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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Bonjour, Mak !

 

Hier, les troupes de Déby ont fait mouvement de Sarh vers la frontière centrafricaine, m’apprend-on. Que vont-elles faire? Les Centrafricains du nord vont encore souffrir ! La communauté intertationale observera-t-elle encore le silence face au calvaire des Centrafricains? Baba Ladé et ses hommes doivent faire très attention. 

 

Mais, ce n’est pas ce qui retient mon attention.

 

Hier, un bloggeur a interpellé Massalbaye Tenebaye sur le calvaire d’un étudiant tchadien qui traversait le Cameroun. Aldo oscar, un autre bloggeur, a réagi en demandant à l’auteur du papier ce qu’il aurait voulu que Massalbaye fît. Eh, bien, moi, je crois que Massalbaye pouvait mener une enquête et dénoncer les faits s’ils se révélaient exacts. Il aurait aussi dû contacter ses camarades du Cameroun et des autres pays de la sous-région, voire Amnesty international et bien d’autres ADH, pour une action concertée contre le phénomène.

 Comme l’a souligné Aldo Oscar, il est difficile pour un Tchadien de voyager à travers le Cameroun. Quand on va à Kousseri pour nos weekends, aucun policier ne demande à voir nos cartes de vaccination. Mais, plus à l’intérieur, la police exige ce document ! Une maladie contagieuse partie de N’Djaména peut toucher les gens de Douala sans problème. D’ailleurs, nous connaissons tous ce qui signifie carte de vaccination dans ce pays : on peut l’avoir à mille francs sans qu’on ne vous administre une seule dose de vaccin.

 

En allant vers l’Afrique de l’ouest, c’est au Nigeria qu’on vit le calvaire. Dans les autres pays, il faut regretter l’impossibilité d’échanger directement notre franc CFA auprès des banques. Il faut partir du Tchad avec le dollar ou les euros ! Sans cela, il aller sur le marché noir où le taux n’est pas fixe : le franc CFA de l’Afrique de l’ouest paraît plus cher que le nôtre !

Le policier camerounais renvoie vers Biya et Déby parce qu’il est conscient que ces deux hommes ne s’occupent pas de la vie de leurs compatriotes. Le premier est plus en Europe qu’au Cameroun. Le second dépense des sommes faramineuses pour s’offrir les charmes des femmes. En janvier, il a signé un décret qui accorde exceptionnellement les subventions aux partis politiques pendant le même mois. Aujourd’hui, aucun parti n’a été satisfait, m’apprend un des concernés. Il paraît qu’Idriss Déby Itno a une signature qui comporte trois nuances qu’un novice ne peut pas déchiffrer ! Seuls ses hommes sont à mesure de déceler ce qu’il désire : avec la première, il marque son refus catégorique à l’application de ce qu’il a signé. Il appartient donc à ses sbires de forger des astuces pour dribbler les concernés. Avec la seconde, il fait traîner les choses. La troisième accorde l’application immédiate. Quel homme roublard !

 

Aucun des présidents ci-dessus cités deux n’a jamais respecté les droits de l’homme. Sinon, ils ne seraient plus présidents. Donc, il appartient à Massalbaye de les « secouer » pour qu’ils redescendent. Il peut voir notre ministre chargée des droits de l’homme ou celui des affaires étrangères avec des cas du genre. Il peut voir les gens de la CEMAC ou de la CEEAC… C’est pourquoi ce jeune étudiant a sollicité son concours. En refusant de secourir ce jeune, Massalbaye n’a-t-il pas failli à sa mission ?

 

En attendant, dans le milieu des ADH, on reproche des choses à ce monsieur. On dit qu’il profite toujours des situations et ne va que du côté où il peut avoir du fric. Pendant le feuilleton Gali, à Moundou, il aurait improvisé sa participation à la conférence de presse alors que ses amis l’avaient préparé durant des jours sans lui. L’un d’eux lui en a fait la remarque. Est-il aussi parmi les gens qui endorment le peuple en conseillant inutilement Déby ? Là, je ne sais pas. Mais, pas mal de gens de la société civile tchadienne sont cités dans ce cas. C’est à juste titre que l’opposition tchadienne se méfie beaucoup d’eux.