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Publié par Mak

ALASSANE DIOMA NDIAYE, APRES LE DECES DE KUKOI SAMBA SAGNA « Nous craignons pour Makaila qui risque de subir le même sort »

Écrit par Super User Catégorie : a la une Date de publication Affichages : 17

La mort de l’opposant au régime de Banjul, Kukoï Samba Sagna, en terre malienne, avant-hier, a suscité beaucoup d’inquiétudes dans les rangs des Ong de société civile au Sénégal. Aujourd’hui,  cette crainte est tournée vers le blogueur tchadien expulsé du territoire sénégalais et qui vit actuellement à Conakry.

« Nous craignons pour Makaila qui risque de subir le même sort ». Tels sont les propos angoissants tenus hier par le coordonnateur de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (Lsdh), après le décès de Kukoï Samba Sagna, expulsé en même temps que le blogueur tchadien.  Pour cela, il interpelle l’Etat sur le cas de Makaila Nguebla qui est en Conakry dans la République de Guinée. « Aujourd’hui, nous avons des craintes pour Makaila qui risque de subir le même sort que Kukoï à Bamako », a-t-il réitéré. Selon le coordonnateur de la Lsdh, « le gouvernement du Sénégal doit aujourd’hui se ressaisir et d’arrêter cette politique d’expulsion, de violation de droits des personnes et veiller au respect des droits humains ». Selon Assane Dioma Ndiaye, « l’Etat doit reconnaître son erreur et prendre un engagement ferme à ne plus s’inscrire dans cette voix d’expulsion de nationaux ni d’étrangers, et qu’il sache que les droits humains ne peuvent plus être bafoués au Sénégal ». Ainsi, il lance un appel aux nouvelles autorités de penser une nouvelle fois à la réforme du Conseil constitutionnel et à celle institutionnelle de manière rapide, pour lui adjoindre une compétence juridictionnelle. Mais aussi, pour ce défenseur des droits de l’homme, le Sénégal a besoin d’institutions dignes pour pouvoir contrecarrer certaines décisions prises à l’encontre de certaines victimes dont leurs droits sont violés. « Les droits de l’homme souffrent fondamentalement au Sénégal d’une absence de mécanisme de protection, ils sont exclamatoires », a-t-il soutenu.
Parlant de la mort du Sénégalais Kukoï Samba Sagna en terre malienne, il dira que cette perte est « un sentiment d’exaspération,de tristesse aigüe » pour le Sénégal. « Nous sommes meurtris et touchés au fond de nous-mêmes, parce qu’à l’époque,nous avions crié partout que le gouvernement ne pouvait pas expulser un national, ce qu’aucun pays au monde ne fera envers ses nationaux, et ensuite vous ne pouvez expulser quelqu’un qui, de surcroît, est malade, vers un pays auquel il n’a aucune attache familiale ». Pour M. Ndiaye, Il ne pouvait pas avoir une prise en charge médicale correcte à Bamako, dans un pays qui est en conflit. « Ce qui arrive n’est que la résultante d’une faute gouvernementale très forte » a-t-il affirmé, avant d’ajouter que « le gouvernement du Sénégal va porter dans sa conscience pendant très longtemps le décès de Kukoï Samba Sagna. Nous attendons qu’ilfasse sonmeaculpa ».
Concernant le Comité sénégalais, il a indiqué que « la léthargie » dans laquelle était plongé le Comité sénégalais etqui a du reste été sanctionné par la rétrogradation du Sénégal dans la classe B, est « symptomatique de l’état du droit l’homme jusqu’à aujourd’hui ».Toujours selon lui,les autorités n’ont jamais donné aux droits humains leur place réelle dans la bonne gouvernance, de 2000 à 2013.« On a même adopté une méprise souveraine à l’égard des Ong de défense de droit de l’homme. Le comité n’a jamais été considéré comme l’élément cristallisateur des droits humains, ni revendiquer une indépendance envers les institutions étatiques, mais en vertu des principes de Paris l’Etat doit s’abstenir de toute caporalisation de ce comité », a-t-il conclu.

Idrissa NIASSY