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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

DECLARATION

Le IIIe Millénaire commence avec une crise   du système capitaliste international dont la profondeur et l’amplitude disqualifient, de plus en plus, la civilisation occidentale qui en est l’origine. Et, la situation est d’autant plus grave que les mesures, les plus importantes adoptées pour  juguler les effets de celle-ci, sont celles-là qui, il y’a peu, étaient traitées de « crimes économiques » par  les oligarchies, les institutions financières internationales et leurs propagandistes.

 

Dans la  même tentative de sauvetage du système, les oligarchies et les institutions financières internationales cherchent à transférer le poids de la crise sur les populations les plus démunies. C’est ainsi qu’elles préconisent la baisse des salaires, la suppression des protections sociales des travailleurs, les privatisations des entreprises publiques et parapubliques, le recours aux sociétés d’intérim, etc..

De plus, elles cherchent à accaparer de nouvelles sources d’énergie et n’hésitent pas à provoquer des troubles et des guerres.

C’est dans cette même veine, qu’elles s’engagent à remplacer, dans des pays exsangues par leurs pillages répétés, les gouvernements qui leur étaient dévoués par de nouveaux complices disposés à se contenter de prébendes pour maintenir le système d’exploitation de leurs peuples.

Au Sénégal, les gouvernements qui se sont succédé de 1960 à nos jours ont continué les rapports de domination initiés par l’esclavage et la colonisation.

En effet, la plupart des dirigeants de l’Etat ont accepté le modèle occidental et axé leurs politiques sur le rattrapage de celui-ci.

De fait, les secteurs économiques les plus importants  sont contrôlés  par les capitaux étrangers, et, les  privatisations et autres mesures imposées, ces trente dernières années, par la banque mondiale, le FMI et l’OMC, ont laminé le niveau de vie de larges couches de la population et fragilisé l’Etat.

De plus, sous le règne du Président WADE, la multiplication des dépenses de prestige, la recrudescence de la gabegie et la dilapidation des derniers publics n’ont pas facilité l’anticipation et l’atténuation du choc de la crise sur les populations démunies.

 

C’est pourquoi , face au renchérissement du coût de la vie, aux inondations récurrentes, aux grèves permanentes dans le système éducatif, aux campagnes agricoles désastreuses, à la calamiteuse fourniture d’électricité, à l’ostracisme des citoyens et des entreprises, entre autres problèmes, des revendications et des luttes sectorielles s’intensifient et peuvent provoquer une situation d’émeute.

S’ajoutant à ce contexte, la perspective et la proximité de l’élection présidentielle de 2012 renforcent les risques de périls et d’aventures.

C’est pourquoi, pour préserver la stabilité du Sénégal, le Président WADE doit solennellement ;

-          S’engager à respecter les lois électorales et toutes les procédures en vigueur,

-          Exiger de l’administration le respect de la neutralité dans le jeu partisan

-          Demander aux fonctionnaires et autre agents de l’Etat de s’abstenir de l’abus des biens publics dans leur engagement partisan.

Pour le CIMAC, face à la crise qui sévit au Sénégal et dans le monde, il ne s’agit pas de désespérer car il est possible de bâtir « un autre monde » et « un autre Sénégal ».

Dans cette dynamique, le CIMAC participe, entre autres, aux revendications suivantes ;

-          Pour l’annulation inconditionnelle de la dette des pays du « tiers monde »

-          Contre le modèle néo libéral imposé par les institutions financières internationales

-          Contre l’option du développement essentiellement basé sur la dette publique extérieur.

-          Pour la mobilisation de l’épargne nationale et un développement fondé sur des processus endogènes

-          Pour une économie prenant pour base l’agriculture et pour axe la production pour la satisfaction  des besoins nationaux,

-          Pour l’audit de la dette publique et des scandales financiers sous le contrôle citoyen

-          Pour la suppression des institutions pléthoriques et coûteuses (exemple le Senat)

-          Pour la convocation, de nouvelles assemblées populaires constituantes

-          Pour la convocation des II Etats Généraux de l’Education et de la Formation (IIe EGEF)

C’est pour les échanges et la promotion de ces orientations que le CIMAC a participé aux «  Assises nationales » et au Forum Social Mondial tenu du 06 au 11 février 2011.

 

      Pour un autre Sénégal

                                                                                                              Le Bureau Exécutif

 

 

Fait à Dakar, le 31 mas 2011

 

Lire: Ici