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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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La fin tragique du colonel Khadafi, tué à Syrte par des attaques millimétrées et ciblées des forces de l’OTAN, traduit l’itinéraire  politique d’un homme qui a régné  sans partage et dans l’absolutisme durant 42 ans par des méthodes violentes, sanglantes et anti-démocratiques dressées à l’encontre de son propre  peuple dans le mépris total du Droit international et des droits de l’homme.

Aujourd’hui, la mort du guide libyen que l’on croyait invincible, dans de conditions pitoyables , lamentables et méconnaissables, s’inscrit en droit ligne  d’ un tournant historique  qui peut servir de leçons  aux  régimes despotiques et tyranniques qui sévissent encore en Afrique et dans le monde arabe.

S’il faut ramener le débat au niveau des dirigeants africains en particulier le cas tchadien, on peut affirmer sans risque de se tromper qu’Idriss Deby dont le pouvoir a été toujours clément avec le régime Khadafi, s’est inspiré des pratiques liberticides  de ce dernier,  pour asseoir un régime militaire fort et un appareil policier répressif qui a atomisé toute voix discordante des forces vives de la nation.

Idriss Deby doit  la longévité de son pouvoir au Tchad grâce à la bénédiction, à la largesse et la mansuétude de son inspirateur guide libyen déchu par une insurrection populaire.

A  l’heure où nous parlons, malgré la chute et la fin de règne tragique du colonel Khadafi, au Tchad, les intimidations, la répression et autres formes d’atteintes aux droits civiles et politiques des citoyens demeurent  la recette du régime de Ndjaména.

Idriss Deby règne sur tout le Tchad comme un potentat, un monarque et despote qui humilie et harangue son entourage immédiat et le peuple.

Si le règne de Khadafi, est marqué par le totalitarisme, ses adversaires au moins reconnaissent en lui, avoir investi pour développer la Libye qui n’a rien à envier aux puissances occidentales économiquement et socialement parlant.

Au Tchad, tel n’est pas le cas, la démocratie est inexistante,  les richesses du pays, confisquées, profitent à une minorité clanique au pouvoir et tous ceux qui gravitent autour d’elle ; la masse écrasante des populations délaissées, baigne dans la misère absolue.

C’est pourquoi, le cas du Tchad,  doit être  inscrit  dans l’agenda de l’OTAN pour débarrasser le peuple de ce pays d’un dictateur abject qui règne par la violence et se maintient au pouvoir par les moyens similaires à Khadafi.

 

Makaila Nguebla