Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

Selon des sources proches de la rébellion tchadienne, notamment la principale coalition armée de l’Union des Forces de la Résistance (UFR), crée à peine une année, celle-ci connait aujourd’hui, une crise de confiance et de méfiance généralisée du sommet à la base.

Tout porte à croire que l’actuel dirigeant de cette alliance d’opposition armée de l’est du Tchad, opposée au régime de Ndjaména, en l’occurrence M.Timan Erdimi, serait au cœur de toutes les questions qui cristallisent le blocage, le  dysfonctionnement voire l’immobilisme absolu des activités politico-militaires de cette immense organisation.

En effet, tout est parti de ce que l’on peut appeler,  désormais,  la défaite ou la déroute d’Am-Dam, où les offensives militaires enclenchées par l’UFR, ont  été repoussées puis contenues par une armée simplement de paille d’Idriss Deby assistée et encadrée par des supplétives acquises à sa cause et des troupes étrangères puissamment équipées.

Aujourd’hui, plusieurs voix de l’opposition militaire tchadienne et d’opposants en exil hostiles au pouvoir d’Idriss Deby, s’élèvent et reprochent à M.Timan Erdimi, entre autres manquements suivant :

-  Son absence de clarté, il semble que le leader de l’UFR, est assez diffus dans ses intentions réelles de porter la lutte du peuple tchadien telle que revendiquée par les autres membres  de la rébellion;

-  Ralliements au régime Deby de plusieurs combattants, selon les propos dénonciateurs de nos différents interlocuteurs, depuis que la direction de la rébellion est confiée à M.Timan, plusieurs éléments auraient rallié  le camp du pouvoir, exprimant clairement leur  refus d’allégeance à ce dernier ;
- Retard et annulation des assises du Conseil Supérieur de la Résistance (CSR), toujours selon la version révélée à la rédaction de notre blog, M.Timan, aurait délibérément  retardé l’ouverture de ces assises puis annulé  sa tenue, dans le but de gagner du temps et pérenniser le statu-quo pour des motifs inavoués ;
- Rapprochement entre Timan et Arko Mini Miniwa, l’ancien chef rebelle soudanais: nos interlocuteurs soulignent la dangerosité de voir une connexion étroite entre ces deux hommes qui convergent leur vision en vue de mobiliser leur capacité militaire guerrière pour mener la sous-région dans un conflit sans issue ;

- Gestion politique opaque et malversations financière,
s’invitent dans le débat, le scandale autour des passeports diplomatiques dans une imprimerie à Khartoum, qui a fait la UNE  dans la presse soudanaise, serait l’une des tares qui ont affecté en terme de crédibilité l’image de l’UFR et de ses leaders, dans un climat bourré de suspicion généralisée ;

Ainsi, au regard de toutes ces accusations formulées par les uns et les autres, il va s’en dire que l’UFR, entre dans une zone d’incertitude, d’autant plus que les mêmes sources affirment, que plusieurs combattants qui avaient intégré l’unité de regroupement pour le compte de l’UFR, auraient en ce moment,  rejoint leurs bases initiales.
De facto, la coalition armée se désarticule, pour laisser place à un vide sur le terrain.

Qu’exigent-t-ils les contestataires ?

 -
La tenue en urgence d’un congrès ;

-  
Le départ de M.Timan Erdimi ;

- La création envisagée d’une nouvelle alliance armée  qui seraient à mesure de mener la lutte conformément à la volonté de tous et du peuple.

Mais faute d’une unanimité autour d’un seul homme, entre tous les mouvements politico-militaires de l’est du Tchad, il n’est pas exclu, que l’on revienne à la case du départ : c'est-à-dire à la période de fractionnement des groupes par le  traditionnel jeu  d’alliance et de contre-alliance.

Où va alors le Tchad ?

Makaila Nguebla