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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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MAKAILA NGUEBLA ! C'est avec une profonde indignation que je lis cette information qui circule sur ton blog : "la Côte d'Ivoire accepte Ouattara, Gbagbo battu, confisque le pouvoir et prend la communauté internationale en otage". Faux, dirais-je, c'est le contraire : c'est la communauté internationale qui prend la Côte d'Ivoire et Gbagbo en otage. Visiblement, tu prends le parti de Ouattara. C'est triste pour un défenseur des droits de l'homme et adversaire de l'arbitraire comme toi.
 
Comment pourrais-tu tirer une telle conclusion sans analyser en profondeur la situation exceptionnelle que vit la Côte d'Ivoire depuis 10 ans ? Que sais-tu de ce qui s'est réellement passé sur le terrain lors des élections en Côte d'Ivoire ? Etais-tu sur le terrain ?
 
Tiens ! Laurent Gbagbo. Voilà un homme qui a gagné démocratiquement les élections en 2000 mais qui n'a jamais profité de sa victoire pour prouver ce dont il est capable pour son pays, la Côte d'Ivoire qu'il aime tant. L'audace et le courage de cet homme remontent à la nuit des temps, aux années 70, plusieurs années avant la conférence de la Baule. Il avait déjà osé défier le vieux Houphouet Boigny sous le parti unique. C'était du jamais vu. Quand le Vieux a organisé les premières élections démocratiques en octobre 1990, Gbagbo était le seul qui a osé se présenter contre lui. Le parcours de Gbagbo jusqu'aujourd'hui est sans faute, ni grossièreté. L'homme a toujours su habilement déjouer tous les pièges que ses adversaires, ivoiriens ou non, lui ont toujours tendus.
 
Venons-en aux élections de 2010. Le Président Gbagbo a toujours refusé d'aller aux élections dans la mesure où le pays est divisé en deux. Notons ici, que la fameuse communauté internationale fait de deux poids, deux mesures. Quand les rebelles ont pris les armes pour attaquer le pouvoir légitime de Laurent Gbagbo, personne ne les a condamnés. Ni la France, ni les États-Unis, ni les Nations Unies, personne n'a rien dit. Au contraire, on a demandé à Laurent Gbagbo de partager le pouvoir avec les rebelles. Ailleurs, au Tchad par exemple, les rebelles Tchadiens sous chassés et pourchassés par l'aviation française afin de permettre à Idriss Déby de régner en maître absolu au Tchad jusqu'aà sa mort. C'est ici qu'il y a deux poids et deux mesures. En Côte d'Ivoire, on demande au président Gbagbo de partager le pouvoir avec les rebelles, mais au Tchad, c'est l'armée française qui chasse les rebelles.
 
En Côte d'Ivoire donc, malgré un partage du pouvoir avec les rebelles, avec cet étudiant sans diplôme Guillaume Soro comme premier ministre, le pays est resté divisé en deux, avec un nord contrôlé par les Forces Nouvelles, les rebelles donc, et un sud contrôlé par les forces loyalistes. Toutes les preuves sont là pour démontrer que la rébellion de 2002 a un seul patron qui s'appelle Allasane Dramane Ouattara. Dans ces conditions, on ne peut organiser des élections libres et transparantes. Au deuxième tour, au nord, il n'y a pas eu de vote digne de ce nom : intimidation des votants potentiellement favorables à Gbagbo, bourrage des urnes, des hommes en armes devant les bureaux de vote pour forcer tout le monde à voter Ouattara...
 
Anomalie dans l'annonce des résultats
 
Alors que la CENI n'avait encore rien dit, le monde entier était en possession des résultats du deuxième tour, chiffres et pourcentage à l'appui, au moins 72 heures avant la proclamation par la CENI des mêmes résultats. Que s'est-il passé ? Du jamais vu dans aucun processus électoral dans le monde. Et puis, pourquoi le présient de la CENI a choisi d'aller annoncer les résultats au QG d'Allasane Ouattara ? Il s'agit visiblement d'un complot international ourdi contre Laurent Gbagbo. L'homme n'est pas né de la dernière pluie, écrivais-je il y a deux jours. Il a vu et contrôlé pire situation. Décision logique de la Cour Constitutionnelle, il faut invalider les résultats de tous les bureaux de vote du nord, sous contrôle rebelle. Et si on invalide le vote des nordistes, le Mossi n'a plus rien. Il perd les élections. Le sieur Ouattara, sûr de lui, n'avait introduit aucun recours, ce qui fait dire qu'il admet implicitement que tout s'est très bien déroulé dans le reste du pays.
 
La communauté internationale prise en otage par Gbagbo ? Makaila ! Tu déraisonnes. L'empressement avec lequel la France et les Etats-Unis réclamaient la publication illico presto des résultats du second tour était suspect de prime abord. Ils ne l'ont jamais fait pour d'autres pays. Le représentant des Nations Unies en Côte d'Ivoire, s'appuyant sur les déclarations des observateurs internationaux, affirme que les élections se sont globalement bien déroulées dans l'ensemble du territoire nationale. A-t-on déjà vu dans un pays d'Afrique, des observateurs internationaux remettre en cause des irrégularités qui sont de natures à entâcher la sincérité d'un scrutin ? Jamais. Et puis, aux Etats-Unis en 2000, quel est le pays dans le monde, qui a interpellé les Américains dans leur imbroglio post-électoral ? Au Togo, au Tchad, au Burkina... tout se passe toujours bien, en toute transparence, selon ces fameux observateurs internationaux, même si le peuple manifeste ouvertement sa soif du changement. Au Togo, en 2005, les populations ont pleuré, leurs glandes lacrymales s'étaient complètement asséchées, mais la fameuse communauté internationale était restée de marbre. Le criminel Faure Gnassingbé, comme son père dictateur, a lâché ses chiens-soldats dans la rue. Il y a eu au moins 500 morts. Ni la France, ni les Etats-Unis, ni les Nations Unies, n'ont rien dit. Au Tchad aussi, on a beau pleurer depuis que Déby a modifié la Constitution pour être président à vie. On n'a plus de larmes dans nos yeux qui sont à sec. Personne ne nous écoute. Enfin de compte, Laurent Gbagbo est-il plus illégitime que Faure Gnassingbé ou Idriss Déby ? La réponse est non. La seule différence est que Gbagbo n'est pas le candidat des Occidentaux, alors, on veut le pousser vers la sortie pour remettre la Côte d'Ivoire dans l'orbite de la France à travers le Mossi ADO. A malin, malin et demi. Le fin Gbagbo les a piégés. S'il s'agissait d'un match de foot, 5 à 0 pour Gbagbo. LA COTE D'IVOIRE AUX IVOIRIENS ! BRAVO ET LONGUE VIE A LAURENT GBAGBO !
 
BELEMGOTO MACAOURA.