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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

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 ( Traduit de l’original en arabe, témoignage de : Usman Abdel-Rahim, Secrétaire Administratif du CDR et membre du Bureau de l’ANCD chargé de la communication)

Dans le cadre de ce qu’on appelle « la politique de la main tendue de Son Excellence le Président de la

République Idriss Deby Itno », le Médiateur National  pour la Paix est arrivé à Khartoum accompagné de certains notables tribaux ; la fatigue due aux voyages et aux nombreuses rencontres était visible sur leurs visages. Leur but était de prendre contact avec les membres de l’opposition armée au régime, pour les amener à une entente et à abandonner l’option militaire afin de regagner la mère patrie.

Effectivement, des invitations ont été adressées aux opposants présents à Khartoum, mais que s’est-il passé par la suite ? Ceux qui avaient été invités se sont tous présentés auprès de la délégation du Médiateur. Mais quels sont ceux qui ont été invités ?

Réponse : Ce son ceux qui avaient établi des nombreux contacts préalables avec les notables tribaux du régime, ceux-là même qui avaient beaucoup nui à l’opposition et avaient contrecarré, ou plutôt saboté, la plupart de ses stratégies contre le régime, tout au long de la lutte, consciemment ou inconsciemment, auxquels il faut ajouter la clique des semeurs de troubles et des agents informateurs secrets infiltrés par le régime au sein de l’opposition.

J’étais parmi ceux à qui on avait demandé de rencontrer la délégation et quand je suis à arrivé, j’ai trouvé une longue file de ces agents faisant la queue pour rencontrer le Médiateur l’un à après l’autre. Le responsable de la sécurité de l’ambassade du Tchad à Khartoum était chargé d’organiser la file d’attente. Le Médiateur avait pris logement dans le luxueux hôtel Hilton, qui lui convenait sans doute mieux, dans ce climat très chaud de Khartoum, en ce mois de Ramadan. Après huit heures d’attente, ce fut à mon tour. Quand le chargé de la sécurité a frappé à la porte de la chambre du Médiateur pour m’annoncer, j’ai entendu leur discussion sur l’identité de ce nouveau arrivant, quand on l’informa de mon nom, le Médiateur demanda « Est-ce que celui-là pourrait nous être utile ? Est-ce qu’il y a beaucoup de gens autour de lui qui voudraient rentrer ? ». Après quoi, on me fit entrer. J’ai trouvé le Médiateur épuisé par les nombreuses rencontres et discussions. Je me suis assis et j’ai préparé mon carnet et mon stylo pour prendre des notes ; seulement, je me suis rendu compte-compte que je n’avais pas besoin de prendre des notes, car ce que m’a dit le Médiateur , je le savais déjà avant qu’il arrive, par cœur ; à savoir « : Suite à l’accord entre les deux gouvernements, tout le monde doit rentrer au pays pour profiter de l’amnistie décidée par le Président Déby Itno en faveur de ceux qui avaient pris les armes ». Quand le Médiateur a fini de parler, je l’ai informé que  moi, personnellement, je n’ai aucun problème particulier avec qui que ce soit, mais que le problème du Tchad, c’est une crise entre le régime et son peuple qui a formé des mouvements d’opposition qui ont pris les armes contre ce régime ; ces mouvements continuent à exister, et cette longue file pour des audiences individuelles ne résout pas le problème ; car le problème fondamental est d’ordre social, administratif et économique ; donc, il faut qu’il se réfère aux dirigeants de ces différents mouvements et se retrouver avec ceux-là pour arrêter la meilleure méthode capable de régler tous les problèmes du pays, qui sont très nombreux et qu’on ne peut pas énumérer ici ; c'est-à-dire à travers une négociation sérieuse autour d’une table-ronde, pour aboutir à une réconciliation globale, en présence d’autorités internationales, régionales et nationales influentes qui nous aideront à sortir de ces crises endémiques. Ceci est le seul chemin et non pas la politique d’exclusion et de marginalisation qui a plongé le pays dans ces crises.

Quand j’ai fini de parler, le Médiateur a repris la parole et a insisté sur sa position de départ, ce qui revenait à retarder les solutions efficaces et à continuer à laisser s’accumuler les problèmes qui sont la cause des conflits ; car les frustrations ne feront qu’augmenter et pourront exploser de nouveau, à tout moment ; malgré que je lui avait rappelé toutes les fausses solutions qui avaient été tentées par le passé et qui n’avaient abouti à rien de sérieux ; mais j’ai parlé en vain, je n’ai trouvé que de l’obstination à poursuivre la même attitude. Je n’avais plus qu’à quitter les lieux, avec dans mon cœur une grande douleur de voir que même le rapprochement récent entre les gouvernements soudanais et tchadien est encore une occasion perdue pour une solution globale aux problèmes du pays, avec tout ce que cela aura comme conséquence sur le conflit interne au Tchad.

Fait à Khartoum le 28 août 2010

(Usman Abdel-Rahim, Secrétaire Administratif du CDR et membre du Bureau de l’ANCD chargé de la communication)

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جولة الوسيط الوطني التشادي للسلام الأخيرة

عثمان عبد الرحيم

 الأمين الإداري للمجلس الديمقراطي الثوري و   المسئول الإعلامي في    A N C D

الخرطوم بتاريخ 28/08/2010م

 

 

وصل الوسيط الوطني للسلام إلي الخرطوم في إطارما يسمى "بسياسة اليد الممدودة لفخامة رئيس الجمهورية إدريس دبي اتنوه" وبرفقته بعض وجهاء القبائل الذين أرهقت وجوهم من كثرة السفر و المقابلات، وذلك لمقابلة المعارضين المسلحين للنظام بقصد التفاهم معهم بترك السلاح والعودة إلي ارض الوطن،وقد وجهت الدعوة إلي هؤلاء المعارضين ،وبعدها ماذا حدث ؟ قد حضر الجميع ، ولكن من هم الجميع الذين حضروا؟

الإجابة . الذين أجروا اتصالات كثيرة جدا مع وجهاء القبائل بعد أن اساؤا كثيرا للمعارضة وعطلوا، أو أفسدوا كثيرا من خططها ضد النظام خلال أيام الصراع وذلك بقصد او بدونه ، بالإضافة إلي طابور من المشوشين والمخبرين السريين للنظام داخل صفوف المعارضة ، وكنت ممن وجهة لهم الدعوة وعند حضوري وجدت طابورا طويلا من هؤلاء مصطفا لمقابلة الوسيط الوطني واحداً تلو الاخر، ويقوم المسئول الأمني بسفارة تشاد بالخرطوم بتنظيم هذا الطابور، حيث كان الوسيط يجلس في غرفته في فندق هلتن الفخم الذي يليق بجو رمضان الحار في الخرطوم ،وبعد ثماني ساعات من الانتظار، جاء دوري وعندما طرق المنظم الباب استعدا لدخولي دار نقاش بينه وبين الوسيط الوطني حول هوية من هوالقادم الجديد وعندما اخبره قال وماذا نستفيد منه ؟ وهل معه كثير من الذين يريدون العودة ؟ وبعدها سمح لي بالدخول حيث وجدت السيد الوسيط مرهقا من المقابلات وكثرة الكلام ، ثم جلست و جهزت مذكرتي وقلمي لتسجيل الملاحظات، ولكن لم أجد ما أسجل لان ما قاله لا يتحاج إلي تسجيل لأنه حفظته قبل وصوله ، وهو هناك اتفاق بين البلدين وعليه يجب علي الجميع العودة إلي البلد حيث يوجد قرار من الرئيس دبي اتنو بالعفو العام عن حملة السلاح ، وبعد ما فرغ من الحديث أخبرته بأني لم تكن لي مشكلة شخصية مع احد ، ولكن المشكلة هي بين النظام وشعبه والذي تحول إلي حركات معارضة حملة السلاح ضده و ما تزال مستمرة و ان هذا الطابور من المقابلات الفردية لا يحل المشكلة والتي هي بالأساس سياسية اجتماعية إدارية واقتصادية ، وعليه يجب الرجوع إلي قادة هذه الحركات والتفاهم معهم حول أسلوب امثل لحل جميع مشاكل البلد وهي كثيرة لا مجال لحصرها هناك ، وذلك بالتفاوض الجاد وعبر طاويلة مستديرة و إجراء مصالحة شاملة بحضور جهات دولية و إقليمية و وطنية معتبرة ، من اجل المساعدة في الخروج من أزمات البلد المزمنة ، وأن هذا هو الطريق السليم ، بدل سياسة الإقصاء و التهميش التي أوصلت البلد إلي هذه الأزمات، وعندما أنهيت حديثي عاد الوسيط الوطني و أصر على نفس موقف الأول وهو تأجيل الحلول الناجعة و الاستمرار في تخزين وتسكين المشاكل و أسباب الصراع و زيادة الغبن التي يمكن أن تزاد و تستعر من جديد وفي أية لحظة رغم إنني ذكرته بجميع الحلول التي كانت تحصل سابقا وعدم جدواها ، ومع ذلك لم أجد إلا الإصرارا و الأستمرار في نفس الموقف وعليه غادرته وقلبي يعتصر وجعا لضياع فرص حل جميع إشكاليات البلد ،وذلك باستقلال ظروف التقارب الأخير بين الحكومتين السودانية والتشادية، وما لذلك من ثأثير على طرفي الصراع التشادي الداخلي  

بقلم/ عثمان عبد الرحيم

 الامين الاداري للمجلس الديمقراطي الثوري والمسؤل الاعلامي في    A N C D

الخرطوم بتاريخ 28/08/2010م