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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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La mort est une déchirure permanente

Février 1992 - février 2013
La nuit du 16 février 1992, deux individus encagoulés circulant à moto abattait Maître Joseph Béhidi non loin de son domicile. Les tueurs ne sont jamais inquiétés jusqu'à ce jour. Mais nous, comment comprendre la mort de Béhidi? Comment comprendre et accepter sa mort et la notre?

 Essayons simplement de les comprendre (sa mort et la nôtre) en analysant celle de Jésus. Comment Jésus était-il face à sa mort ?


Nous sommes ici, face à la mort de Béhidi, devant un double concept du terme « vie ». Il y a une double compréhension de la « vie » et de la « mort ».


Premièrement la vie est perçue comme une réalité physique et biologique.
Deuxièmement la vraie vie est le « vivre avec Dieu ».

Toute la vie, notre vie spirituelle, est donc ainsi en jeu. À quels « moments » commence ou s'arrête la vie ? Où est la mort ?     Béhidi est-il mort, vraiment?
La mort peut-être « spirituelle ». Ainsi on peut vivre sans être véritablement mort et sans mourir véritablement ! Rappelons-nous le poème de Birago Diop : « Les morts ne sont pas morts » ! Ce Béhidi qui git ici, sous vos yeux, n’est pas mort. Il s’est débarrassé de la prison (le corps, la masse physique) qu’il s’était enfermé dès sa conception. Mourra-t-il un jour ou était-il déjà mort? C'est à ses assassins de répondre à cette question

Cependant, je crois qu'au Tchad, assassins et victimes sont tous des humains. Et l'humain est –toujours ainsi - mis devant ses détresses, ses menaces et la mort est une déchirure pour lui. Oui la mort de Béhidi est une déchirure permanente pour toi, Idriss Deby. Tu es à jamais le prisonnier dans une prison dont tu as toi même les clés de la serrure!

Il n'y a pas de neutralité face à la mort. La mort n'est pas une puissance en soi. Mohammad Merah n’avait-il pas dit à ses tueurs : « j’aime la mort comme vous, vous aimez la vie » ? «

Maître Joseph Béhidi, Paix à ton âme !

 

Michelot Yogogombaye