Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

Dés le départ, cette coordination n’en était une que de forme. Sa composition hétéroclite ne peut faire d’elle qu’une fourmilière à « taupes ». Il y a des pusillanimes, des chasseurs d’occasions, des profiteurs de situation, des inconnus en mal de notoriété, et enfin il y a des audacieux. En effet, c’est une formation qui n’avait plus sa raison d’être, dès lors que la constitution qu’elle prétendait défendre  fut charcutée comme l’entendait le monarque Déby. Quelle est, à partir de ce moment, la constitution que cette coordination continue à défendre ? Première inconséquence.

Deuxième inconséquence : profitant du sacrifice suprême du professeur Ibni Oumar, par ailleurs  Porte-parole de la dite formation, assassiné pour la cause qui est supposée leur être commune, certains font leur entrée pompeuse dans le gouvernement de son bourreau, comme pour se moquer de lui.

Troisième inconséquence : est-il besoin de dire au plus incrédule des Tchadiens, que le MPS et son Président n’ont jamais de leur vie, d’organisation et de gouvernement, respecté un seul engagement ? De ce fait, leur signature de l’accord du 13 août n’était qu’un fourvoiement dangereux, et de la complaisance intéressée vis-à-vis d’un parrain déjà compromettant.

Quatrième  inconséquence : les belles analyses faites  dans les communiqués de cette formation, à la suite de tous les accrocs rencontrés dans l’application de ce fameux accord, ne sont jamais suivies d’attitudes conséquentes. Le décalage entre les analyses et les suites qui leur  sont souvent données laissent tout un chacun pantois. Peur dans le ventre, manque de courage politique, ou encore de la tartuferie sur mesure ?

Cinquième  inconséquence : certains membres de cette formation sont dans la compétition électorale  actuelle, coalisés avec  le MPS. Népotisme, gloutonnerie, corruption, ou tout simplement une outrecuidance pour narguer une population déjà suffisamment avilie.

La singularité des démarches acrobatiques entreprises par les membres de la CPDC comme pour se donner bonne conscience, a fini par les ridiculiser au point de leur faire perdre toute crédibilité auprès de toute l’opinion.

L’inconscience abrupte des dirigeants, doublée de l’inculture totale qui les caractérise, n’autorisent pas leurs opposants à sombrer dans un fatalisme passif.

Cela dit, le mal tout le mal est dans le choix du système institutionnel que nous avons par ailleurs toujours décrié. Ce qu’il est convenu de désigner comme semi-présidentiel, est tout à fait aux antipodes de la culture et des mentalités africaines. Le fait qu’il prévoit la possibilité d’une cohabitation entre le  Président et un Premier ministre issu d’une majorité qui ne soit pas la sienne pose un grave problème de dualité, qui déjà en France on l’a vu entre le Président socialiste Mitterrand, et le premier ministre  de la droite Chirac; dans un pays où l’expérience  démocratique est séculaire. De surcroit en Afrique, aucun président n’acceptera une assemblée don la majorité lui échapperait. Le partage du pouvoir étant perçu comme une faiblesse. En d’autres termes adopter ce système c’est légaliser, voire constitutionaliser la fraude massive. L’article 73 de la constitution dans son alinéa 4 fait du chef de l’Etat un vrai  monarque constitutionnel. Les  articles 145 et 146 qui sonnent comme une aberration, faisant du président de la République qui est par ailleurs chef de l’exécutif, garant et président du Conseil Supérieur de la Magistrature. L’opposition dans ce genre de système ne doit pas se faire d’illusion, elle restera indéfiniment dans l’opposition. C’est pour remédier soit disant à cette anomalie que la (DCP) démocratie consensuelle et participative  fut  conçue en son temps.

Partant de cet amer  constat, les gesticulations et les agitations des partis politiques de la CPDC et autres , sont destinées tout simplement à abuser l’opinion, et elles n’ont pour objectif que d’accompagner le système dans ses forfaitures antinationales, et le désormais Monarque Général  Président Idris Deby Itno dans son désir forcené d’assujettir le peuple tchadien.

ABOULANWAR