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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Le peuple africain noir se réveille. Il fait entendre de lui après la révolution arabe. Le Burkina Faso et le Sénégal ont inscrit leurs noms en lettre d’or sur la liste des pays pionniers de cette révolution noire. A travers des associations « y en a marre » ou « touche pas à ma constitution », les sénégalais sont entrés hier 23 juin 2011 dans l’histoire africaine du renforcement des jeunes démocraties en faisant reculer l’équipe de Maitre Wade à retirer son projet de reforme constitutionnelle. Le vieux président a voulu rectifier le tire en haussant la barre gagnante de 25% à 50%. Mais la détermination des manifestants ne s’est pas affaiblie et ce qui devait arriver arriva. Le projet est entièrement retiré dans l’après midi, consacrant ainsi la victoire du peuple sur les calculs politiciens de wade qui visent uniquement à imposer son fils Karim impopulaire au peuple du Sénégal. Sinon comment expliquer une telle célérité de reforme constitutionnelle à 8 mois des élections présidentielles de 2012 ? Comment peut on penser être élu à 25% de suffrage universel ? Au nom de quel droit constitutionnel, un président de la république, fut il élu à 100% peut se donner le pouvoir de designer à lui seul son vice-président c'est-à-dire la deuxième personnalité la plus importante de son pays ? C’est inadmissible, c’est absurde, c’est fou. Et les sénégalais n’ont pas manqué à démontrer l’absurdité de ce projet et à le rejeter totalement. Merci au peuple sénégalais. L’Afrique est fière de vous.

 

Merci d’avoir donné l’exemple aux autres peuples noirs. A eux de suivre l’exemple. Aux Tchadiens, aux camerounais, aux gabonais, aux équato-guinéens, aux congolais de tirer tous les enseignements positifs de cette révolution. On ne le dira jamais assez, la démocratie ne s’octroie pas mais elle s’acquiert à travers des luttes effrénées, mortelles et permanentes.

 

A mes frères et aimables tchadiens, je voudrais appeler à la persévérance. La facilité, la peur, l’absence de combat  ou son renoncement  ne doivent pas rythmer notre vie. Nous avons certes des lourds passés de guerre, d’intimidation, de martyr, de torture mais cela doit augmenter notre caractère et notre détermination à lutter pour une société plus juste, plus libre. C’est le seul héritage possible et digne qu’on peut laisser à nos enfants, petits enfants. La petite vie dans les bars, les cabarets est insignifiante et sonne comme une fuite en avant. Tant que nous ne nous attaquons pas aux racines de problèmes, c'est-à-dire à la mauvaise gouvernance, à la gestion clanique et de la terreur, nous sommes loin du bout de tunnel. Il nous faut prendre des risques, au péril de notre vie. C’est le seul moyen de résister et tendre vers une solution idoine. Tout le reste n’est que du dilatoire. La preuve édifiante réside dans les derniers résultats des élections présidentielles et législatives où le parti au pouvoir, aussi moribond soit-il, gagne haut la main toutes ces élections frauduleuses.

Si nous pensons que la révolution maghrébine est très éloignée de nous pour pouvoir bien la copier, inspirons nous des exemples proches sénégalais et burkinabés. Hier le Burkina Faso, à travers le slogan « Président, quitte le pouvoir » et aujourd’hui le Sénégal avec « Ne touches pas à ma constitution » ou « Y en a marres », la voie est toute indiquée. A nous de jouer.

 

 Daniel Hongramngaye

hongramngaye@yahoo.fr