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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Jean LAOUKOLÉ est Tchadien, marié et père de quatre enfants. Il est né en 1966 à Fort-Lamy, actuellement N'djaména. En 2008, il publie aux éditions La Bruyère, en France, un recueil de poèmes intitulé Croisades.

Il a obtenu en 1993 à Ouagadougou (Burkina Faso) un DEA en Biologie appliquée. De retour au Tchad, il est d'abord affecté par le ministère de la Santé publique au Centre national de Nutrition et de Technologie alimentaire.

 

Actuellement, il travaille dans une ONG internationale, ce qui l'amène à se déplacer dans les régions les plus reculées du Tchad.

 

                                            ***********************************************

                                            EXTRAIT

« Ils avaient été applaudis, triomphalement accueillis. C’était le jour de leur entrée dans la capitale. Mais aussitôt au pouvoir, ils apparurent sous leur vrai jour : un clan issu d’ une région de l'Est de la République de Békoï dont les membre s'unirent pour tendre un grand filet autour du pays. Personne ne s'attendait à ça. Aujourd'hui, pas une ville, pas un village ou un hameau n'échappe à cette toile. Tout est clôturé, investi. En habiles et féroces araignées, ils attendent que des proies viennent s'y empêtrer. Si l'attente leur paraît trop longue, ils organisent des battues pour canaliser et ensuite capturer les membres des autres ethnies, méprisés, maltraités, considérés comme des gueux ou des indigents. Ceux qui se débattent pour essayer de sortir du piège sont impitoyablement abattus. Les autres prisonniers, rendus plus dociles sont parqués et domestiqués.

 

Il est impossible d'éviter ce filet aux mailles serrées. Que l'on choisisse d'y faire face, on y tombe ! De l'ignorer et de demeurer chez soi, on y tombe ! De compter sur l'aide du Créateur, on y tombe ! D'avoir l'air de mener une vie de pacha on y tombe aussi ! De laisser croire que l'on ne s’intéresse pas au pouvoir des prédateurs, on y tombe malgré tout ! Disparitions et meurtres sont maquillés sous forme d’accidents non expliqués, ce qui évite de poursuivre leurs auteurs, jamais punis. Dans ces conditions, il est risqué pour les individus ordinaires, non membres du clan au pouvoir, de flâner, faire ses courses, voyager ou même de rester claquemurés chez eux.

Le danger rôde partout, invisible, prêt à surgir pour frapper à tout moment. »

 

Lire : ICI