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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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SALIBOU GARBA,député et opposant tchadien au régime Deby

 

Déby Contesté depuis déjà fort longtemps, la situation semble aujourd’hui se compliquer pour le président tchadien, Idriss Déby.

La Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC), la principale coalition d’opposition, est décidée, en tout cas, à ne plus le laisser agir comme bon lui semble. Hier, elle a réclamé, avec véhémence, la libération des personnalités arrêtées après l’annonce d’une tentative d’un présumé «complot» contre le régime d’Idriss Déby, mercredi, jugeant les conditions de leur arrestation et de leur détention illégales. Au moins trois personnes avaient été tuées et plusieurs autres, dont deux députés, arrêtées le même jour pour avoir préparé «un complot contre les institutions de l’Etat», selon les autorités tchadiennes. «Le 1er mai, un groupuscule d’individus malintentionnés a cherché à mener une action de déstabilisation contre les institutions de la République», avait à ce propos indiqué un communiqué du gouvernement, affirmant que les membres du «groupuscule (...) conspiraient depuis plus de quatre mois pour remettre en cause la paix chèrement acquise».


Dans un communiqué transmis à la presse, la CPDC révèle ainsi que «les arrestations (des députés) ont été opérées (...) sans mandat et sans autorisation, ni information préalable du bureau de l’Assemblée nationale» alors qu’ils bénéficient d’une immunité parlementaire. Selon la même source, «les droits des prévenus ne sont pas respectés, à savoir le droit de recevoir des soins adéquats et des visites des membres de la famille ainsi que des avocats». La coalition, qui dénonce en outre «la persistance du gouvernement à faire du Tchad un pays de non-droit», a exigé tout simplement des autorités judiciaires qu’elles libèrent «les personnalités arrêtées dans des conditions illégales». «La nécessité de faire toute la lumière sur des faits (complot présumé), aussi graves soient-ils, ne doit pas dispenser de l’impératif du strict respect de la Constitution et des règles de procédure judiciaire», rappelle la CPDC. Devant la presse, jeudi, le procureur Mahamat Saleh avait souligné, pour sa part, que «des personnalités militaires et civiles avaient été mises aux arrêts».


Il s’agit, avait-il précisé, du général Weiding Assi Assoue, du général (David Beadmadji) Gomine, directeur de la justice militaire, ainsi que de Mahamat Mallou Kadre, député du MPS (Mouvement patriotique du salut, parti du président Déby) et du député Saleh Makki de la CPDC. Le général Weiding, qui fut plusieurs fois ministre notamment de la Défense, a aussi été chef d’état-major général des armées. Vendredi, les avocats du député d’opposition Saleh Makki et du général Weiding Assi Assoue, se sont dit inquiets «pour la vie» de leurs clients, déplorant de nombreuses irrégularités lors de leurs arrestations. Selon des sources concordantes, les autorités tchadiennes ont procédé vendredi à une autre interpellation, celle de Ngaro Ahidjo, gouverneur de la région de Salamat, dans le sud-est du pays, qui a appartenu à une ancienne rébellion au régime de Déby, le Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT).
De son côté, l’Union africaine (UA) n’a pas hésité un seul instant à voler au secours du président Déby. Elle a condamné fermement la tentative de «déstabilisation» du pouvoir en place au Tchad, exprimant son rejet total des changements anticonstitutionnels de gouvernement.

Dans un communiqué publié vendredi à Addis-Abeba, l’organisation panafricaine a exprimé sa «préoccupation par la tentative de déstabilisation des institutions tchadiennes, dont a fait état le communiqué du gouvernement tchadien le 1er mai». «L’UA condamne fermement cette tentative de déstabilisation qui intervient à un moment où le Tchad déploie des efforts soutenus pour promouvoir son développement socioéconomique et faciliter le dialogue politique, à travers la mise en place de structures de concertation entre tous les acteurs concernés, afin d’approfondir le processus démocratique», mentionne encore l’UA dans son communiqué. Ainsi qu’il fallait s’y attendre, l’organisation continentale n’a également pas manqué de réitérer «sa profonde appréciation de la contribution remarquable du Tchad» à la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (Misma).

Zine Cherfaoui et agences