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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Crise malienne : "L'armée tchadienne est à la disposition de l'Union africaine", selon Sékouba Konaté

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Exclusif. Après des mois d’hésitation, le chef de l’État tchadien, Idriss déby Itno, a décidé d’engager ses troupes au Nord-Mali. C'est ce qu'il a confié lors d'un entretien, mercredi 14 novembre à N'Djamena, au commandant de la Force africaine en attente (FAA, de l'UA), le général guinéen Sékouba Konaté.

 

C’est à un de ses frères d’armes, le général Sékouba Konaté, qu’Idriss Déby Itno a réservé la primeur de sa décision. Mercredi 14 novembre au matin, au cours d’un entretien à la présidence, à N’Djamena, le chef de l’État a confié au commandant de la Force africaine en attente (FAA, de l'UA) que « les forces tchadiennes sont à la disposition de l’Union Africaine et de la Cedeao [pour une intervention au Nord-Mali, NDLR], si elles en font la demande ».
La décision était dans l’air depuis lundi, avec l’arrivée de l’ancien président guinéen de transition dans la capitale tchadienne. Officiellement, Sékouba Konaté venait parler de la mise en œuvre du processus devant aboutir à la mise en place de la force africaine en attente. Mais le sujet de la crise au Mali était incontournable.
Idriss Déby Itno, qui pourrait se rendre à Paris avant la fin de l'année, a donné son accord à la participation de l'armée tchadienne pour une intervention au Mali, mais a souhaité que l’Union africaine et la Cedeao fassent une requête en ce sens. D’autres discussions sont prévues pour déterminer le niveau de participation des Tchadiens (nombre de soldats, moyens). Selon des sources militaires, les troupes d’élite de l’unité anti-terroriste, formées dans le cadre de la coopération avec les États-Unis, devraient former la tête de pont du détachement tchadien.
Les raisons de l’hésitation
Convié à participer au sommet de la Cedeao consacré au Mali, la semaine dernière à Abuja, Déby Itno s’était fait représenter par son Premier Ministre, Emmanuel Nadingar, qui s’est contenté de dire que le Tchad réservait sa réponse.
« Cette affaire concerne d’abord l’Afrique de l’Ouest, on a parlé du Tchad dès que l’idée d’une intervention étrangère a été évoquée. N’étant pas de l’Afrique de l’Ouest, nous devions ménager les susceptibilités des autres puissances de la sous-région », explique un diplomate sous couvert de l'anonymat. Qui évoque, sans le citer, le Nigeria avec lequel le Tchad a quelques difficultés au sujet de Boko Haram. Les autorités nigérianes sont très remontées contre les Tchadiens, qu’ils soupçonnent de fermer les yeux sur les activités de la secte islamiste sur son territoire. Sur ce dossier, N’Djamena a visiblement préféré jouer profil bas.

Jeuneafrique.com