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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Sans titre
La Constitution d’un pays donné représente le contrat social du « vouloir-vivre ensemble » des membres de la collectivité concernée. Celle du Tchad du 14 avril 1996, modifiée par la loi constitutionnelle n° 08/PR/2005 du 15 juillet 2005 ne fait pas exception à la règle.
Le Titre II de ce document définit clairement les libertés, les droits fondamentaux et les devoirs de tous les tchadiens. L’Article 14 dispose que « l'État assure à tous l'égalité devant la loi sans distinction d'origine, de race, de sexe, de religion, d'opinion politique ou de position sociale ».
Mais dans la pratique quotidienne, au plus haut sommet de l’Etat, nous sommes aux antipodes de notre loi fondamentale. Dans cet article, nous démontrerons avec les faits que certains Tchadiens sont plus égaux que d’autres.
L’éditorial du bi- Hebdomadaire « Ndjamena Hebdo » NDJH N° 1476 du jeudi 02 Août au lundi 03 Septembre 2012 soulève le cas de la énième discrimination visant certains cadres méridionaux. Il y a eu ce cas d’école de l’annulation du concours d’entrée à la faculté de médecine pour excédant de lauréats sudistes par exemple, sans que cela ne pose aucun problème aux autorités. Il y a eu, bien entendu et comme toujours, le silence assourdissant des pontes sudistes du MPS ! Tout va bien au pays sauf que le Président nous a imposé un « Sara » à la tête de l’Assemblée laisserait tomber un cadre du MPS en voyage privé à Paris.
Malheureusement, il n’y a rien de nouveau. Il semblerait que le Camarade Président de l’UNIR s’assurait du nombre des Galmaye, Nokour, Karadjallah et autres Issa et Djiddi avant la publication des résultats du Baccalauréat ! Rien ne nous dit, à ce jour que l’on ait un terme à cette pratique !
Certains n’hésitent pas à comparer le Tchad à un butin de guerre et nous en administrent la preuve tous les jours !
Comme le fait remarquer Ndjamena Hebdo, « depuis pratiquement trente ans et au nom d'une supposée injustice pratiquée contre des ressortissants du BET par les régimes dirigés par des sudistes entre 1960 et 1979, les nouveaux pouvoirs nordistes ne mettent plus des gants. »
Petite question : si « les régimes sudistes » avaient été si exclusifs, d’où sont sortis ces nombreux cadres nordistes du FROLINAT et des FAN dès 1979, formés dans différentes universités à travers le monde ?
Quand le mensonge a duré trente ans, il devient la vérité, dit un proverbe ! Le retard supposé du Nord n’a pas été le fait des Sudistes, mais des Nordistes eux-mêmes car ce fut bien au Nord que les premières écoles furent ouvertes au début du XXème siècle ! Et l’historien Dr. Moctar Bachar Moctar l’a bien démontré dans ses nombreuses conférences en expliquant aux Tchadiens du Nord que la « victimisation » n’avait pas sa place dans un Tchad républicain..
Mais revenons aux exclusions rapportées par Ndjamena Hebdo et voir les moyens que les Tchadiens pourraient, à l’avenir, utiliser pour mettre un terme à ces pratiques d’un autre âge.
Il y a juste un mois, M. Djimadoum Mandekor, qui a été désigné Directeur National de la BEAC en remplacement de Christian Ngardoum a été remplacé alors qu’il attendait sa confirmation selon les règles de la BEAC, par M. Allamine Bourma Treye qui aurait exigé le poste. On se demande pourquoi donc M. Mandekor n’a-t-il pas porté plainte, avec l’appui de la Ligue Tchadienne des droits de l’homme, par exemple, pour un cas de discrimination aussi avérée ? La Ligue aurait certainement joué un rôle fondmental pour l’égalité des Tchadiens devant la Loi !
Et le pétrochimiste Yola Zongre Aguénadé ? Etait-il obligé d’accepter le poste de Conseiller ? Ou bien c’est cette peur que Deby sévirait si l’on refusait de s’exécuter qui la améné à accepter le poste au garage?
Bien évidemment, on ne demandera pas à un homme politique comme Dr. Nagoum Yamassoum, malgré ses compétences, de se rebiffer (après tout il a bien réussi), car ce sera certainement ne pas suivre la discipline du Parti !
Dans cette division de travail où le « Laoukara » doit toujours faire le boufon, c’est à M. Emmanuel Nadingar qu’il revient d’appliquer la loi à propos de l’annulation du Baccalauréat et « virer » son ministre de l’Education Djidda Ahmed Mahamat, alors c’est depuis plus de 30 ans qu’on repêche au Baccalauréat. Ou était le même Nadingar devant le déni de droit dans « l’affaire » Dr. Gali Gatta ? Il semblait même absent, tant le Ministre de la Justice s’acharnait à appliquer « la » loi ! A-t-il osé parler à son ministre de la Justice ?
Mr. Nadingar n’a-t-il pas eu le temps de lire que « Article 31 » de notre Constitution autorise que « L'accès aux emplois publics est garanti à tout Tchadien sans discrimination aucune, sous réserve des conditions propres à chaque emploi. »
Que les articles 72 et 104 de la Constitution réclament que « La déclaration de patrimoine est une exigence constitutionnelle, qui s’impose au président de la République, au Premier ministre et aux autres membres du gouvernement….. » A-t-il déclaré ses biens au peuple tchadien ?
Qu’attend le president de la cour d’appel pour appliquer cette loi ? Comme les Itnos ne sont pas concernés par le Baccalauréat, Nadingar a bien de muscles ici pour parler de Loi.
Il serait souhaitable que ces élèves lésés constituent un Collectif et déposer une plainte contre le Ministère de l’Enseignement supérieur. Ils ont donné le ton disant haut et fort le 8 août dernier au cours d’une manifestation au Lycée Félix Eboué «Nous n’allons pas reprendre la composition. Nous ne sommes pas responsable de la proclamation de ces résultats et nous ne pouvons pas être victimes».
Les suites données montreront que le Tchad va vers l’Etat de ...droit.
Ce n’est pas sans raison que le Professeur Balaam Facho dit que « le Tchad vit sous le joug d’un régime, oppressif et répressif » à la Conférence citoyenne du 11 août 2012. Qu’attendent les Tchadiens pour dirent NON ?
La Rédaction.
Tchadforum.com