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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Un poids sous estimé et surtout mal exploité

 

La femme tchadienne est avant tout mère, et sœur ensuite épouse et fille. Elle représente 52% de la société tchadienne.

Malgré ce poids, elle n’arrive pas à peser lourd face à son père, à son frère, son mari et son fils qui s’appuie sur deux considérations héritées des traditions ancestrales qui octroient avantages et privilèges à l’homme. Ce dernier n’entend montrer aucune disponibilité à s’en départir et traiter enfin l’autre partenaire avec respect et considération. Il s’agit :

 

-         d’un patriarcal excessif et

 

-         d’une phallocratie écrasante.

 

Cette situation a constitué un handicap à la société. Tout bipède ne peut marcher normalement que quand il permet à chacun de ses deux jambes de jouer pleinement son rôle.

Malheureusement l’autre moitié de la société tchadienne est flouée. Pour l’homme tchadien, le rôle de la femme doit se limiter aux travaux domestiques ; faire la bouffe et s’occuper des enfants en milieu urbain. Les ruraux ajoutent à ces rôles les travaux champêtres.

Il est permis de relever à cet effet, que même si le rôle de la femme se limitait à ce niveau, il revêt une importance non négligeable s’il est placé dans son contexte normal. En effet, rappelons que la cellule de base d’une société est la famille. Si la cellule de base est organisée, une éducation efficiente est assurée aux enfants ainsi qu’une protection sanitaire, il est permis de dire qu’une telle société a fait la moitié du chemin dans sa marche vers son épanouissement.

L’organisation est la clef de tout travail rationnel. Par ailleurs la santé et l’éducation des enfants garantissent un manège cohérent dans un corps sain. Que peut on attendre de mieux si un tel fondement est garanti à notre société ? La réaction normale d’un homme devant une telle action est de vouer admiration et respect à l’autre partenaire. Mieux, tourner le dos à tout tabou, capitaliser le savoir faire de la femme et ouvrir les perspectives de l’associer à tous les domaines de la vie.

En dépit de tous ces atouts, la femme demeure victime de toute sorte d’obstacle dressé par l’homme devant elle pour l’empêcher de lui prouver ses talents qui imposent l’égalité entre les deux sexes.

Il s’efforce à la confiner dans un statut de faiblesse dont le traitement qui lui est réservé se mesure à celui accordé aux mineurs.

Pour l’homme, la femme est un être humain qui n’arrive pas à dompter ses sentiments. C’est pourquoi elle pleure beaucoup en cas de malheur et pousse des cris de joie (youyou) en cas de bonheur. Ces caractéristiques suffisent elles pour justifier arrogance et dédain à l’égard de la femme ? La réponse est bien sur que non. La femme est aussi capable que l’homme de maîtriser ses sentiments et afficher un comportement digne autant que l’homme sinon plus. Les exemples sont légion. Les femmes ont dirigés avec brio des pays. Elles ont excellé dans tous les domaines.

Alors il est grand temps que la tchadienne s’affranchisse, se décomplexe et s’impose en tant que partenaire fiable.

Le Tchad ne se mettra debout, se redressera et imprimera une cadence normale à sa marche vers un développement harmonieux qu’avec la participation sans réserve de la femme à tous les combats du développement économique et social.

Pour ce faire, elle doit plus que l’homme être l’avocate acharnée de la paix, de la sécurité et de la stabilité au Tchad. Car, elle est la mieux placée pour mesurer les dégâts que le pays a enregistré et continu de le faire et ce, depuis l’aube de son accession à la souveraineté internationale. La paix, la sécurité et la stabilité d’un pays sont liées à la justice sociale et l’égalité de ses fils devant la loi.

Ces valeurs cardinales de toute vie humaine sont et ne peuvent être assurées que par la garantie et la promotion des libertés fondamentales ainsi que le respect de droit de l’homme.

La femme tchadienne doit plus que jamais se mobiliser et s’investir pour la garantie, la promotion de liberté fondamentale et le respect de droit de l’homme. Car c’est elle qui est la mieux placée pour une bonne appréciation de ses valeurs dans la vie d’une nation.

Les guerres avec leurs cortèges, l’intimidation, la terreur, la torture, l’incarcération sans respect de loi et la liquidation physique pour délit d’opinion sont autant des entraves à la garantie et à la promotion des libertés fondamentales et constituent de violations flagrantes du respect de droits de l’homme. La victime de toutes ces entraves et violations c’est ton père, ton frère, ton mari, ton fils et de fois elles n’épargnent même pas l’autre sexe.

A quand ce silence qui prend l’allure de complicité ? Peux tu dire que tu es honorée par l’image de ton pays ? As-tu réellement un rôle dans la prise de décisions qui intéressent l’avenir de ton pays ?

Si ta réponse à ces questions est non, alors, n’oublie pas que tu pèses lourd. Tu représentes 52% de la société tchadienne. Il suffit que tu te décide, te mobilise, et coordonne tes efforts en regardant dans la même direction pour que tu puisses faire trembler et imprimer ta marque. Ne dit on pas que : ‘‘ce que femme veut, Dieu veut’’.

Et bien la balle est dans ton camp, sache donc en faire bon usage.

 

Marouk al Eid.                                                                             Bonne fête

 

Koul Aam wa antoum bikheir                              Bonne et heureuse année.

 

 

 

Fait le 10 novembre 2010

 

Dr. Ali Gaddaye