des différents défis que notre pays ou continent pour être du monde que nous ne savons plus en fin de compte lequel de ces défis se trouve le plus important de nos hommes politiques.

Heureusement nous ne sommes pas tous intéressés par la politique et ses profits pour nous obliger à agiter du vent et des slogans pour amuser la galerie.

En matière des droits humains le dur constat qui s’impose à tous est que le chemin à faire pour sortir de l’inacceptable est encore long et ardu. Rien n’est jamais définitivement acquis, nous le savons tous. Il n’y a qu’à regarder ce qui est acquis chez nous au Tchad ou chez nos voisins immediats ou lointains, comme en Côte-d’Ivoir.Toutes ces conditions ou lois qui semblaient garantir aux peuples une certaine quiétude, un espace liberté sont subitement remise en cause, réécrites précipitamment à l’approche d’échéances électorales redoutées par des politiciens qui n’ont pourtant rien à se reprocher selon leur propre propos à travers la télé ou radio.

 

La nouvelle formule démocratique au Tchad comme en Afrique consiste à faire perdurer au pouvoir, en période démocratique, ceux-là mêmes qui, à l’instar de ceux de l’Europe de l’Est, croyaient avoir secoué en 1990 les vielles couvertures poussiéreuses et pouilleuses dont ils étaient enveloppés depuis le temps de nos indépendances piégées sont tombées de très haut. Alors nos horizons se sont subitement obscurcis. A peine avons-nous eu le temps de porte à nos lèvres la coupe de la liberté que nous fumes obligés d’y renoncer. Et tous les afro-pessimistes se frottent les mains de voir leurs thèses justifiées.

Tous les ONG et personne de bonne volonté qui investissent leur temps et forces dans le combat des droits humains ne doivent surtout pas abdiquer face à de telles remises en causes. En se donnant le temps de la réflexion, elles doivent se rendre à l’évidence  qu’il existe sur le chemin de leur travail un seul goulot d‘étranglement, le plus important de tous qui est l’analphabétisme.

 

Le vrai défi du siècle de notre temps que nous abordons ici reste donc comment intéresser et faire participer à la lutte pour la liberté toutes ces foules analphabètes au nom desquelles le combat pour les droits humains se mène.

 

A notre humble avis nous devons cesser de travailler par procuration et au nom de nos populations largement analphabètes et ignorantes de la moindre parcelle de leurs droits. Elles doivent être plus impliquées et de plus en plus pour espérer faire reculer l’arbitraire qui leur sont imposé par les hommes prolitiques. Les violences que nous constatons ça et là dans nos grandes villes n’ont rien de compatible avec celles que vivent les pauvres masses rurales devant à l’administration et ses agents locaux et aux lettrés qui les abordent pour leur proposer des semblant de bon services et avantages à la mode.

 

Les défenseurs des droits humains ne réussiront pas à faire avancer la dignité humaine

tant qu’ils se cantonneront dans les villes, s’exprimeront dans les langues dites officielles et vont privilégier le canal de l’écriture; toutes choses qui constituent un handicap pour intéresser les masses à leur propre combat.

 

A moins de vouloir passer notre temps à célébrer des journées mondiales, de ceci ou de cela, nous devons garder le contact avec las millions d’analphabètes au nom desquels nous pensons agir afin de les libérer.

 

Il n’est pas réaliste de penser que nous suggérons d’entreprendre une opération titane que d’alphabétisation des masses pour les rendre aptes à se dresser contre la violation.

Notre chance de relever ce défi du siècle; éveiller nos masses à leurs droits, les intéresser  à leur liberté, serait du reste inventif.

 

Nous devons revoir notre approche du travail avec les masses analphabètes, le matériel de travail que nous utilisons avec elles, la langue de travail et de communication…. Il serait important de se communiquer avec la langue locale.

 

Nous prendrons pour simple exemple, cette foule de jeunes apprentis, jeunes gens comme les jeunes filles à peine lettrées qui se font rançonner et sucer jusqu’à la moelle de leur os pour se faire enseigner les bribes d’un métier, de façon souvent et qu’aucune loi ne protège de façon précise. Les patrons ou patronnes s’autorisent d’un côté à leur faire faire toutes les basses besognes dont ils en ont envie, à les battre comme des bêtes de somme sans que personne ne s’en émeuve.

 

Ce seul exemple nous montre que nous avons encore du travail en perspective en matière de droits humains. Puissions-nous en prendre très vite conscience pour nous rendre vraiment utiles pour le plus grand nombre dans nos sociétés !

 

 

Gaya - Ple Seïd

 

bitkine2002@yahoo.fr