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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Des responsables politiques  civils et militaires y compris des soldats, ont abandonné  leurs fonctions administratives et déserté les casernes de  l’armée tchadienne pour rejoindre massivement  des groupes politico-militaires à l’est du Tchad, dans le but d’opérer un changement du régime d’Idriss Deby.

Depuis 2005, des violents affrontements ont opposé l’armée gouvernementale aux différentes coalitions d’opposition politico-militaire tchadienne dont l’objectif principal est de parvenir à renverser le pouvoir central d’Idriss Deby.

Le régime militaire et autoritaire tchadien à sa tête, Idriss Deby, à la fois, autocrate et potentat et celui de Khartoum, incarné par un autre tyran en la personne d’ Oumar Hassane El-béchir, s’accusaient mutuellement à l’époque  de déstabilisation par  groupes rebelles interposés.

De l’avis , de l’opinion publique générale, les rebelles soudanais qui sont au Tchad, sont soutenus, militairement, politiquement et financièrement par Ndjaména et ses alliés étrangers, de même que la rébellion tchadienne qui se trouve au Soudan, dépend de l’aide et des subventions occultes des autorités soudanaises et d’autres  nations arabes.

Depuis janvier 2010,  Deby et El-béchir ont décidé ensemble cyniquement de faire la paix en préservant leurs pouvoirs respectifs pour sacrifier  les chefs rebelles qu’ils avaient instrumentalisés à un moment donné  à des fins politiques.

Aujourd’hui,  la situation nous semble beaucoup plus complexe pour la rébellion tchadienne prise dans un véritable engrenage au Soudan. Car, nul ne peut douter que le régime de Khartoum est confronté au plan national à des  conflits internes de dimensions importantes à savoir : le sud soudan (20 ) ans de guerre civile avec le pouvoir central et le Darfour, frontalier avec le Tchad où sévissent plusieurs factions rebelles soudanaises opposées à Oumar Hassane El-béchir.

A cela,  viennent s’y greffer, les interminables démêlées du régime soudanais avec la communauté internationale qui exerce des fortes pressions sur Khartoum pour la tenue de scrutin référendaire du sud-soudan favorable à  une large autonomie  qui s’apparente à une partition légale de l’Etat.

Cette situation, disais-je, est complexe, pour les rebelles tchadiens, dans la mesure, où les tentatives de paix, ont commencé ici et là, pour trouver des solutions aux différends qui opposent Khartoum à ses rebelles, reléguant aux seconds rangs les préoccupations et revendications politiques de la rébellion tchadienne.

Selon la presse internationale qui a recueilli les propos d’un responsable politico-militaire tchadien, les autorités soudanaises seraient animées de l’intention de désarmer les mouvements armés tchadiens se trouvant sur leur sol, et à la demande d’Idriss Deby,  de livrer à Ndjaména quelques cadres politiques et militaires qui constituent l’ossature de la rébellion tchadienne.

Ainsi, nous sommes en face d’une double peine :

-          Khartoum, n’est pas enclin à proposer à Idriss Deby ni à l’Union africaine, un cadre approprié de sortie de crise tchadienne ;

-          Ndjaména, est non plus disposé à ouvrir des négociations concrètes avec la rébellion tchadienne et exige d’elle  des redditions pures et simples.

 L’opinion publique tchadienne, sous-régionale et internationale est témoin ici d’un cynisme insolent et méprisant de Deby et d’El-béchir, qui sont tous deux, passibles  de la cour martiale au regard des crimes et répressions dont ils en sont les auteurs.

La rébellion tchadienne doit choisir entre  l’humiliation et l’honneur, pour ce faire, sa voix doit être entendue  au plus haut niveau de la planète, si elle souhaiterait imposer  à son égard du respect de tous et obliger l’international de s’impliquer effectivement et prendre à bras le corps ses revendications. Seule issue qui reste pour arrêter le jeu de « Yo Yo » de Deby et d’El-béchir.

Nguebla Makaila