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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Mr BAKHIT  est comme plein d'autres  personnes sans repères au Tchad, officier de Police. Les critères de sa promotion sont simples. Cousin d'un général, aurait perdu quelques frères à l'est, pas important s'il est instruit ou pas, pas besoin d'une formation. Il ne sait ni lire, ni écrire, ni en français, en arabe moins encore en sa propre langue.
  
Il a été nommé Commissaire central à LERE, ville frontalière avec le Cameroun.
Il a été invité par son collègue du Cameroun (ville de GAROUA) qui est commissaire de Police, licencié en droit, formé à l'ecole superieure de police de Yaoundé, 11 ans de service pour assister aux festivités de la fête du 20 Mai, d'une importance capitale pour ce pays mais surtout pour les forces armées et la Police.
Ne sachant pas excatement sa valeur d'officier et ce que c'est un Commissaire de Police, il se rend gaillardement habillé d'un KAPTANI (gandoura)  et d'une paire de sandales comme s'il allait à un marché hebdomadaire. Malgré les conseils d'un policier de grade inférieur (Gardien de la Paix) mais lui, formé, notre officier dit qu'il est le Chef et qu'il fait ce qu'il veut.
Accompagné par ce policier, qui s'est bien habillé en tenue de parade sachant les conditions d'accueil qui les attendaient.
  
Arrivés dans la ville de GAROUA, une haie les attendait mais notre officier étonné demande à son subordonné ce que faisaient tous ces policiers avec la fanfare. C'est nous qu'on attend, Chef.
Alors que doit on faire ? Vous devez descendre et saluer les drapeaux et passer les troupes en revue. L'officier dit, je ne sais pas comment faire alors, descends et fais ça toi-même.
Le subordonné lui dit, mon grade ne me permet pas de le faire et je suis connu par tous ces policiers.
Il lui dit, je vais rester dans la voiture, tu vas nous représenter et c'est tout. Le subordonné descendit et alla vers les drapeuaux et ses collègues refusérent de lui présenter les honneurs car étant moins gradé qu'eux.
Alors, notre officier, descendit et alla gaillardement vers les policiers en leur disant que c'est moi qui lui ai dit de me représenter alors,,si vous ne vous éxécutez pas, nous repartons à LERE.
Refus des camerounais qui font appel à un de leurs chefs qui arrive et constate malheureusement les faits.
Il posa la question pour savoir si c'est le policier bien habillé qui était le Chef ou l'autre habillé en KAPTANI. Une bagarre éclata parceque notre officier giffla un policier qui s'étonnait grademment de cette situation. Il créa ainsi un grand incident.
Tous les policiers se sont rués sur notre officier pour bien le tabasser et le mettre dans leur mini-bius et le conduire au Commissariat.
Après la cérémonie, le Commissaire central camerounais se rendit  au bureau pour vérifier les faits.
Stupéfait, il metta en doute le titre de l'officier tchadien car malgré la honte dans laquelle, il se trouvait,  était serrein et tentait toujours de se faire une certaine justice par la violence, seule chose dans laquelle il était spécialisé. Il a fallu l'intervention du président de la colonie tchadienne pour qu'il soit liberé.
Revenu à LERE, il enferme son subordonné qu'il traite de traitre et d'incapable pour ne l'avoir pas défendu.
Quelle histoire. 
Et ça c'est le Tchad d'aujourd'hui.
La Police, les douanes, la gendarmerie et l'armée n'existent que de nom. Ceux qui sont formés sont secrétaires et n'ont pas droit au chapitre.
Ceux qu'on voit défiler à la télé, appartiennent à certaines catégories de tchadiens. Les vehicules, les bonnes choses pour eux.
Ah que les beaux et bons metiers sont piétinés.
Même du temps de TOMBALBAYE , ces genres de choses n'existaient pas malgré que les soldats n'étaient pas instruits mais ils étaient formés.
Petits, nous étions heureux de voir les soldats en culottes et disciplinés.
 
                                               KHALA CHERIF WALFATNE