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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

 

par Jean-Didier Nandiguim Kamnadji, samedi 9 octobre 2010, à 17:01

 

Depuis plus d’un siècle d'adoption du français comme beaucoup de nos voisins africains, ns tardons toujours par décoller par absence d'un modèle politique, social, culturel performant parce qu'analphabètes, ignorants, ne maîtrisons pas grand chose de la susceptibilité de la langue française lien de développement dans un partenariat avec le monde extérieur. Dix (10), vingt (20), trente (30) ans, un siècle, nous resterions en queue du peloton aussi sous développés parce qu'on aura fait un mauvais choix d'orientation politique, d'éducation et de formation.

 

Les générations futures nous jugeront sévèrement d'avoir manqué au sens et au devoir de responsabilité. Déjà devant la furie de Deby de se réarmer militairement, le peuple, la société civile et politique ont honteusement fait profil bas pour lui permettre de racler tout le fonds des revenus du pétrole affectés aux générations futures et, de ce fait rompre unilatéralement le protocole d’accord de mise en place de ses fonds. Ce régime partira demain, mais nous nous retrouverons avec des patates chaudes sous les mains. Une bombe qui valait mieux d'être désactivée maintenant. Le Tchad est un pays de mosaïque ethnique et culturel. Le Nord musulman et le Sud judéo-chrétien s’attribuent à peu près, chacun, la part égale la population du Tchad. La construction de l'Etat-nation, depuis cinquante (50) ans d'indépendance reste inachevée. Plus de quarante (40) ans de guerre civile, d'affrontements militaires et de rebellions. Une instabilité sociale, politique récurrente malgrès le multipartisme démocratique de 1990, les discours démagogiques et tapageuses sur la bonne marche de la démocratie selon le pouvoir en place à N'Djamena. Des violations permanentes des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

 

La mauvaise gouvernance, la corruption, la concussion, le clientélisme, les détournements de biens publics. Une situation économique désastreuse, la population baigne dans la misère et la paupérisation. Le chômage est endémique. Les enseignants, les infirmiers etc. attendent désespérément trois (3) à cinq (5) ans devant les portes de la fonction publique une hypothétique chance d’emploie.

Le secteur privé très réduit et peu productif du fait de l'absence ou des restrictions de la liberté d'entreprise et de l'autonomie. L'analphabétisme, l'illettrisme, l'ignorance sont des maux jalousement entretenues pour des basses considérations, malheureusement. Cinquante Le Tchad n'a pas une Université digne de ce nom au rand d’un pays souverain. Les quelques instituts de formations supérieures et filière universitaire décentralisées dans les provinces ne sont que pour montrer la cécité intellectuelle du régime Deby et son absence de vision politique en matière d’éducation et de formation pour le développement. Les dimensions épanouissement culturelles, sociales sont réduites à des pratiques occultes, sectaires pour déifier le pouvoir Deby afin de se maintenir ad vitae aeternam au pouvoir.

 

La société politique, la société civile, les élites intellectuelles doivent faire face aux périls avec courage, responsabilité et, lucidité. Il faut faire échec au pouvoir dans sa tentative de marchandisation politique, de bradage de la République et de la nation, ses duperies politico-sociales et culturelles à des visées électoralistes. Pour au moins une fois, le peuple tchadien se tiendra à debout courageusement devant l’épreuve pour conquérir ses droits et sa liberté.

 

Jean-Didier Nandiguim Kamnadji, ancien Consultant international,

Président de la CDC/PR